Notice biographique:
En 1948, il rencontre Félix Leclerc qui donne un récital de ses chansons à la Salle des Fêtes du séminaire de Rimouski.
En 1951, il participe aux activités théâtrales comme comédien avec la Troupe des Treize et en devient, de 1956 à 1960, le directeur et metteur en scène. En 1958, la troupe remporte le trophée Calvert au Festival national d'art dramatique de l'Est du Québec.
En 1953, il travaille comme commis aux Presses de l'Université Laval.
Il est professeur au camp militaire de Valcartier (1954-1956) puis à l'Institut de technologie (1957-1961).
En 1955, il épouse Rachel Cloutier dont il aura quatre enfants: Michel, Louis, François et Pascale.
Il fonde avec des amis, la revue Emourie (1953) qu'il publiera jusqu'en 1966.
En juin 1956, il abandonne son poste de professeur à Valcartier. Il écrit des textes pour une série d'émissions télévisées intitulée "Souvenirs, images du temps". Il anime pareillement, pour la télévision de Québec, une émission folklorique réalisée par Roger Fournier.
En septembre 1957, il professe, à nouveau, à l'Institut de Technologie de Québec. Il écrit le scénario d'un (très) court métrage Couteau dans la nuit.
En 1958, il anime une émission, très prisée, intitulée "Le Père Télès" dont il écrit également les textes. C'est ainsi qu'en décembre, il rencontre, lors d'une émission, le chanteur Jacques Labrecque à qui il donne des chansons comme "Jos Hébert" et surtout Jos Montferrand que Labrecque enregistrera l'année suivante. Il rédige également des textes pour la télévision Le Grand Duc, Dans tous les cantons, etc.
En 1959, après qu'une maison d'édition eût refusé de publier un de ses recueils de poèmes, il inaugure les Éditions de l'Arc (maintenant les Nouvelles Éditions de l'Arc) qu'il dirigera pendant 30 ans et où il fera paraître tous ses livres à la suite d'Étraves, son premier recueil de poèmes jusqu'à son tout dernier L'armoire des jours. Il participe, à divers titres, à certains films Les Bacheliers de la cinquième, Poussière sur la ville, La Canne à pêche, etc.
Comme Félix Leclerc, c'est par la littérature qu'il arrive à la chanson. En 1960 s'ouvre à Québec, rue Saint-Jean, "la Boîte aux chansons", Gilles Vigneault devient poète chantant. Le 25 octobre, il chante à Rimouski en première partie du spectacle de Félix Leclerc. En juin 1961, il abandonne définitivement son métier de professeur.
En novembre 1963, Gilles Vigneault se produit à la Comédie Canadienne. Il est le premier Québécois à y présenter un récital complet. Dès lors il donne nombre de spectacles, entreprend plusieurs tournées qui le conduiront partout à travers le Québec ainsi qu'en Europe (Olympia, Bobino, Fête de l'Humanité, etc.). Pauline Julien fait triompher son Jack Monoloy à Sopot en 1965. En 1966, Monique Leyrac obtient le Grand prix international de la chanson en interprétant "Mon pays". À aucun moment toutefois, Vigneault ne songe à abandonner l'édition et la littérature, ses livres ont paru à un rythme régulier.
De nombreux prix ou honneurs soulignent soit son oeuvre littéraire, soit sa carrière de chansonnier: le prix Félix-Leclerc (1965); prix du Lieutenant-gouverneur pour son recueil Quand les bateaux s'en vont (1966); prix Calixa-Lavallée pour services rendus à la cause des Canadiens français (1966); prix du Gouverneur général (1966); prix de l'Académie Charles-Cros pour son microsillon Du milieu du pont (1970); en 1980, il est fait chevalier de l'Ordre national du Québec; prix Molson, accordé par le Conseil des Arts du Canada, remis le 14 septembre 1982 sur la scène de l'Arlequin, pour avoir "exprimé pendant plus de vingt-cinq ans, l'âme de ses contemporains"; prix des Arts d'interprétation "Denise Pelletier" décerné par le gouvernement du Québec (1983); prix du président de la République "In Honorem" de l'Académie Charles-Cros pour l'ensemble de son oeuvre (1984); doctorat honorifique ès lettres de l'Université Laval (1987); médaille de Vermeil de la chanson française, un des grands prix décerné par l'Académie française (1988); médaille "La Gloire de l'Escalle" remis par l'Université Laval (1989). La plus haute distinction attribuée à un auteur-compositeur du Canada, le prix William Harold Moon, lui a été décernée en novembre 1996. Le journal La Presse souligne la reconnaissance de Gilles Vigneault sur la scène pancanadienne en le nommant "Personnalité de la semaine". ( 1er décembre 1996 )
Il a aussi reçu deux doctorats honorifiques de l'Université Trent de Peterborough (1975) et de l'Université du Québec à Rimouski (1979), la Légion d'honneur (1986). En 1990, de l'Université de Lyon, un doctorat honoris causa.
Depuis, sur un quart de siècle, avec toute la patience héritée de ses pères, avec l'amour des «gens de ce pays», Vigneault chante des personnages hauts en couleur et raconte ce "pays qui est l'hiver".
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Oeuvres de Gilles
Vigneault
Références sur
l'auteur
Mise à jour le 29 octobre 1999
Claire Fafard
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