AU NORD DES TEMPS

Les Éditions Naaman, 1983

poésie

Description:

J'aime écrire des poèmes sous les hautes pruches de ma maison de Stoke et m'enchante de voyager en Autrefois. Ma préférence va cependant aux incursions dans l'avenir, alentour les îles mauves des espaces galactiques, ou au coeur des micro-processeurs. Les «puces» m'enthousiasment par leur incommensurabilité, les éléphants par leur gentillesse.

R. M. Extrait de la page 76

Le fleuve n'a pas fini d'aller à la mer
Et c'est au coeur de l'aile que je tends
Il n'y a de vrai que l'appel lointain
Que le souffle sans rivage conscient

Quelques nuits sans raisons connues
Mes voiles remontent les fiords
Comme bruit aux feuilles des arbres
Séduit par le cri muet d'un astre

                                                                        Tirés du présent recueil

 
EXTRAIT:

Lorsque vous

Lorsque vous quitterez les lieux
Refermez sans regret la porte
Ce sera la nuit sur le lac
Avec le cri du huard au loin
Et la lune un souvenir

Vos pas déjà insonores
Votre coeur une vague douleur
Sous les arches très ogivales
Des ormes aux branches étoilées
Et l'odeur du lait passé

Réjouissez-vous que jamais plus
La cadence de vos soupirs
Non plus vos cris chicaniers
N'irriteront d'heureux vivants
Et l'auguste silence du soir

Lorsque vous congédierez l'heure
De vos ombres accoutumées
Qui pourra dire les printemps
De l'autre versant du mont chauve
Et aux mains que vous n'aurez plus
 

page 42

 
 
Oeuvres de Robert Matteau
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