Entrevue avec Michèle Marineau


À quel personnage de vos livres pouvez-vous vous identifier?
À tous, puisqu'il y a un peu de moi dans chacun de mes personnages.


Où trouvez-vous vos idées pour choisir les titres de vos romans?

Je les trouve vers la fin de l'écriture de mon roman, je me base parfois sur des phrases qui apparaissent dans le texte. Mais j'ai beaucoup de difficulté à les trouver.


Quels livres en particulier comprend votre bibliothèque personnelle?

De tout, en particulier des romans policiers et des dictionnaires… J'ai vendu 2000 livres dans une vente de garage quand je suis déménagée.


Est-ce que vos études en médecine vous ont servi dans vos livres?

Tout sert dans la vie et tout ce qu'on apprend est utile, surtout en écriture.


Avez-vous déjà exercé ou rêvé d'exercer un autre métier?

Rêvé, oui. J'aurais voulu devenir archéologue, ce qui m'a permis d'aimer mes cours de latin au secondaire. J'aurais voulu devenir médecin j'ai donc étudié deux ans en médecine. Pour moi, être médecin, c'était aider les gens du Tiers-Monde! Lors de mes cours de médecine, je me suis rendu compte que ça ne me convenait pas du tout, j'ai donc arrêté. J'aurais aussi aimé devenir enseignante, comédienne…


D'où part votre passion pour l'écriture?

De ma passion pour la lecture. Pour moi, lire, c'était une façon de vivre d'autres vies que la mienne... Quand je ne lisais pas, je m'inventais toutes sortes d'histoires. J'ai eu le goût de faire partager ces histoires à d'autres.


Quels sont les obstacles que vous avez rencontrés pendant votre carrière?

Ce sont des obstacles que je me créais moi-même: peur des réactions des autres, des critiques; impatience face à la lenteur de l'écriture...


Préférez-vous écrire pour les adolescents, les enfants ou les adultes?

Pour les adolescents, car je me sens encore très proche de cet univers. Je n'ai encore rien écrit pour les adultes, mais je vais m'y mettre bientôt. Je pourrai alors comparer.


Que cherchez-vous à interpréter, à démontrer dans vos livres?

Je n'ai pas de but en partant, sinon de montrer la diversité des gens et de la vie, et de répéter que la vie est belle, malgré les difficultés.


Quel est votre style d'écriture?

J'essaie d'allier le suspense, l'émotion, la réflexion, un peu d'humour...


Pour qui écrivez-vous vos livres, pour vous ou pour le public?

Je parle de choses qui m'intéressent, qui m'inquiètent, m'attirent ou me troublent... mais en pensant aussi au public auquel je m'adresse.


Avez-vous vécu d'autres succès en dehors de la littérature?

Je trouve que la vie, en général, est bonne avec moi. Plus jeune, j'avais des parents très aimants et très respectueux, j'étais bonne à l'école... Maintenant, ma vie personnelle et professionnelle me comble.


Quels sont vos intérêts, vos passions?

La famille, les livres, la marche, le vélo, le ski de fond.


À quel âge avez-vous commencé à écrire?

À 32 ans.


Pourquoi avez-vous décidé de devenir écrivaine?

Pour laisser un héritage autre que monétaire à mes enfants et aussi à cause de ma passion pour la lecture.


Quel roman a obtenu le plus grand succès?

La Route de Chlifa.


Où allez-vous puiser votre inspiration?

Partout! Je dis souvent qu'un écrivain, c'est un peu comme une éponge : on s'imbibe de tout ce qui nous arrive, de tout ce qu'on voit, de tout ce qu'on entend... Et tout ça peut servir de point de départ à une histoire.


Quelle école de médecine avez-vous fréquentée?

L'Université de Montréal.


Où êtes-vous née?

À Montréal.


Qu'est-ce que vous aimez le plus dans l'écriture?

La liberté d'expression.


Y a-t-il d'autres personnes de votre famille qui écrivent?

Mon mari, Francois Gravel, qui publie aussi pour les jeunes. J'ai aussi un frère qui a déjà été critique de cinéma.


À votre avis, quelles sont vos principales qualités?

Je pense que je suis honnête, calme, d'humeur égale, curieuse, obstinée.


Dans quels pays avez-vous publié vos livres?

Au Canada, en Suède, Espagne, en France, au Danemark et aux Pays-Bas.


Avez-vous des animaux de compagnie?

Plus maintenant. J'ai déjà eu un chien, des chats, des poissons...


Avez-vous des frères, des sœurs?

Un frère, dont je me suis inspirée un peu pour créer l'oncle de Cassiopée.


Groupe 1-01, 1re secondaire de Pierre Lafontaine du Séminaire Salésien

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Notice biographique de Michèle Marineau