Les filles de Caleb

Roman, Tome 1: Le chant du coq, Montréal, Éd.Québec/Amérique, 1985.

Description :

«La réussite des Filles de Caleb tient d’abord à ceci que le destin d’Émilie Bordeleau devient aussi valable aux yeux du lecteur d’ici que s’il s’agissait d’une paysanne suédoise ou italienne. Arlette Cousture a transformé cette vie ordinaire en modèle de durée, en valeur symbolique, en expression directe d’un milieu et d’une conception de vie qui nous touchent profondément en tant qu’homme et que Québécois.

Cette approche historique correspond à un besoin. Lequel d’entre nous peut se targuer de bien connaître l’histoire sociale de son pays? Comment les enfants naissaient-ils, à la fin du siècle dernier? Quel rôle jouait une sage-femme? Quand le médecin intervenait-il? Comment les femmes s’habillaient-elles? Quel était le statut social d’une jeune institutrice? La place du cheval? Les rapports entre père et fille, entre mère et fils? Arlette Cousture nous fait comprendre de façon naturelle les mécanismes de cette vie qui nous paraît antédiluvienne, mais qui nous est nécessaire à l’âme, si nous voulons survivre comme entité culturelle et sociale. La mémoire bien entraînée débouche sur le retour à l’histoire.»

Le Devoir, Jean Ethier-Blais, 2 mai 1987, p. D-8

«Mais retrouvons l’essentiel, car nous sommes en face d’un cas intéressant, ici: un roman qui sait retenir l’attention du lecteur ou de la lectrice, un roman qui est écrit pour être lu, pour le plaisir non pas du texte d’abord, mais de la communication, de l’univers qu’il sait évoquer, des sentiments qu’il réussit à faire partager. De ce point de vue, Arlette Cousture réussit un coup double: raconter une histoire prenante, surtout dans la deuxième moitié de l’oeuvre, et émouvoir ses lecteurs à plus d’une reprise, mais particulièrement à la fin où apparaît cette solitude irrémédiable des êtres humains. Ce qui fait la force de ce roman, je crois, c’est une grande aptitude communicative sur le plan de l’histoire, en même temps que l’exploitation d’une myriade de sentiments, d’émotions dans une large gamme qui accueille les contraires.»

Lettres québécoises, PierreHébert, # 46, p. 25

Critiques :

«C'est son style d'écriture qui m'a accrochée. Tout coule... c'est excellent!»

Louise Faure, Téléservice, Radio-Québec.

«Arlette Cousture a du plaisir à raconter. C'est visible, lisible. On a l'impression non pas d'une tranche de vie, mais de tout un pain de vie. C'est un monde. Ce roman nous a rassasiés, nourris, presque gavés. Pas seulement d'ans et d'amertume: aussi de tendresses, de joies, de peines, d'amours, de renaissances, de deuils, de morts, de maladies, d'émerveillement et de bien d'autres choses encore. On ne reste pas sur sa faim.»

Claire de Lamirande, Le Droit.

«Les scènes d'amour entre Émilie et Ovila, c'est très très beau.»

Wilfrid Lemoyne, Radio-Canada.

 

Notice biographique d'Arlette Cousture
Oeuvres d'Arlette Cousture
Références sur Arlette Cousture