| «La réussite des Filles de Caleb tient dabord à ceci que le destin dÉmilie Bordeleau devient aussi valable aux yeux du lecteur dici que sil sagissait dune paysanne suédoise ou italienne. Arlette Cousture a transformé cette vie ordinaire en modèle de durée, en valeur symbolique, en expression directe dun milieu et dune conception de vie qui nous touchent profondément en tant quhomme et que Québécois. Cette approche historique correspond à un besoin. Lequel dentre nous peut se targuer de bien connaître lhistoire sociale de son pays? Comment les enfants naissaient-ils, à la fin du siècle dernier? Quel rôle jouait une sage-femme? Quand le médecin intervenait-il? Comment les femmes shabillaient-elles? Quel était le statut social dune jeune institutrice? La place du cheval? Les rapports entre père et fille, entre mère et fils? Arlette Cousture nous fait comprendre de façon naturelle les mécanismes de cette vie qui nous paraît antédiluvienne, mais qui nous est nécessaire à lâme, si nous voulons survivre comme entité culturelle et sociale. La mémoire bien entraînée débouche sur le retour à lhistoire.» Le Devoir, Jean Ethier-Blais, 2 mai 1987, p. D-8 | ![]() |
«Mais retrouvons lessentiel, car nous sommes en face dun cas intéressant, ici: un roman qui sait retenir lattention du lecteur ou de la lectrice, un roman qui est écrit pour être lu, pour le plaisir non pas du texte dabord, mais de la communication, de lunivers quil sait évoquer, des sentiments quil réussit à faire partager. De ce point de vue, Arlette Cousture réussit un coup double: raconter une histoire prenante, surtout dans la deuxième moitié de loeuvre, et émouvoir ses lecteurs à plus dune reprise, mais particulièrement à la fin où apparaît cette solitude irrémédiable des êtres humains. Ce qui fait la force de ce roman, je crois, cest une grande aptitude communicative sur le plan de lhistoire, en même temps que lexploitation dune myriade de sentiments, démotions dans une large gamme qui accueille les contraires.»
Lettres québécoises, PierreHébert, # 46, p. 25
«C'est son style d'écriture qui m'a accrochée. Tout coule... c'est excellent!»
Louise Faure, Téléservice, Radio-Québec.
«Arlette Cousture a du plaisir à raconter. C'est visible, lisible. On a l'impression non pas d'une tranche de vie, mais de tout un pain de vie. C'est un monde. Ce roman nous a rassasiés, nourris, presque gavés. Pas seulement d'ans et d'amertume: aussi de tendresses, de joies, de peines, d'amours, de renaissances, de deuils, de morts, de maladies, d'émerveillement et de bien d'autres choses encore. On ne reste pas sur sa faim.»
Claire de Lamirande, Le Droit.
«Les scènes d'amour entre Émilie et Ovila, c'est très très beau.»
Wilfrid Lemoyne, Radio-Canada.
Notice biographique d'Arlette Cousture
Oeuvres d'Arlette Cousture
Références sur Arlette Cousture