ANTOINE ET ALFRED,
Publié aux éditions Québec/Amérique 1992

ALFRED SAUVE ANTOINE
Publié aux éditions Québec/Amérique 1996

ALFRED ET LA LUNE CASSÉE
Publié aux éditions Québec/Amérique 1997

• Plus de 15 000 exemplaires vendus des deux premiers tomes!

Description:

Yves Beauchemin avait donné l'envol à cette série de romans pour enfants avec Antoine et Alfred en 1992.

Assis un jour au milieu de la cuisine, Antoine lève la tête et aperçoit ...un rat d'égout! C'est le début d'une histoire incroyable. Car Alfred n'est pas un rat ordinaire...Il a de la culture, un sale caractère et bien des projets. Parfois aussi des moments de tendresse. Il entraîne Antoine et ses amis dans une aventure qui va les mener presque au centre de la terre.

"J'ai écrit ce premier roman pour Nicolas, le fils d'un couple d'amis alors âgé de six ans et atteint de leucémie. Je lui envoyais par la poste deux feuillets par jour. Aujourd'hui, il est guéri, il a 12 ans et tout va bien." L'auteur mentionne accordé une grande part à la fantaisie car le but eest de distraire et de créer du plaisir chez le jeune lecteur.

EXTRAIT:

Le rat trottina à travers la cuisine et enfila l'escalier de la cave.

À droite, il y avait la salle de jeux, à gauche la buanderie; au milieu de celle-ci une porte donnait sur un grand débarras où se trouvaient, empilés dans un désordre épouvantable, des milliers d'objets inutiles que le père d'Antoine conservait précieusement dans l,espoir qu'un miracle leur donnerait un jour de la valeur.

Le rat fila vers le débarras, s'arrêta sur le seuil et leva la tête:

-Vous devriez faire un peu de ménage. L'autre jour, j'ai failli recevoir un chaudron sur la gueule. À quoi ça sert, toutes ces cochonneries?

-C'est mon père qui les collectionne. Il ne peut pas s'empêcher de ramasser tout ce qui lui tombe sous la main. Maman dit que c'est une sorte de maladie.

-Il est bien à plaindre...et moi aussi. Je m'abîme les pattes, moi, à me promener dans tout ce fourbi.

-Dans tout ce quoi?

-Fourbi. Dans ce désordre, si tu veux.

Antoine ouvrit de grands yeux, tout impressionné par la culture du rat.

Celui-ci contourna une boîte remplie de grille-pain défectueux et s'arrêta devant un trou dans le plancher de béton. Une odeur d'humidité et de moisi en sortait.

-C'est là que je demeure, dit-il.

-Ça n'a pas l'air tellement joli.

-C'est infect. Aussi je veux en sortir. J'ai peur d'y attraper l'arthrite... ou m^me une dépression nerveuse

-À propos, comment t'appelles-tu? demanda Antoine, qui trouvait tout à fait normal à présent de causer avec un rat d'égout.

-Alfred.

-Alfred? Pas mal comme nom. C'est tes parent qui te l'ont donné?

-Qui veux-tu que ce soit?

-Ils vivent dans ce trou-là eux aussi?

Alfred fronça les sourcils (manière de parler, car il n'en avit pas, à vrai dire):

-Non, Et je préfère ne pas en parler.

pages 15, 16 et 17.

 

Description:

Dans Alfred sauve Antoine, le petit rat d'égout Alfred, en est rendu à sauver Antoine. Une histoire abracadabrante dans laquelle les inséparables vivent une première confrontation.

Alfred veut son indépendance. Un beau matin, il se trouve du travail comme assistant électricien et est mêlé malgé lui à une affaire de trafic d'oeuvres d'art. Qui, mieux qu'un rat, pourrait s'aventurer dans les murs? Mais attention! ceux-ci cachent parfois bien des surprises...

 

 

 

Description:

Dans le troisième livre de la série, Alfred et la lune cassée, Alfred est déprimé. Notre rat d'égout ne mange plus, garde le lit, souffre de migraines. Voilà un mois qu'il cherche ses parents. Deux ans plus tôt, il les a quittés après une violente querelle. Maintenant qu'il veut se réconcilier avec eux, impossible de les trouver, On s'inquiète pour lui. Va-t-il mourir de chagrin? Motte de Beurre, le vieux chat jaune, va consulter Fripesauce, un matou mafieux qui dirige un bureau de renseignements sur la circulation des rats. C'est le début d'une autre aventure où Antoine, Alfred et leurs amis risqueront leur vie. Humour, suspense et amitié sont au rendez-vous.

EXTRAIT:

Chapitre 1

Alfred avait la migraine. Il s'était retiré dans sa chambre au grenier et essayait de dormir. Tout le monde devait marcher sur la pointe des pieds. Marie-Anne ne pouvait préparer son gâteau au chocolat pour le souper: le bruit du malaxeur aurait mis le rat en colère. Elle avait également fermé la radio, Antoine avait éteint la télé, Judith devait babiller à voix basse (à voix basse!) et quand monsieur Brisson arriva de son travail, Alain se précipita vers lui, un doigt sur les lèvres, pour lui signifier de refermer doucement la porte.
En somme, c'était un samedi plate à mourir.

— Que se passe-t-il? demanda Jean-Guy. Ah non! pas encore une migraine! Ça devient invivable. Il faut
consulter un médecin.

— Ce sont les soucis d'argent, murmura Antoine, lugubre. Alfred n'est pas fait pour la richesse. Il a peur des voleurs, des mauvais placements, il passe les nuits dehors à fouiner dans les magasins, soi-disant pour «décider de ses futurs achats», mais il n'achète jamais rien. Est-ce qu'il serait devenu avare, papa?

— Avare? Euh... je n'en ai pas la moindre idée.

— Avare ou pas, tout ça démolit le foie. Mon professeur m'a dit que la migraine vient souvent d'un foie malade.

— Que faire? soupira Alain.

— Combien a-t-il en banque? demanda Marie-Anne. Jean-Guy sortit un livret de sa poche:

— 52 287,33$, très exactement: 40 000$ pour avoir trouvé le tableau de Rembrandt* et le reste en salaire de Robinet.

Antoine secoua gravement la tête:

— Il est vraiment riche. Il est presque aussi riche que moi.

— Mais, depuis un mois, il n'arrête pas de maigrir, déplora Alain avec des larmes dans la voix. Et il n'a plus aucun entrain. Il n'a même plus le cœur de nous engueuler. Si ça continue ainsi...

— On parle de moi? murmura une petite voix glaciale. Alfred venait d'apparaître dans la porte de la cuisine, un minuscule sac de glace sur la tête, et les fixait d'un
œil peu aimable.

— Oui, Alfred, répondit Marie-Anne, on parle de toi. Depuis quelque temps, tu nous inquiètes.

— Le monde irait bien mieux, remarqua-t-il en replaçant le sac sur sa tête, si chacun se mêlait de ses affaires.

— Écoute, mon garçon, rétorqua Jean-Guy, tu fais partie de notre famille. Tes affaires sont un peu les nôtres, non? Ça te déplaît?

— Plus rien ne me déplaît, plus rien ne me plaît, murmura Alfred, accablé. Un coup de marteau sur la tête ou une caresse sur le museau, c'est pour moi du pareil au même.

pages 9, 10 et 11.

"Yves Beauchemin aime les personnages plus grands que nature: ses romans sont peuplés d'hommes et de femmes qui sortent de l'ordinaire. Mais ce n'est rien, comparé aux animaux qui traversent ses textes destinés aux enfants! " Sonia Sarfati.

 
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