Cadavres

Publié aux Éditions Gallimard, Série Noire, septembre 1998


cadav.jpg (25635 octets)

Description: 

«Des cadavres qui vont s'accumuler dans la cave de Raymond. Assisté social professionnel qui vient de tuer sa mère dont il a égaré le cadavre. Interviennent ensuite dans le récit, la soeur Angèle (qui n'est pas religieuse, mais actrice plutôt minable), des policiers, des motards, des cochons...alouette! Le tout, drôle comme tout. Absurbe et surréaliste. « Un pastiche de roman noir», commente François Barcelo. Peut-être. Une chose est sûre: Cadavres se lit d'une traite, le sourire au coin des lèvres.»

Sonia Sarfati, La Presse, 27 septembre 1998



Critiques:

«Tout le monde en prend pour son grade, les pauvres comme les riches, qui n'ont tous qu'un but: magouiller, combiner, truander le plus possible pour s'en mettre plein les poches. La farce est "hénaurme" et la satire sociale délectacle. On en redemande!»

Bruno Corty, Le Figaro, 3 septembre 1998

«Un bon divertissement
Plutôt parodie que véritable roman noir, Cadavres révèle un auteur à l'imagination fertile ­ ce qu'on savait déjà. Un bon divertissement qui, s'il ne révolutionne pas la littérature, est tout plein d'ironie et de sarcasme, et permet aux lecteurs et lectrices un salutaire défoulement.»

Pascale Navarro, Voir, 8 octobre 1998.

«Une fort belle réussite...
...cet humour, il inonde aussi l'écriture de François Barcelo qui a un goût prononcé pour les formules brillantes et les métaphores audacieuses, et qui n'est pas du tout un auteur à tourner autour des mots, à passer sous silence les deux ou trois choses qu'il a à dire coûte que coûte (notamment sur Dieu et la religion catholique), au risque de choquer les bonnes consciences.»

Alexandre Lous, Le magazine littéraire, octobre 1998

Extrait:

Et d'un

Savez-vous quand j'ai commencé à regretter la mort de ma mère?

C'est lorsque les premières gouttes de pluie se sont mises à dégouliner par le trou de balle dans le toit de la Pony. . Pendant une seconde, j'ai pensé que c'étaient des larmes qui coulaient sur ma main. Mais je n'avais pas vraiment envie de pleurer. Peut-être aucune raison de le faire. Et puis, des larmes glacées comme celles-là, ça ne se pouvait pas.

J'ai quand même porté la main à mon visage. Rien sur le nez, rien sur les joues, rien dans le coin des yeux. L'eau coulait directement du toit. Je ne pleurais pas.

Ça m'a fait plaisir. Normalement, quand on perd sa mère, je suppose qu'on a envie de pleurer. Moi, ce qui me peinait, c'était plutôt que la Pony soit abîmée. Si j'avais pleuré, ça aurait été à cause de ce petit trou dans le toit, pas du gros trou dans le visage de maman.

Même que j'étais plutôt fier d'être capable de ne pas pleurer. C'étaient des gouttes de pluie qui coulaient du toit. Pas des larmes de crocodile et encore moins de grand bébé sentimental. J'ai levé une autre fois ma main droite, je l'ai promenée au-dessus de ma tête sans quitter la route des yeux. J'ai trouvé le trou.

pages 7-8

 

Oeuvres de François Barcelo
Retour à la notice biographique de François Barcelo
Références sur François Barcelo