Élizabeth, une histoire vraie

Elsa C.

Élizabeth est une petite fille qu'on a gardé en famille d'accueil. Quand elle est arrivée, j'étais contente car je pourrais jouer avec quelqu'un dont l'âge est semblable. Elle a deux ans et moi cinq.

Quand elle a aménagé chez moi, je l'ai présenté à ma voisine. On l'a mis dans un carosse et on l'a promené. C'était amusant et elle riait. Je l'aimais beaucoup. Elle dormait dans ma chambre avec moi. Des fois, elle me demandait d'aller jouer avec elle dans la barboteuse pour enfant. Ma voisine, Cynthia, me disait qu'elle aimerait que ça soit sa sœur, mais moi, je lui répondais : " Ah! Là, c'est moi qui l'ai " À chaque fois que ma mère était avec Élisabeth, j'étais toujours jalouse.

Après quelques années, le patron de ma mère, le responsable des familles d'accueil, a appelé ma mère à la maison. Il a dit que les grands-parents d'Élisabeth voudraient l'avoir avec eux. Ma mère m'a tout dit, puis je me suis mise à sangloter.

J'ai dit à ma mère : " Pourquoi, tu ne peux pas la garder "?

Elle me répondit : " C'est la famille qui passe en premier ".

Après, je suis allé me coucher. Le lendemain matin, dès 7h00, je me suis mise à prier pour qu'elle revienne à la maison. C'est pour dire… le patron de ma mère a de nouveau téléphoné pour nous dire que, finalement, Élisabeth, reviendrait à la maison.

On a recommencé à s'amuser ensemble. Cette fois là, ma mère n'a pas pris de chance. Elle a fait des photos d'elle et moi. J'étais très contente, même que j'ai pleuré de joie.

Je me souviens que, quand elle est arrivée, elle m'a sauté dans les bras. Même mon frère était content. Je ne l'ai plus laissé tomber. Cela a duré quelques années.

Mais maintenant, elle est repartie dans une autre famille d'accueil. Depuis, qu'elle n'est plus chez nous, je me sens toute seule. Quand Élisabeth est partie, elle a oublié une poupée que ma mère lui avait donnée pour Noël. Je l'ai toujours dans mon lit.