
Timothée l'aventurier
Il était une fois, une journée chaude et ensoleillé,
un garçon prénommé Timothée qui vivait paisiblement
avec sa mère Catherine. Aux petites heures du matin, les deux jeunes
gens se réveillèrent à moitié endormis. La mère
de Timothée décida donc de se lever pour préparer le
petit déjeuner. Soudain, Timothée se réveilla en sursaut
car il s'était rendormi. Il se dépêcha d'aller rejoindre
sa mère étonné de ce qui leur arrivait.
Enfin arrivé, Timothée dit : " Quelle est la raison de tout ce boucan ? Un cataclysme ? " Sa mère répondit : " Calme-toi, Timothée, ce n'est que le puits qui a quelque chose. En passant, veux-tu aller jeter un coup d'il ? " Timothée se rendit alors au puits et il s'aperçut que le puits était à sec. Quand il fût relevé, il regarda tout autour de lui.
Tout à coup, il aperçut une grotte, au loin, inconnue à ses yeux. Il décida d'aller voir de plus près cette mystérieuse découverte. Rendu à la grotte, il devint craintif. Il se rappela ce que son père lui avait dit quelques heures avant sa mort. (Son père était mort lors d'un accident routier). " Mon cher Timothée, tu es et tu seras toujours mon petit aventurier préféré ". Petit aventurier parce qu'à ce moment, Timothée était encore un jeune garçon de six ans. Maintenant, il avait quinze ans. Il décida donc d'entrer dans la grotte. Au début, il avait peur, plus loin, il était énerver puis soudain, il fut émerveillé. La grotte n'était pas comme toutes les autres. Habituellement, à l'intérieur, on y trouvait des chauves-souris ou des toiles et des araignées. Mais celle-ci était différente. Au lieu de tout çà, il y avait des diamants d'un côté et de l'autre, des glaçons étincelants.
Un peu plus loin,
il vit une porte. Il décida de s'en approcher. Arrivé devant,
il se demanda s'il devait passer de l'autre côté ou s'il devait
faire demi-tour. Il décida d'y aller. Il poussa la porte très
doucement. Celle-ci était tellement rouillée qu'on aurait réveillé
un mort. De l'autre côté, tout avait l'air si amusant. Tout était
de couleurs vives. Le ciel était bleu, les arbres avaient un feuillage
verdâtre, des animaux de tous pays y étaient insérés.
Timothée se disait que se devait être une autre dimension extraordinaire.
Tout cela parce qu'il ne savait pas ce qui l'attendait un peu plus loin. Il
continua son chemin.
Soudain, il vit une drôle de bête avec une tête carrée.
En fait, tout son corps était de cette forme. " Oups ! Il a l'air
agressif cet animal ", dit Timothée tout bas en se demandant s'il
aurait mieux fait de ne pas entrer dans cette dimension. Il courut pour se
réfugier derrière un petit rocher mais soudain, le rocher disparu.
Ensuite, il essaya de grimper dans un arbre, mais peine perdue; il glissait
à chaque essai. Il se ferma les yeux. Timothée croyait que sa
dernière heure était venue. Peu après, il ouvrit un il,
puis l'autre. À sa grande satisfaction, la bête avait disparu.
Il continua son chemin, un peu embêté par ce qui lui arrivait.
Un peu plus loin, il décida de se reposer. Tout à coup, il vit un petit lapin en train de gambader tout près d'une mare à quelques pieds de lui avec un ruissellement tout à fait enchanteur. Il s'endormit sous une légère brise de printemps accroupi sous un grand arbre qui lui servait aussi de parasol. Soudain, il entendit un hululement aigu tout près de lui. Tout en haut de l'arbre, il vit un hibou. Un hibou brun et blanc. Il se dit qu'il avait eu peur pour rien mais il trouvait cette dimension plutôt étrange.
Le lendemain, il se fit réveiller par un oiseau qui chantait un air mélodieux. Il vit une créature s'approcher de lui à grands pas. Timothée recula d'un pas brusque et rapide qui fit peur à la créature. Il décida de rebrousser chemin. Rendu au bout, il essaya d'ouvrir la porte mais elle était verrouillée de ce côté. Il cria à l'aide mais personne ne vint le secourir. Quelques minutes plus tard, il vit une lettre qu'un pigeon voyageur avait laissé tomber. Sur cette lettre, il y était écrit : " Celui qui essaiera de sortir de cette dimension devra aller à l'autre bout de celle-ci pour y chercher la clé de cette porte. Mais se sera à ses risques et périls car au bout de cette dimension, habite un monstre terrible qui garde cette clé. Je ne vous en dis pas plus. À vous de trouver le moyen de vous y rendre et de revenir avec la clé sans vous faire tuer. "
Découragé, Timothée retourna sur ses pas en se disant : " Je n'y arriverai jamais ", et il se souvint de ce que sa mère lui avait dit lors d'un projet qu'il devait construise pour l'école : " Ne te décourage pas, tout problème fini par être résolu ".
Fier de sa pensée, Timothée se rendit jusqu'à l'arbre où il était arrêté la première fois. Il se demandait si en montant dans l'arbre, il verrait l'endroit où le monstre habitait. Il essaya de monter une, deux, trois et même quatre fois mais il retomba chaque fois. Il essaya une autre fois et celle-ci fut la bonne. Il monta tout en haut de l'arbre. Arrivé au bout, il ne vit pas l'habitation du monstre mais il vit le monstre en question en train de dormir. C'était peut-être la cause du tremblement de terre qui empêchait Timothée de grimper dans l'arbre. Il se dit que c'était le moment idéal pour aller chercher la clé. Il descendit de l'arbre et continua son chemin.
Un peu plus loin, il monta dans un autre arbre pour voir s'il était assez proche. Cette fois, il monta sans difficulté et rendu en haut où était le monstre dormant, tout était sombre et orageux. Timothée eut un frisson. Il avait toujours eu peur des orages. Il dit tout bas : " Je crois que je vais attendre plus tard pour y aller ". Il descendit prudemment de l'arbre, le temps de s'hydrater un peu. Il chercha la mare où il était arrêté le jour précédent.
Soudain, Timothée se pencha pour ramasser une feuille morte et quand il se releva, il se trouva devant la porte du gigantesque manoir du monstre. Il vit la porte qui était à demi ouverte alors il la poussa et entra sans faire le moindre petit geste brusque qui aurait pu réveiller le monstre qui dormait devant lui. Il le contourna et se rendit dans le hall d'entrée où il vit la porte grande ouverte. Timothée croyait que quelqu'un le surveillait depuis le début et que cette personne l'attendait mais pour l'instant, tout avait l'air désert sauf la cour avant où le monstre somnolait en paix. Timothée entra doucement dans les lieux sinistres de ce manoir.
Un peu plus loin, il vit un escalier gigantesque qui semblait monter plusieurs étages. Il se demandait si la clé pouvait y être alors il monta encore et encore, cela jusqu'au cinquième étage. Il le fouilla de fond en comble mais la clé n'était pas là. Il descendit au quatrième étage puis au troisième, tous deux accompagné d'une fouille aussi vaine que le cinquième étage. Au deuxième étage, il trouva un petit bout de papier. Il le ramassa et lut ce qui y était écrit : " La clé ne se trouve pas sur cet étage ni sur les autres. Elle se trouve plutôt au rez-de-chaussée, mais il vous faudra de la chance pour la trouvée. Bonne Chance !!! ". Il descendit alors au rez-de-chaussée. Une fois rendu, un long couloir envahi de portes le long de ses murs l'attendait. Pour commencer sa tourner, Timothée marcha jusqu'au bout du couloir. Il se rendit compte que le couloir n'était pas si long, mais les portes étaient nombreuses. Il en ouvrit une, deux, trois et continua comme cela jusqu'à la dernière mais tout était désert.
Soudain, au bout du couloir par terre dans un coin, il vit une lueur surgir au travers la poussière. Il alla voir ce que cela pouvait être. C'est alors qu'il vit la clé, la prit et sortit doucement du manoir. Ce qu'il ne savait pas, c'était que le monstre l'attendait derrière la porte. Quand Timothée le vit, il s'arrêta brusquement pour le regarder et lui dit : " Bonjour, je m'appelle Timothée. Navré de vous avoir déranger durant votre profond sommeil. Je m'en vais !!! " Le monstre le regarda et poussa un cri si fort que Timothée fut secoué. Ce dernier lui passa entre les deux jambes et s'enfuit. Le monstre partit à sa poursuite, mais Timothée allait plus vite que lui alors il se découragea et retourna à son manoir où il s'assoupit de nouveau.
Rendu à la porte, Timothée sorti la clé de sa poche, la rentra dans la serrure, la tourna et ouvrit la porte. Encore une fois, la porte fit un grincement si pénible que Timothée faillit avoir les tympans éclatés. Il se dépêcha de se rendre chez lui. Arrivé à destination, il jeta la clé dans le puits et se promit de ne plus retourner dans cette grotte. Il s'écria : " Maman, je suis rentré ". Sa mère lui répondit : " Timothée, mais où étais-tu ? J'étais si inquiète! " Timothée ne lui répondit pas et se contenta de la serrer contre lui.
Dix ans plus tard, Timothée et sa mère étaient déménagés dans le sud. Les habitants de leur ancienne maison était les Gauthier et ils avaient deux enfants. Le plus vieux s'appelait Matthieu. Un bon matin, il alla chercher de l'eau dans le puits et en même temps, il vit la grotte que Timothée avait visitée. Il ramassa la clé qui était remonté dans son seau d'eau et