Hosanna

Théâtre
Publié aux Éditions Leméac, Montréal 1973.

Description:

Deux hommes face à face. L'un est homosexuel. Il en a honte. Il a choisi de vivre le côté féminin de sa personnalité. L'autre est également homosexuel. Il en a honte également et se déguise en macho bardé de cuir. Tous deux vivent leur ambiguïté sexuelle difficilement ; Hosanna, en copiant Élisabeth Taylor dans "Cléopâtre" et Cuirette, en étalant sa panoplie de cuir. Ils imposent les symboles d'une identité sexuelle qui se refuse à eux. Ils se voudraient entiers, ils sont doubles, ni uniquement hommes, ni uniquement femmes.

Cette pièce est une occasion de réflexion sur l'identité sexuelle, sur les diktats sociaux en cette matière. Même lorsqu'on est née femme, la somme des attentes sociales concernant le corps ou le comportement d'une femme pèse lourd. Ibid pour les hommes. Il est décourageant d'avance, encore aujourd'hui, de faire sa voie entre ce qu'on doit et ne doit pas faire lorsqu'on est un "vrai gars", à plus forte raison quand on est homosexuel. On se branche : cuir ou folle.

Personne n'est jamais totalement ce qu'on attend d'elle ou de lui. Les deux protagonistes d'Hosanna le réaliseront lors de ce long dialogue. Ils finiront, pour mettre fin aux déchirements et à la souffrance, à s'assumer dans leur ambiguïté.

«Et à la fin, ils se disent "Pourquoi pas ! Je suis assis entre deux chaises. Eh bien ! J'y suis, j'y reste"»

«La morale de "Hosanna", c'est ça : "Ayez pas honte de ce que vous êtes !"»

DASSYLVA, Martial, André Brassard et le message de "Hosanna", dans La Presse, 12 mai 1973.

 

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