En bas!

Hélène Sévigny (1942-...)

Courriel : helene.sevigny@qc.aira.com

Notice biographique:

Hélène Sévigny est née au Cap-de-la-Madeleine dans la province de Québec. Elle fait ses études de droit à l'Université de Montréal et est admise au Barreau en 1975. Elle fait son stage au bureau du célèbre criminaliste, Me Raymond Daoust. Bien que le droit criminel la fascine c'est finalement en droit matrimonial qu'elle orientera sa pratique du droit.

Parallèlement à cette carrière d'avocate s'ajoute celle de journaliste régulière pour le Magazine MADAME. Elle devient responsable des dossiers féminins à incidence légale. Elle signe alors une série de reportages exclusifs: Jocelyne Deraiche (fiancée du célèbre bandit Jacques Mesrine, France); Marie-Andrée Leclerc, la Québécoise impliquée avec Charles Shobraj en Inde dans le scandale des meurtres en série pour vol de passeports; Dalila Maschino, Algérienne mariée enlevée au Québec par son frère musulman; la prostitution chez les enfants mâles. Bref, en 78 et 79 Hélène Sévigny signe les reportages «hot».

En 1984, elle publie son premier livre qui devient vite un succès L'autre femme. L'autre femme, c'est la maîtresse. Ce livre raconte l'histoire des clients que sa profession d'avocate lui a permis de rencontrer. En 85, ce livre paraît en Europe. Suivent une série d'entrevues (journaux, magazines, télé, radio) en France, Belgique, Suisse, au Québec ainsi qu'à Toronto où elle participe à trois reprises à la populaire émission The New You.Entre temps, elle devient chroniqueur à la télévision, attaché politique du Ministre de la Justice et donne une série de conférences à travers le Québec.

En 1989, elle publie un roman d'époque (1924) La Fille du Magistrat, qui décrit le monde de la magistrature avec ses complots en coulisses, ses filles de maisons closes. En 1990, elle publie deux livres: Le dernier procès qui fait suite à LA FILLE DU MAGISTRAT. Les intrigues sont encore plus machiavéliques et le juge Froidebise est retrouvé pendu dans sa chambre de l'Hôtel du Palais; puis, elle publie Lui qui fait suite à L'AUTRE FEMME. En 1991, elle publie un autre roman Passion pour alibi.

Alors qu'elle prépare une suite à son roman sur les magistrats, sa profession l'amène à rencontrer Ronald Cross, Lasagne, détenu à Parthenais depuis des mois. La journaliste des dossiers hot, l'ex-stagiaire du criminaliste aura enfin sous les yeux celui que la presse mondiale a photographié, celui sur qui toutes les caméras étaient braquées. A-t-il quelque chose à dire, a-t-il une histoire différente de ce que les journaux ont raconté, qui est-il... Finalement, c'est la grande découverte. Après quelques entrevues, elle se demande si Ronald Cross ne se paie pas sa tête tant la crise d'Oka n'est plus la même. Et ce sera le chapitre Les faits cachés de la crise d'Oka.

Pourquoi un livre sur Cross? Elle a lu des dizaines de fois l'histoire de Riel. On n'échappe pas à l'histoire. Dans cinquante ans, les gens voudront savoir. Qui était Cross, d'où venait-il, sa légende de mafioso était-elle vraie... Ils découvriront alors que Cross n'avait pas d'autre dossier criminel que celui d'avoir fait la fête dans un club disco et d'avoir écopé d'une amende de 250$ et ils ne comprendront pas qu'on ait pu laissé écrire et dire qu'il était un Warrior, un bandit au passé criminel chargé. Dans cinquante ou cent ans, nul ne comprendra que personne n'ait démenti cette rumeur. Personne ne comprendra qu'on ait pu publiciser un face-à-face qui s'est retrouvé sur les pages couvertures des journaux de tous pays en parlant de Lasagne alors qu'il s'agissait de Freddy Kruger.

Déjà dès la première rencontre, il y avait de quoi intéresser l'écrivain, l'avocate et la journaliste. Puis le rôle de l'auteur s'est transformé. Les recherches en bibliothèque sont devenues nécessaires pour donner plus de poids aux affirmations de Cross. Il fallait prouver que Cross avait raison de se plaindre au nom des autres Amérindiens sans quoi le livre ne devenait qu'un livre de ressentiment. Son histoire n'aurait convaincu personne. Il n'avait pas la formation juridique pour donner des exemples satisfaisants de récriminations autochtones. Cross se plaignait de jugements rendus mais n'en connaissait aucun en particulier. Cela ne faisait pas très objectif. Il savait cela ou l'avait entendu dire ou l'avait lu quelque part. Il fallait avoir le courage de se lancer dans la recherche sans pour autant tomber dans le piège du documentaire.

Au fil des découvertes, à la lecture des jugements rendus, Hélène Sévigny s'est passionnée pour ce dossier et s'est lancée dans ce livre comme un avocat se lance dans un plaidoyer. Avec la rencontre de Cross, elle s'est retrouvée au centre d'un passionnant «thriller».

Retour à la page d'accueil
Oeuvres d'Hélène Sévigny
Références sur Hélène Sévigny

Codification : Yvon Bellemare


CyberScol

Info

Mise à jour le 10 mars 2002
Claire Fafard

@CyberScol