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GABRIELLE ROY (1909-1983)

sur cette auteure

 

Notice biographique:

Romancière, née à St-Boniface (Manitoba), elle exerce de 1929 à 1937 le métier d’institutrice dans sa province d’origine. En 1937, elle étudie l’art dramatique à Paris d’abord, puis à Londres. En 1939, elle s’établit à Montréal et collabore à de nombreux journaux et revues dont Le Jour, Le Canada, La Revue moderne, Le Bulletin des agriculteurs, Maclean’s Magazine, Revue de Paris, Nouvelle revue canadienne, Nouvelle revue moderne, en publiant ses reportages, ses descriptions et ses premiers récits.

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Elle publie un premier roman en 1945, Bonheur d’occasion, elle obtient en France le prix Fémina 1947 et elle est sélectionnée à New York par la Literary Guild of America.

Elle retourne en Europe et y séjourne de 1947 à 1950. De retour au pays, elle s’installe à Québec où jusqu’à sa mort, elle se consacre exclusivement à l’écriture.

Son deuxième roman, La petite Poule d’eau, publié en 1950, sera suivi de: Alexandre Chenevert (1954), Rue Deschambault (1955), La Montagne secrète (1961), La route d’Altamont (1966), La Rivière sans repos (1970), Cet été qui chantait (1972), Un jardin au bout du monde et Autres Nouvelles (1975), Ma vache Bossie (1976), Ces enfants de ma vie (1977), Fragiles lumières de la terre (1978), Courte-Queue (1979), De quoi t’ennuies-tu Éveline? (1982), La Détresse et l’Enchantement (1984), L’Espagnole et la Pékinoise (1986), Ma chère petite soeur (1988) et Le temps qui m’a manqué (1997).

Ses livres se partagent entre deux grands cycles: un cycle romanesque et un cycle autobiographique. Bonheur d’occasion (1945) est le premier roman à sujet urbain et montréalais. Montréal est à nouveau le cadre du troisième roman de Gabrielle Roy, Alexandre Chenevert. La veine autobiographique ou semi-autobiographique commence dès La Petite Poule d’eau et Rue Deschambault, en recréant certains épisodes de la vie au Manitoba. Ces enfants de ma vie propose, en une suite de nouvelles-portraits, une célébration de l’enfance et de la fraternité universelle. Quant à La Détresse et l’Enchantement, l’un des derniers ouvrages de Gabrielle Roy et sa seule véritable autobiographie, il rend compte de son milieu familial et social, de ses années de formation, de ses hésitations entre Paris et Londres, de ses amours et de ses débuts d’écrivain. On y retrouve les grands thèmes qui ont nourri cette oeuvre impressionnante mais aussi l’aveu, nouveau chez elle, de l’oppression subie par les francophones de sa province natale: «Les minorités ont ceci de tragique, écrit-elle: elles doivent être supérieures ou disparaître».

L’ensemble de son oeuvre lui mérite plusieurs distinctions: Médaille de l’académie canadienne-française (1946), prix du Gouverneur général (1947), médaille Lorne Pierce (1948), prix du Gouverneur général à nouveau (1955 et 1977), prix Duvernay (1956), prix David (1971) et le prix Molson (1978).

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Oeuvres de Gabrielle Roy
Références sur Gabrielle Roy

Rédaction: Marielle Péloquin & Yvon Bellemare
Codification: Yvon Bellemare


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Info

Mise à jour le 3 avril 2000
Claire Fafard
©CyberScol