LE CRI DE LA MÉMOIRE

Publié aux Éditions TransApparence, Sherbrooke, 1997

Description :

Le cri de la mémoire est un cri refoulé que tout homme, toute femme retient silencieusement. Il est également un hommage à tous ceux et celles qui s’interrogent sur leurs comportements, fouillent leur mémoire et leur racine, mettent le cap sur la découverte de soi et effectuent des changements selon ce qu’ils croient être leur vérité!

Refaire des choix éclairés dans sa vie demande le courage de la transformation. L’homme se dévoile à lui-même s’il accepte de traverser les océans qui le séparent de sa véritable identité. S’il entreprend ce voyage, il endosse la responsabilité de rencontrer et d’exorciser tous les monstres qui sauvegardent l’image et l’illusion que lui projette l’extérieur.

Le principal thème de ce livre, le burnout, est exploité à travers ses différentes facettes, ses prises de conscience et le cheminement choisi pour convertir cette expérience difficile en un tremplin vers un mieux-être.

(...) Le réalisme de ce roman tient à ce qu’il raconte, dans le menu détail et presque au jour le jour, quelques mois dans la vie de Gilles Provost. En repos pour cause de surmenage, le quadragénaire a peine à ramasser les morceaux de son existence qui lui semble éclatée. De prime abord, il ne se pose pas de grandes questions existentielles, il cherche juste un sens à sa vie qui lui échappe. Certes, sa vie de couple bat de l’aile, mais il ne veut quitter sa femme qu’il aime toujours pour sa maîtresse qui le lui réclame. Ses rapports avec ses enfants, sa fille à la maison et son cégépien de fils installé avec son amie sont harmonieux. Le trouble de Gilles Provost est plus profond : il souffre d’un mal à l’âme. (...)

(...) La thérapie de Gilles Provost et les voies qui le mèneront à la guérison empruntent un itinéraire tantôt presque banal tantôt plus qu’étonnant. L’auteur a en effet choisi de lui faire traverser non seulement les avenues du plat quotidien, mais aussi de lui faire rencontrer les surprises stupéfiantes du destin. Ainsi, même si Manon Robert a choisi une fin heureuse pour Le cri de la mémoire, elle n’a pas moins composé une intrigue bien ficelée pour les derniers chapitres, sur fond d’un bien triste événement. Même si le roman n’entretient pas, à proprement parler, le suspense, il n’en demeure pas moins qu’il en retient quelques-unes des composantes qui tiennent en haleine jusqu’à la dernière page.(...)

Extrait de la critique de Jean-François Crépeau dans «Le Canada français », le mercredi 28 mai 1997, dans la rubrique « Lecture + »

Extrait :

« Tous écoutaient cet homme de quarante-quatre ans, les bras musclés, mais le coeur souple. Ce gars redevenu solide dans un autre sens du mot... Edmond le guidait toujours dans sa montagne et attisait le feu près de son coeur à chaque seconde afin que le pardon trouve l’issue souhaitée. Ce soir, il avait une identité. Enfin! Il avait une famille, une femme, un fils, un ange, un chat et une deuxième maison... Le petit garçon de cinq ans avait de quoi se réjouir. Certaines choses avaient encore besoin de temps pour se résorber et se cicatriser mais la boucle se refermait doucement. Cette longue phase d’expériences s’achevait et une sorte de paix commençait à s’installer. » p. 319

 

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Oeuvres de Manon Robert