EN BLEU BLANC VERTÔ fête de l'Orford célébration par monts et par vaux
de la magnanimité de la nature
au faîte de sa maturité cyclique
en fin d'été Ô sentiers sinueux tracés des eaux pluviales
en longs rubans en suivez-moi-jeune-homme
invites aux amoureux à y retrouver la poésie perdue
à l'usure de l'ordinaire Ô lacs de montagnes bassins remplis à ras bord
des larmes printanières et automnales des géants
dont les forces sont poussées à bout
à bout de vouloir rejoindre la dernière étoile de la nuit
à bout de désirer toucher le premier cumulus du matin
sur fond de ciel azuré Ô géants des géographies rocheuses habillés de feuillus
aux feuilles au vert ardent
au rouge dévorant
au jaune décadent
présages des azurs gris bleus de l'hiver Ô lacs aux eaux presque salées des pleurs
aux minéraux vivifiants
bains de santé
bains de beauté
tirées des rochers aux parois lumineuses
dorées par l'astre jaune
argentées par l'astre blanc Ô brillance de l'azur vapeur enveloppante
de la planète bleue
mère de toutes les mères
au levant comme au couchant Ô lacs aux profondeurs d'insondables splendeurs
miroirs de l'azur
réservoir du trop plein de chagrin des géants
pourtant bonheur du pêcheur nageur et rameurHuguette ONEIL (1999)
