LE JUSTICIER
Roman publié aux ÉDITIONS ÉMERAUDE INC., 1997
1242, rue Jean-DeQuen
Ste-Foy, Québec
G1W 3H4
Tél.: 418-653-1548

Description:
Un roman de 400 pages, à saveur policière, vous entraînera dans les
milieux de la Justice. Un policier, qui occupe un grade élevé à la Sûreté Municipale
de Québec, se voit confronté avec les faiblesses de la Justice. Après mûres
réflexions, le capitaine Jean Poiré décide de rendre sa propre justice. Il traversera
des sentiments violents qui le mèneront vers laccomplissement de ce qui, au
départ, nétait quun rêve. Ce roman est né suite à une remise en question
du travail de policier de l'auteur face à la Justice qui, selon lui, permet trop souvent
aux criminels de sen sortir à bon compte. Toutes ces pensées noires le conduiront
à prendre sa retraite en décembre 1988, étant incapable de continuer à faire son
travail avec Justice. Ce roman retrace ses réflexions dans une aventure où se retrouvent
une diversité de sentiments tels que la violence, lamour, la haine, la douceur, la
force de résister, lhonnêteté, la confrontation et le refus de plier devant
linjustice. Deux policiers, de grands amis, seront mis face à face dans des
circonstances tragiques, que feront-ils? Que sera le destin du capitaine Jean Poiré?
Jusquoù lamour le conduira-t-il?
Vous serez témoins de crimes et de poursuites en moto à travers les
rues de Québec. Que feront les autorités policières et gouvernementales pour contrer LE
JUSTICIER?
Des sujets tels que la remise en question des comparutions devant le
Coroner, des procès devant jurés, du suicide, de leuthanasie, du cancer et de
lamour vous entraîneront dans des réflexions profondes qui sont dactualité.Extrait:
-Et ça
veut dire quoi ces petites bosses, comme tu dis?
-Ça veut dire que le cancer gagne dangereusement du terrain, Jean. C'est
pire que ce que j'avais prévu. Je ne crois pas qu'il s'agisse seulement du sang, c'est encore
plus grave.
-Je suis prêt à tout affronter, j'ai pris mes précautions. Quand
je sentirai le jour venu je ferai ce qui est nécessaire.
-Tu me dépasses.
Tu me dis ça calmement, comme s'il s'agissait d'une chose banale. Jean, c'est de la mort
dont tu parles.
-C'est précisément ça, de la mort. Elle sera
rapide et sans retour.
-Tu ne vas pas te...
-Tu peux appeler ça un suicide, moi je dirais plutôt une mort
rapide pour éviter la souffrance. C'est devancer un peu l'échéance fixée. J'appelle
ça déjouer le destin, lui ravir le moment qu'il a choisi pour m'avoir.
-Je peux savoir
par quel moyen tu vas poser ce...geste? Pas avec ton...
-Non pas avec une arme, je t'ai dit que ce serait une mort rapide,
pas nécessairement violente. Tu te portes volontaire pour m'aider?offre Jean qui le
regarde droit dans les yeux.
-Tu es fou,
je ne peux pas...
-Tu ne peux
pas. Alors laisse-moi au moins le choix de mourir comme je veux et quand je veux. Ma vie
m'appartient et c'est à moi de
décider si je veux souffrir ou non. Comme j'ai horreur de la souffrance mentale, qui est
plus difficile à supporter que la
souffrance physique, ma décision est irrévocable...
page 296

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Oeuvres de Jean-Marc Martel