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Romuald Lepalis (1932-....)


Courriel : lepalis@saglac.qc.ca

Notice biographique :

Natif de Bagotville, qui se mire dans la magnifique baie des Ha! Ha! et fait aujourd'hui partie de Ville la Baie, sur le fjord Saguenay,  Romuald Lepalis réside à Chicoutimi depuis bientôt cinquante ans. Après avoir poursuivi des études académiques chez les Frères du Sacré-Coeur de son patelin, il a participé durant plusieurs années à divers enseignements  du soir.

Épris, entre autres, de prosopopée, c'est un écrivain au calame fécond, débordant. L'on se rendra compte que ses travaux littéraires ont été de longue main mûris, peaufinés, échenillés. Avant qu'il ne se voue  pleinement à son art, il s'est occupé de traduction et de révision de textes. En plus d'avoir écrit dans différents périodiques du  Saguenay-Lac-St-Jean, il a collaboré à des revues spécialisées partout dans la province.

À ses heures, l'écrivain Romuald Lepalis n'est pas qu'essayiste, allégoriste ou nouvelliste. Il sera aussi bien musicien, compositeur, satiriste, vers-libriste et poète. Il a manié souventefois le surréalisme. Or, c'est avec circonspection, discernement et  précaution qu'il s'y est frotté. Depuis peu, il s'est consacré à la poésie pure,  une poésie qui enchante et qu'on pourrait qualifier de vigoureuse  puisqu'elle est émaillée de sarbacanes pour le moins "télescopeuses", c'est-à-dire percutantes. C'est là, en particulier, que les lecteurs acquièrent la faculté de découvrir l'âme profonde de l'écrivain et, ainsi, jauger  avec sagacité les entremets savoureux qu'il prépare avec minutie pour eux.  C'est que Romuald Lepalis laisse entrevoir la poésie dans son ampleur totale. Il propose des poèmes énergiques et remplis de déclics positifs au sein desquels l'aspect «métaphysique» n'est pas négligé.

Une multitude de sentiments fort positifs, étincelants même, se  rencontrent dans les travaux littéraires du poète. Ne nourrit-il pas un idéal  formant catapulte judicieuse propre à cristalliser chez ses lecteurs des  valeurs humaines de prodigieuse portée. Voilà des fleurons d'éclat qui  bâtissent dès maintenant son prestige, un renom d'ailleurs destiné à grandir sans cesse.

L'auteur aborde bon nombre de sujets, en particulier la vie agreste et  la philanthropie. Son dessein est de toucher à toutes les facettes de la littérature poétique: odes, sonnets, dizains, quintils, alexandrins, vers   claudéliens, etc. Autant avancer que ses poèmes peuvent paraître parfois brefs,   parfois assez imposants. Ils s'avèrent, à chaque fois, d'une probité jamais démentie.

Certes, Romuald Lepalis fera partie de ceux qui détiennent un coin privilégié dans le c¦ur des masses. S'appliquant à peaufiner des textes  de tout acabit depuis nombre d'années, il refuse de se croire du clan des plumitifs tardifs. Toujours, il a désiré briser le mur du silence; son crayon l'a percé depuis longtemps. Qui veut la fin prend les  moyens.

Il s'est efforcé, en toutes les occasions, d'idéaliser, d'embellir, de magnifier les réalités positives qui l'entourent. Son attention  continuelle a été de ne jamais évincer du texte le caractère esthétique, de ne  jamais dissocier ce côté-là de ses soins durables lesquels rejoignent les  aspects moralistes comme, évidemment, littéraires et intrinsèques de son violon d'Ingres.

«J'espère, dit-t-il, que la prud'homie que j'ai semée au tréfonds de  mes écrits, que les protestations de loyauté dont je les ai teinté, pourront rencontrer,  sans frictions irrémissibles, la franchise de mes lecteurs».

Au noeud des pensées et des propos auxquels l'écrivain prolifique laisse voir le jour, son âme passionnée, son âme altière, son âme rigoureuse semble avoir désarçonné l'impossible pour réagir, oh! sans messéance aucune, encore qu'avec tonnerre, contre le banal, le trop ordinaire, le trivial. Son coeur s'est fixé comme buts de s'introduire dans  l'écaille des êtres, dans le noyau vibrant des individus. Il a voulu s'y plonger  par degrés calculés, par bonds successifs, par intuition coriace aussi,  d'une manière quelquefois à moitié sentimentale, mais, enfin, remplie d'un émoi insaisissable en même temps que non dissimulé.

Montesquieu proposait ceci: «Lire, c'est échanger des heures d'ennui  contre des heures délicieuses!» Pour sa part, Romuald Lepalis avoue qu'écrire,  ou se livrer par la plume, c'est désirer transfuser aux lecteurs, et cristalliser en même temps en leur coeur, des instants de bonheur capables de prendre le dessus sur tout accablement virtuel!

Apparemment, l'auteur serait un fanatique, ou plûtôt un érudit qui aime vider les encriers. Il ignore comment s'appelle cette manie. Le pire, c'est qu'on lui a  fait remarquer, sans avertissement, qu'il possédait une certaine affinité  avec Lamartine et Alphonse Daudet. Et aussi avec l'incisif La Bruyère, mort   en 1696... il y a 300 ans! Dans ses «Caractères», La Bruyère, chacun le sait, s'avise d'être le peintre intraitable de ses congénères. Sans l'avoir choisi comme modèle ni lu particulièrement, à son instar Romuald  Lepalis se montre sans doute, dans sa littérature, un peu amer, il semble qu'il  soit parfois cruel envers la société contemporaine. L'on peut penser qu'il aît acquis l'habitude de blâmer vertement la décadence des traditions de toutes sortes et de morigéner ceux qui font  fi du travail des pionniers. Il est vrai qu'il s'attarde à stigmatiser le mépris collectif des moeurs de bon aloi. Il passerait  un temps ponctuel à fulminer contre les affairistes et les spéculateurs  qui oppressent les gens. Il s'éreinterait à fustiger le pouvoir sans mesure  des nababs et des opportunistes! Non pas que ses lecteurs risquent d'être confrontés à un usager continuel du sarcasme, de l'ironie, ou à un visionnaire avéré et même outré. Que non! Le poète apprécie vraiment  trop l'altruisme pour oser saccager ce qui est encore congru et acceptable dans notre monde! Mais alors, ce sont des exigences peut-être gigantesques  qu'il soumet. Elles peuvent paraître désarmantes, renversantes. En tout cas,  on ne saurait trouver propositions plus péremptoires, non désinvoltes pourtant. À titre de changements, entrevus en filigrane, on ne saurait rechercher ni mieux ni plus. C'est si peu souvent que les gens  parviennent à retracer des couleurs brutes qui soient semblables à celles que  l'auteur expose dans ses oevres!

Personne ne connaît encore ce que pourra écrire demain le scribouilleur  qui se cache derrière le crayon du poète. Un peu tel que le supposait Jean Richepin dans son poème LA SOURCE, le ru part minuscule; cependant, avant peu, il pourrait fort se transformer en titan! Qui vivra, constatera!  Pour l'instant, voici des paroles que Romuald Lepalis a confiées à certains  amis de la poésie: «Après la rédaction de quelque quatre-vingt-dix poèmes,  j'ai senti que je n'étais plus le même ruisseau...»


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Oeuvres de Romuald Lepalis

Rédaction: Romuald Lepalis
Codification: Yan Moisan


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Info


Mise à jour le 18 avril 2000
Claire Fafard
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