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FÉLIX LECLERC (1914-1988)

Notice biographique:

A la fois auteur radiophonique, conteur, poète, dramaturge et chansonnier, Félix Leclerc, de par l'amplitude et la profondeur de son talent, est devenu l'un de nos plus "grands" artistes québécois.

Né à La Tuque, en haute Mauricie, il est le sixième d'une famille de onze enfants. Son père, Léo Leclerc, est considéré comme "le gros commerçant de bois de la Vallée", un "faiseux de villages". Félix hérite de sa mère son art de vivre ainsi que le goût de la musique. Après une enfance heureuse, il débute ses études classiques à Ottawa en 1928. Durant la tragique crise économique en 1932, il a dû les interrompre, faute d'argent.

Il devient annonceur à la radio de Québec, puis de Trois-Rivières de 1934 à 1937. Et de 1939 à 1945, Félix agit comme comédien mais surtout comme écrivain à Radio-Canada. Devenu membre des compagnons de Saint-Laurent, il écrit également des textes pour des séries radiophoniques. La première série, composée de 38 émissions, s'intitule: "Je me souviens", la devise du Québec, et met en valeur les vieilles traditions et les problèmes sociaux du temps. Les trois recueils qui contiennent la plupart des textes radiodiffusés paraissent en moins de deux ans , soit en 1943 et 1944, dans ADAGIO, un recueil de contes d'inspiration paysanne , ALLEGRO, un livre de fables, où l'auteur, par les animaux, prêche les grandes lois de la vie, et ANDANTE, tout proche du théâtre, un hymne à la vie.

Félix témoigne d'un authentique don d'écrivain populaire. La nature, le rêve, la vie, la solitude, la mort, l'amour, le pays, voilà les principaux thèmes de ses chansons, de sa poésie et de ses créations théâtrales. Toute son oeuvre, à partir de sa première chanson "Notre sentier" interprétée sur les ondes de Radio-Canada en 1939, s'identifie aux gens simples et laborieux.Son langage, ses images, la nostalgie de ses chansons, le monde populaire qu'il chante avec l'art d'un troubadour, autant de points qui sont à l'origine de sa popularité. Parlant de popularité, il faut souligner que c'est Jacques Canetti, un Français, à la fois directeur d'un théâtre parisien, impressario et directeur artistique chez Polydor qui nous a fait découvrir ce grand talent de chez nous. À Paris, son triomphe est immédiat. Il est consacré vedette française lors de son premier tour de chant à l'ABC de Paris en 1950. Et, il reçoit en 1951, en 1958, puis en 1973, le Grand Prix du Disque de l'Académie Charles-Cros. En France, c'est la plus haute récompense qu'un chanteur puisse recevoir.

Après plusieurs années passées en France, Félix revient au Québec en 1953, vit une dizaine d'années à Vaudreuil avant de s'installer définitivement à l'Ile d'Orléans. Il continue à écrire et à publier pour la radio et le théâtre tout en donnant récitals et spectacles. Le public s'enchante de plus en plus et proclame Félix le grand troubadour.

Dans ses contes et ses chansons, Félix parle sans cesse des valeurs qui nous habitent, mais qu'il voudrait voir grandir davantage en chacun de nous: le courage, la détermination, l'indépendance, la liberté. De par son amour du pays , "Je n'ai pas vu toutes les merveilles du monde, mais j'ai vu la plus belle et c'est mon pays" et son engagement sans équivoque, Félix a été notre conscience nationale, un artiste indispensable pour la suite du monde, le père de la chanson québécoise. Devenu universel à force d'être lui-même, il a mis le Québec sur la carte du monde. Il n'est pas surprenant qu'il recoive plusieurs mentions honorifiques ; en voici quelques-unes: le prix Calixa-Lavallée de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal en 1975 et la médaille Bene Merenti de Patria. Il est lauréat du premier prix Denise-Pelletier, décerné par le gouvernement du Québec, en 1977, pour l'ensemble de son oeuvre théâtrale. Et en 1979, il accepte de prêter son prénom aux trophées remis annuellement par l'ADISQ. Il reçoit, lors de ce premier gala, le trophée témoignages de l'ADISQ ( Association du disque et de l'industrie du spectacle québécois).

On comprend alors que sa mort, survenue à sa demeure de l'île d'Orléans le 8 août 1988, soit suivie d'un deuil général. Sa famille reçoit des témoignages d'amitié, d'amour, d'admiration de partout. Carol Néron, dans le Quotidien de Chicoutimi:" Leclerc aura été à notre culture ce que René Lévesque fut à la politique. Avec sa pensée originale, Félix a proposé une démarche qui a contribué à faire de lui une légende vivante. Il a donné au Québec une identité qui lui est désormais propre, une présence internationale que personne encore, chez nous, n'est parvenu à égaler de manière aussi éclatante et subtile à la fois." Pour signifier sa reconnaissance envers cet artiste "sans pareil", le Québec tout entier cherche à immortaliser son nom de différentes façons:

Par la voix de Johanne Blouin, le peuple québécois te dit encore:

merci Félix.

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Oeuvres de Félix Leclerc
Références sur l'auteur

Rédaction: Rachel Girouard, Centre saint-Michel, Sherbrooke, QC


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Info

Page mise à jour le 28 septembre 1998
Claire Fafard
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