Extraits de ses chansons

Félix, dans ses chansons, nous appelle constamment à vivre certaines valeurs: courage, détermination, indépendance, liberté, etc. Voici quelques exemples.

Dans LE P'TIT BONHEUR, il chante le courage et la détermination.

..."Il me restait l'oubli
Il me restait l'mépris,
Enfin que j'me suis dit:
Il me reste la vie.
J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles..."

Dans L'HYMNE AU PRINTEMPS, il crie la liberté.

...Les bourgeons sortent de la mort,
Papillons ont des manteaux d'or,
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté...

En chantant "seulement" les gens de chez-nous, Félix réalise que son oeuvre est trop frileuse. C'est à l'occasion des événements d'octobre 1970 qu'il s'éveille à une autre dimension, celle du pays réel. Lui-même dit:"Avant ces événements dramatiques, je dormais. J'ai compris à ce moment que j'avais un pays sous les pieds et que de grossiers personnages se conduisaient comme des maîtres chez-nous. Ils venaient salir et sacager. Ma seule arme était ma chanson, la parole, ma langue."

Félix écrit alors la chanson L'ALOUETTE EN COLÈRE

..."J'ai un fils enragé
Qui ne croit ni à Dieu ni à diable ni à moi
J'ai un fils écrasé
Par les temples à finances où il ne peut entrer
Et par ceux des paroles d'où il ne peut sortir..."

Avant le référendum du 20 mai 1980, il écrit:"Le jour du référendum, pas de libéraux, pas d'unionistes, pas de fédéralistes, pas de péquistes, mais six millions de Québécois(es) comme une muraille, piqués d'une goutte de fierté que n'ont jamais connue nos aïeux, solennellement, aux yeux du monde entier, décideront de se donner le Québec comme pays et d'y être maître, chez eux..."

Suite à l'échec référendaire, "pour oublier grande blessure sous l'armure", dans le silence de l'île d'Orléans, symbole du Québec, Félix écrit alors "LE TOUR DE L'ILE". Un chef-d'oeuvre d'imagerie historique où la symbolique traduit l'espoir d'un pays à la portée de notre main. La chanson se termine ainsi:

..."comme des vagues, les montagnes
Les fruits sont mûrs
Dans les vergers
De mon pays.
Ça signifie
L'heure est venue
Si t'as compris."


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Oeuvres de Félix Leclerc