LE DERNIER NOM DE LA TERRE

(de Gilbert Langevin)

La part de l'autobiographie est manifestement importante mais le lecteur est sans cesse interpellé.
"La souffrance humaine demeure sans limite" dit Langevin.
Publié aux éditions de l'Hexagone en 1992 il est dit de ce recueil: "qu'il y a de l'arbitraire chez Langevin, mais jamais rien de gratuit. L'arbitraire du langage, ou plutôt de l'image, est là pour celui de la vie, de la douleur qui fait la vie et qui n'empêche pas, malgré tout , les joies."
Ainsi cette Lettre pour la vie en pleine nuit:

"Ta soif la plus claire
se noie dans mon verre
désirable désirante
jamais indifférente
à tout ce qui brûle
à tout ce qui hurle
souvent bienveillante
au plus faible murmure
dans l'éclos dans l'ultime
voilà pourquoi je vénère
ton nom comme on respire
sans savoir s'il s'agit
tout à l'heure de mourir
ou de vivre autrement
sur un autre versant.....".
page 65

Retour à la notice biographique
Oeuvres de Gilbert Langevin
Références sur l'auteur