LE COMÉDON
OU
LES AVENTURES DE WILLIAM ROSCHILDREN
Publié aux Éditions Triptyque, Montréal, 1993, 414 pages.
Description:
Willam est un être asocial au comportement étrange. Il vit à New-York, mais replié dans son propre monde, hanté par les souvenirs insolites de son enfance qui ont marqué à jamais sa vie d'adulte. La mort suspecte de son oncle, le richissisme Edgar Roschildren, l'amènera malgré lui à sortir de sa «coquille» par le biais d'un inspecteur de police aux méthodes peu orthodoxes qui l'entraînera dans une enquête rocambolesque où énigmes et rebondissements se succéderont à un rythme trépidant. Le comédon est un roman qui emprunte à plusieurs genres: policier, psychologique, fantastique, d'aventure, symbolique et mythologique, mais il est avant tout un suspense captivant. «Il y a longtemps, me semble-t-il, que l'on n'a pas vu, dans notre littérature romanesque, une aussi jolie débauche d'imagination... Le titre... saugrenu...Voilà décidément un Comédon qui risque de s'incruster.» (Jacques Allard, Le Devoir , le samedi 11 et le dimanche 12 décembre 1993). «Le comédon est d'abord un roman policier parfaitement bien ficelé qui présente l'un des duos de personnages les plus réussis de la littérature québécoise : un inspecteur de police vaguement nécrophile et un jeune milliardaire ombrageux... Mais le Comédon est aussi, à sa manière, un roman initiatique qui tente de réactualiser le très ancien mythe du Double... Ce comédon , décidément, ne dépare pas le visage de nos lettres.» (Marcel Olscamp, Spirale, mai 1994). «Dans son ensemble, ce Pendule de Foucault québécois possède un grand avantage sur l'oeuvre de Eco: l'absence même dans le texte de la volonté (fort déplaisante) de montrer l'érudition de l'auteur... Le Comédon sait renouveler une littérature qui, trop souvent, est restreinte par des genres strictement balisés.» (René Audet, Québec français, printemps 1994).
Extrait:
«Malgré toutes ces similitudes, il existe une différence majeure entre le termite et le New-Yorkais. En effet, si le termite se dépense sans compter pour le bien-être de sa communauté et qu'il a plutôt tendance à s'oublier, le New-Yorkais, lui, dépense sans compter pour son propre bien-être et il a une nette tendance à oublier le reste de la société. Bref, à New-York, la déshumanisation atteint une sorte de paroxysme, et je m'y sentais à l'aise comme un poisson dans l'eau froide. La froideur des gens, voilà justement ce qui me rassurait, me rassérénait, me réchauffait: plus on faisait fi de ma personne et plus je rendais, comblé et reconnaissant, cette monstrueuse indifférence.» (page 102)

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François Landry
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