"Adélaïde est le premier roman dune trilogie qui permettra aux lecteurs de découvrir une région enfermée dans un écrin de montagnes, où sentremêlent les souvenirs du passé, les sentiments du présent et les rêves de demain." a expliqué lauteur Nelson Joubert.
Ce roman raconte lhistoire dAdélaïde, une femme courageuse qui, dans les années vingt, a survécu à loubli pour reprendre vie au-delà des montagnes du passé. Bic, Rimouski, Québec, Les Hauteurs, elle parcourt nos hiers, laissant sa trace dans notre présent et marquant à jamais nos lendemains.
"Lécriture de ce récit est teintée dune magnifique poésie où la description des lieux et des événement est telle que le lecteur a limpression de vivre au rythme des différents personnages. De plus, quelques éléments faisant partie du patrimoine historique ont été insérés ce qui permet de se souvenir, de se rappeler certains événement qui ont marqué la vie de tous et chacun." Anne Tanguay, journal hebdomadaire, LActuel, no 46, 9 novembre 1997.
EXTRAITS :
Mars 1933, quelque part entre pays et arrière-pays, dans un village isolé au pied des montagnes de loubli Dans une pièce sombre qui lui sert de chambre, Adélaïde attend sa délivrance. Elle prête loreille aux murmures denfants entremêlés de grognements. Son mari a encore bu pour noyer la misère qui la fait chavirer, entraînant toute sa famille dans les remous de la déchéance. Il ordonne aux trois garçons de se taire. Et le funeste silence reprend sa place. Apeurée, paniquée, son cri de désarroi refuse de sortir de sa poitrine. Un timide rayon de soleil éclaire ses yeux bleus aux reflets aqueux, telle la rosée matinale doù perlent les gouttelettes de la nuit.
Dans le grenier des réminiscences, le coffre aux souvenirs souvre brusquement et la plonge dans son passé, masquant le vide incertain de son avenir. Les rêves de sa jeunesse brisée hantent les murs jaunis y dessinant les ombres du regret. Litinéraire de sa vie la menée à cette cabane perdue, dans le rang à demi défriché du village de Saint-François-Xavier-des-Hauteurs. Son parcours sinueux se perd dans les méandres de la rivière aux chagrins.
Les yeux fermés, elle remonte le temps, vieille horloge déréglée. Des visages aimés apparaissent puis sévanouissent au rythme des années. Linconscience reprend possession de son âme et la ramène à son époque, celle quelle ne veut pas vivre. Mais le cauchemar est déjà maître de son esprit épuisé.
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