L'ARAIGNÉE DU SILENCE
Publié aux Éditions L'instant même, 1987, 127 pages
En 1987, l'auteur a été finaliste pour le prix Adrienne-Choquette.
Description:
«Reste l'araignée, occupée à tisser sa toile. Qui est-elle? Que représente-t-elle? Certains, comme l'auteur semble-t-il, y verront Grégoire, le héros, qui est en même temps le narrateur et le mort. «Noyé», c'est lui qui nous informe. Mais au fait, est-ce un accident? Peut-être un suicide? On défile devant son cercueil sans savoir, à la fin, s'il est vraiment mort. En tout cas, son corps n'a pas été retrouvé.
Chacun ses goûts. Une araignée, c'est tellement désagréable, surtout tapie, en train de guetter sa proie, qu'on peut fort bien être tenté d'y associer non pas le mort, mais la mort. Grégoire aura beau faire le tour du monde, comme son auteur, en quête de liberté, la toile s'étend.
Un jour, nous aussi, on se fera prendre.
L'intérêt avec ce petit livre, c'est qu'on peut y repenser longtemps, sans jamais épuiser toutes les hypothèses. On a envie également de s'attarder sur le texte à cause de certaines réflexions, celles notamment sur le temps qui passe «la chose la plus mystérieuse qui fût».» Jean Bilodeau
, Le Soleil, 5 décembre 1987.
Extrait:
«Mais, le moment venu, je ne parvenais pas à sentir réellement la peur, à vivre le fond du drame. Comme si la vie n'existait pas vraiment, tous nos gestes, nos mots n'étant qu'une abstraction sympathique, un passe-temps dérisoire. Le réel était bien là, caché quelque part derrière tous ces visages, sous des tonnes de pensées, de projets, de rêves; mais je ne pouvais que le deviner de loin, soupçonner sa masse informe au tréfonds des choses, ses cris énigmatiques étouffés par la boue humaine.»
Quatrième de couverture

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Louis Jolicoeur
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