CLAUDE JASMIN (1930-....)
Notice biographique:
Auteur prolifique depuis des décennies: romans, récits, théâtre, essais, nouvelles, pamphlets, journal, critiques littéraires, téléromans, chroniqueur à la télé, membre de jury littéraire etc. tel est Claude Jasmin. Dans un article publié dans Le Devoir, le 15 septembre 1979, Jasmin se décrit comme un écrivain populaire. « Mon époque, c’est l’enfance. Les livres qui se passent dans mon enfance et ma jeunesse me viennent beaucoup plus facilement que les autres. Ils sont appuyés sur quelque chose de vécu, de vrai, que tu peux amplifier avec l’imagination. L’enfance, c’est un sujet inépuisable. C’est mon thème.»
Né à Montréal, il fait des études au collège Grasset, à l’École du meuble et à l’Institut des arts appliqués. Il deviendra étalagiste et donnera des cours de peinture au Service des parcs de la ville de Montréal (1953-1955). Il enseignera l’histoire de l’art de 1963 à 1966 à l’Institut des arts appliqués. En 1956, il entre comme décorateur et scénographe à Radio-Canada.
En 1960, débute sa carrière de romancier avec La Corde au cou, qui sera suivi de nombreux titres. Il écrira des nouvelles, des récits, des romans, des polars, des pièces de théâtre, des téléromans et son journal intime.
Chroniqueur et critique d’art, il signe de nombreux articles dans différents journaux et périodiques. Il écrit également des textes pour la série Nouveautés dramatiques de Radio-Canada. Il a écrit ensuite des téléthéâtres produits sur les ondes et pour le théâtre, certaines pièces demeurées inédites. Il a adapté pour la télévision, deux de ses récits et a créé ainsi les feuilletons La Petite Patrie et Boogie-Woogie 47.
Claude Jasmin reçoit le prix du Cercle du livre de France pour son premier roman La Corde au cou (1960), il a aussi obtenu le prix Arthur-B.-Wood pour sa pièce Le Veau dort (1963), le prix France-Québec pour son roman Éthel et le terroriste (1965) et le Prix Wilderness-Anik pour Un chemin de croix dans le métro (1970). En 1980, la Société Saint-Jean-Baptiste lui remettait le prix Duvernay pour l’ensemble de son oeuvre et le Prix France-Canada lui était accordé pour La Sablière, roman porté à l’écran sous le titre Mario par le cinéaste Jean Beaudin.
À l’automne 97, il publie L’Homme de Germaine, aux éditions Lanctôt . De ce roman, Réginald Martel, dans le journal La Presse du dimanche 21 septembre, écrit: « Même vivacité de l’écriture, même simplicité de l’architecture narrative, même génie du rythme, tout y est...L’Homme de Germaine ne se différencie pas de cette veine populaire et populiste que le romancier exploite depuis longtemps, avec une ferveur que la vanité a su épargner...On constatera à quel point M. Jasmin, tout en restant très près de son talent naturel, et donc sans faire usage de ces artifices à la mode que leur notoriété suggère parfois aux écrivains, a perfectionné son art romanesque.»
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Oeuvres de Claude Jasmin
Références sur Claude Jasmin
Mis à jour le 2 février 1998
Claire Fafard
©CyberScol