Marie-Didace

Publié aux Éditions Beauchemin, 1947, et réédité en 1953
Résumé du roman
Ce roman est la suite du Survenant. Le Survenant est parti et une Survenante l’a remplacé. En effet, le père Didace, espérant avoir un vrai «Beauchemin» dans sa lignée, a épousé une Acayenne, Blanche Varieur. Une fois de plus, Amable et Phonsine enceinte, se sentent menacés. Phonsine, avec ses faibles moyens, essaie de tenir tête à l’étrangère, mais ne fait pas le poids. Quant à Amable, il pleure sur son sort comme un enfant. Il craint que l’Acayenne lui soutire son héritage. Les choses s’enveniment sans cesse. Didace et son fils en viennent presque aux coups. Amable n’a plus le choix, il doit poser un geste d’éclat : il décide de quitter la maison. Il se rend à Montréal, travaille comme débardeur et, malheureusement, meurt dans un accident. Au même moment, Phonsine met au monde une petite fille qu’on prénommera Marie-Didace. Six ans plus tard, le bonheur semble de retour. La petite Marie-Didace fait la joie de son grand-père. Seule Phonsine continue de ronger son frein. Puis, en l’espace de quelques semaines, tout bascule. Didace meurt, ce qui donne l’une des plus belles pages du roman : «En retournant auprès de son père, Marie-Amanda s'arrêta, stupéfaite, au seuil de la chambre. Sur la courtepointe, un rayon d'ambre et d'or dansait. À la lueur du couchant, la tête de l'ancêtre flamboyait. Les traits affinés, le regard tourné vers le ciel en feu, Didace semblait ébloui. Un voilier de canards noirs traversa le rectangle lumineux. Aucun muscle ne vibra sur le visage du mourant. Marie-Amanda comprit que son père ne voyait plus clair.» Trois semaines plus tard, l’Acayenne meurt à son tour. Phonsine, se sentant coupable de la mort de celle-ci, sombre dans la folie. Il ne reste que Marie-Didace... et Angélina pour s’en occuper. La lignée des Beauchemin va s’éteindre.

Portée du roman
«Moins réussi que Le Survenant au point de vue structure et équilibre du récit, ce second roman témoigne cependant d’un art admirable et en pleine maturité. Pour la puissance de l’évocation, la finesse de l’analyse psychologique, la saveur des dialogues, la poésie et le pittoresque du style, Marie-Didace ne le cède en rien au Survenant, bien au contraire.» (Rita Leclerc)

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Oeuvres de Germaine Guèvremont
Références sur l'auteure