GERMAINE GUÈVREMONT (1893-1968)
Notice biographique:
Après des études qui l'amènent jusqu'à Toronto, où elle apprend l'anglais et le piano, elle travaille au palais de justice de Saint-Scholastique. Ses parents y demeuraient depuis qu'elle avait deux ans. Lors d'une visite à Ottawa, elle rencontre Hyacinthe Guèvremont et l'épouse en 1916. La mère de son époux est une Beauchemin de Sorel. En 1920, le couple s'installe à Sorel. Il aura cinq enfants. À la suite de la mort d'une de ses filles, Germaine Guèvremont sent le besoin d'élargir ses horizons. Elle devient journaliste au journal The Gazette, puis au Courrier de Sorel. En 1935, elle déménage à Montréal. À partir de 1938, elle collabore à la revue Paysanna de Françoise Gaudet-Smet. Entre autres, elle écrit des contes dont plusieurs auront pour sujet le Chenal du Moine et la famille Beauchemin. En 1942, elle publie un recueil de ses meilleurs contes, En pleine terre.
Encouragée par Alfred Desrochers, elle décide de développer l'univers de ses contes en roman. Elle introduit les personnages du Survenant et d'Angélina. Elle mettra deux ans à écrire cette oeuvre qui paraîtra en 1945 qui aura pour titre Le Survenant . Le roman se mérite les prix Duvernay et David au Québec et Sully-Olivier de Serres en France, ce qui le consacre comme oeuvre majeure de la littérature québécoise. En 1947, elle publie avec autant de succès la suite, Marie-Didace. En 1950, ses deux romans sont publiés à New York et à Londres. C'est la gloire. Le Canada lui attribue les plus hautes distinctions littéraires, dont le prix du gouverneur général en 1951. De 1952 à 1955, elle transforme son oeuvre en radioroman. De 1954 à 1960, elle l'adapte pour la télévision naissante. Ce téléroman marque de façon décisive les débuts de la télévision québécoise. Elle est décédée en 1968.
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Oeuvres de Germaine
Guèvremont
Références sur Germaine
Guèvremont
Mise à jour le 2 août 1997
Robert Blanchard
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