Chansons très naïves

Publié aux Editions du "Bien public", Trois-Rivières, 1960
Tiré du Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec et selon Roger Chamberland, ce recueil de poésies, divisé en quatre parties, nous laisse découvrir un Gérald Godin qui remonte vers son enfance pour réfléchir sur le sens de la vie et de la mort. Le poète avoue avoir passé une large partie de sa jeunesse dans des livres à nourrir son imagination sans tenir compte de sa propre réalité.

"Oui les imaginaires me tenaient lieu d'odeurs de sons et de touchers
je me mourais de désirer vivre".
La première section, qui prête son titre à l'oeuvre, contient sept poèmes empruntant à l'époque médiévale et sa prosodie et son vocabulaire. La forme fixe du pantoum et de la ritournelle utilisée, évoque ce temps pas trop lointain de la liberté dans les champs et les cours d'eau:
"Qui ne se souvient
de l'allègre ruisseau
franchi sur les pierres humides
et des feuilles de notre âge".
La deuxième partie compte six poèmes exploitant le thème de la mort envisagée sous l'angle de son apprentissage et de la solitude de l'homme dans son trépas.
Avec " les Saisons ", troisième section de six poèmes également, cette mort devient plus prenante et se nourrit, au plan analogique, des saisons et de la nature:

"Novembre maladif mon frère
qui tremble de froid
le vent là-haut perché
attend un charognard".
Finalement les six poèmes de la dernière partie " Fiertés ", laissent transparaître l'espoir et la résurrection.

"Viennent viennent ce vent qui nous délivre
et ces grands gestes d'arbres livres (.....) vienne ce vent qui nous enivre".

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Oeuvres de Gérald Godin
Références sur l'auteur