Pour mieux connaître André Giroux

 

Références bibliographiques:

Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome III, 1940-1959,
pages 81 à 84

Bibliographie analytique d'André Giroux, Yvette Giroux, 1949

Le Soleil, 27 novembre 1953, le second roman d'André Giroux, Le Gouffre a
toujours soif

Histoire littéraire de l'Amérique française des origines à 1930, Auguste Viatte,
Presses universitaires, 1954

D'Octave Crémazie à Alain Grandbois, Études littéraires Maurice Lebel, Édition
de Québec 1963

Histoire de la littérature canadienne-française, Gérard Tougas 1967

Littérature canadienne-française de Samuel Baillargeon, Fidès, Mtl.

Littérature et Société canadienne-française, Fernand Dumont et Jean-Charles
Falardeau, Les Presses de l'Université Laval

ANDRE GIROUX - L'écrivain, l'homme, le poète - Mado de l'Isle, les Éditions
Arion, 1994

 

Activités littéraires:

De 1936 à 1938, il collabore au journal franco-canadien, LE TRAVAILLEUR de Worcester, Massachussetts, sous le pseudonyme René De Villers, nom de famille de sa mère. Ses articles révèlent un peu de la chose canadienne-française aux compatriotes de langue française des Etats-Unis.

De 1938 à 1940, il est rédacteur de la page éditoriale de la revue LE JEUDI toujours sous le pseudonyme de René De Villers. On retrouve dans ses articles la même sincérité, la même foi, les mêmes dons d'imagination, de rythme, de langue et de pensée profonde qui le caractérisent.

En 1940, la merveilleuse aventure d'André Giroux lui procure quelques-unes des plus belles heures de sa vie. Il s'agit de la fondation de la revue REGARDS avec Réal Benoît; il assure la direction de cette revue pendant deux ans.

Se faisant l'interprète de la jeunesse, il ne cesse de manifester ses activités intellectuelles en collaborant régulièrement à diverses revues, notamment AMÉRIQUE FRANÇAISE, CULTURE et LA REVUE DOMINICAINE.

Le 20 octobre 1962, à la page 23 paraît une nouvelle inédite d'André Giroux spécialement écrite pour le journal Le Devoir: QUELQUES INSTANTS PLUS TARD

Un grand nombre de ses textes parurent dans le journal LA VALLEE DE LA CHAUDIERE, dans les périodiques L'AVENIR et LE JEUDI, et par le truchement de différents médias.

De plus, par la voie de la télévision et de la radio, furent entendus et adaptés plusieurs de ses textes notamment le poème PARTIR dont voici un extrait:


P A R T I R

partir
sur les routes dures de la terre
sur les routes mouvantes de la mer
sur les routes fragiles de l'azur
partir pour ne jamais plus revenir

partir
enfouir dans la terre de l'oubli
ses ratages immenses vastes comme ses rêves avortés
l'idéal jamais atteint
dont on s'est détourné
en étouffant
dans le rire atroce d'artifice
les sanglots longs
de son coeur d'enfant
partir pour ne jamais plus revenir

partir
pour fuir un monde
qui a tout falsifié
jusqu'au parfum des fleurs
jusqu'aux sourires des femmes
jusqu'au visage des âmes
ne plus contempler
la bassesse en smoking
la mesquinerie
vêtue de générosité
et la trahison quotidienne
en termes de dévouements
partir pour ne jamais plus revenir

partir
pour fuir la médiocrité
qui nous cerne de toute part
et menace de nous faire éclater
laisser la laideur triomphante
et les mots vidés de leur sens
comme les coeurs
de leurs émotions premières
partir pour ne jamais plus revenir

partir
céder la place aux tricheurs
pour que les comédiens
disposent de tout le plateau
et que les hypocrites
aient meilleure conscience
faire table rase
pour qu'ils puissent
se mettre à table
sans la présence des gêneurs
ceux dont l'appétit insatiable
partir pour ne jamais plus revenir

partir
laisser derrière soi
le bilan minable d'une vie d'homme
avec ses petites bontés
et ses immenses refus
emportant jalousement
dans le creux de sa main
les talents
qui n'ont pas fait de petits
les talents
qui n'auront pas de postérité
et dont personne
après eux
ne prononcera les noms
partir pour ne plus jamais revenir

 

Articles de presse:

 

Autres textes pour les médias :

 

Conférences :

 

Articles de journaux et de revues publiés dans:

  • La Patrie du dimanche, 15 juin 1958, page 34 - André Giroux retrouve la ligne profonde de son oeuvre littéraire
  • Le Petit Journal, 31 mai 1959, page 54 - Paris l'a guéri de Rue de Galais
  • Le Devoir, 7 avril 1962, page 21 - André Giroux: Un peu de peine, un peu de joie, un peu d'humilité
  • Le Soleil, 16 novembre 1963, page 30 - Le Gouffre a toujours soif d'André Giroux
  • Le Soleil, 20 novembre 1963, page 5 - Une analyse de la personnalité et de l'oeuvre littéraire d'André Giroux
  • Photo-Journal, semaine du 5 au 12 octobre 1966, page 65 - Pourquoi André Giroux a-t-il cessé d'écrire?
  • Le Soleil, 2 novembre 1967, page 30 André Giroux, regards sur l'oeuvre et l'homme.
  • La Presse, 30 juillet 1977 - André Giroux est mort
  • Le Soleil, 30 juillet 1977 - L'écrivain André Giroux a connu une fin tragique

 

Lauréats de nombreux prix :

En 1949, André Giroux obtient le prix Montyon de l'Académie française pour
son roman Au-delà des Visages

En 1949, il obtient le prix David de la Province de Québec pour son roman
Au-delà des Visages.

En 1952, il est boursier de la John Guggenheim Memorial Foundation de
New York.

En 1957, il est boursier du Conseil des Arts du Canada.

En 1958, il est élu membre de la Société royale du Canada.

En 1960, il obtient le Prix du Gouverneur général du Canada pour son ouvrage
MALGRÉ TOUT, LA JOIE!

 

Émissions radiophoniques :

  • De 1950 à 1952, il rédige 125 sketches pour le programme radiophonique TROIS DE QUÉBEC à la Société Radio-Canada
  • Il prononce plusieurs causeries à la Chronique littéraire de Radio-Canada, entre autres, cinq causeries sous le titre général "La conscience chrétienne chez François Mauriac". Il donne également de nombreuses conférences sur des sujets littéraires et économiques.
    • Adaptations radiophoniques:

    • "Au pied de la pente douce" (Roger Lemelin)

    • "Les élus que vous êtes" (Clément Lockquell)

    • "Le feu sur la terre" (François Mauriac)

    • "Au-de-là des visages" (André Giroux)

 

Émissions pour la télévision :