L'empreinte d'un visage
Poésie,
Montréal, Le Noroît, 1999, 80 p.
Prix littéraire Outaouais - Café Quatre Jeudis, 2000.

Description :

Le chemin se détache de l'horizon. Il interroge les arbres fragiles, entend les racines qui méditent, ligne courbe où s'écrit la solitude.

Tout disparaît : l'ode à la forêt, les pas questionneurs, les feuilles tremblantes, les animaux innocents.

Ne reste qu'un visage dans l'espace. Sa bonté envahit tout : le crit condensé en une larme, le combat jusqu'au matin, la part lumineuse de l'enfance, son écho dans ma chaire blessée.

Quatrième de couverture


Choix de poèmes :

Le poète à l'heure de la sieste, un ange qui a perdu ses ailes. Il livre son sang en dormant, habite une langue aussi légère qu'une plume, aussi incertaine que l'exil. Inconnu dans sa propre maison, il couche la bourrasque sur des feuilles qui le défroissent. L'oeil en déroute, le retour au milieu du paysage, la ville de pâte à papier qui s'offre dans la tiédeur du demi-jour, voilà ce qui l'attend au réveil. Sa mémoire prend une route parallèle, pour dériver sous un orme, dans le sommeil du cyclone immatériel.

L'empreinte d'un visage, p. 17


Échoué au-delà de lui-même, pour une femme évanescente qui enjambe la ligne de la nuit. Il tremble devant sa silhouette, femme voilée en son mystère, l'huître glanée sous le corsage. Il lit au travers ses yeux, l'esprit sur les dunes, la perle enfin retrouvée, le blason du visage, son paysage.
Elle grave son secret dans ce qui la noue aux objets. Un sceau la garde des effluves du désert. Un mot de nuit interdit le contact, où commence le chant du puits. Elle change de pays, le temps d'un désir. Elle marche seule, voyageuse aux pieds nus, dont le long manteau efface ses traces.

L'empreinte d'un visage, p. 38.


Le chemin se détache de l'horizon. Il interroge les arbres fragiles, entend les racines qui méditent, ligne courbe où s'écrit la solitude. Tout disparaît : l'ode à la forêt, les pas questionneurs, les feuilles tremblantes, les animaux innocents.
Ne reste qu'un visage dans l'espace. Sa bonté envahit tout : le cri condensé en une larme, le combat jusqu'au matin, la part lumineuse de l'enfance, son écho dans ma chair blessée.

L'empreinte d'un visage, p. 78

Notice biographique de Jacques Gauthier
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