Le chien de Pavel 


Roman jeunesse,
Soulières éditeur, coll. Ma petite vache a mal aux pattes, 2000,
Illustrations de Leanne Franson.
FINALISTE AUX PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL 2001
Traduit en serbe par ARTIST à Belgrade(Serbie), 2005
Traduit en coréen


Description :



«Cette fois, je suis sûre d'avoir bien saisi. Elle a bien dit : «son chien est mort!» Et ma mère a renchéri :
-Ça tu peux le dire, pauvre Pavel, son chien est mort pour vrai!
Maintenant que son chien est mort, comme dit ma mère, Pavel n'aura personne à qui parler. Sûrement qu'il s'ennuie de sa petite fille qui l'attend là-bas dans son pays lointain.»



Cécile Gagnon espère que son histoire te permettra de voir que les immigrants nous ressemblent plus qu'on le pense. Cécile vit à Montréal, une ville aux milliers d'escaliers et de balcons.
Une ville remplie de gens de différentes origines.

Quatrième de couverture

Critique :

« Une lecture s'est taillée une place de choix dans mes souvenirs. Ce délice, cette petite douceur, Le Chien de Pavel, dernier roman de Cécile Gagnon, mérite l'attention de tous les enseignants, les parents et les bibliothécaires pour le simple fait que l'auteure a quitté les sentiers battus en abordant un thème des plus délicats, la déportation des réfugiés. Cette histoire ne contient ni cliché ni morale, on n'y camoufle pas non plus la réalité sous un dénouement heureux.

L'histoire met en scène une fillette dont l'oreille naïve comprend au pied de la lettre l'expression « son chien est mort » lancée dans une discussion par une voisine au sujet de Pavel, réfugié discret logeant au rez-de-chaussée de l'immeuble. Le lecteur adulte comprend rapidement que ce n'est pas Tobi, le chien de Pavel, qui est mort, mais plutôt le rêve de l'immigrant qui souhaitait faire venir sa famille en sol québécois.
Ce roman devrait se retrouver dans toutes les classes d'immersion, car le vocabulaire et la syntaxe y sont fort simples, tandis que les propos sont dignes d'intérêt autant chez les petits que chez les plus grands. Soulignons que le soupçon de mystère entourant le personnage de Pavel suffira à tenir en haleine les lecteurs les moins passionnés.
Fait certain, ce roman s'intégrera dorénavant au corpus que je présenterai à mes étudiants, comme l'exemple d'un roman permettant la réflexion politique, la prise de conscience sociale tout en évitant une morale trop appuyée. »

Langlois, Annie.
Lurelu, vol 23, no 3, Montréal


Retour à la notice biographique de Cécile Gagnon
Oeuvres de Cécile Gagnon
Références sur Cécile Gagnon