Châteaux de sable
Roman jeunesse, collection Conquêtes
Éditions Pierre Tisseyre, 1988, 116 pages
Réédité, Éditions Pierre Tisseyre, 1998, 111 pages
Illustration de Cécile Gagnon et Raymond Gauthier
Prix d'excellence de l'Association des consommateurs du Québec «Livre 90»
Finaliste au prix du Gouverneur général du Canada en1988.
Description:
Aux îles de la Madeleine, les grandes plages invitent à la construction de châteaux de sable et à la recherche d'épaves et de trésors. Simon, Marjolaine et leurs amis s'adonnent à ces jeux au cours de leurs vacances d'été. Mais ceux-ci peuvent devenir dangereux quand le vent, la nuit et les falaises escarpées s'en mêlent.
Le ciel s'assombrit de plus en plus. Il va bientôt faire nuit. Simon jette un coup d'oeil désemparé vers les falaises. L'ombre les a déjà recouvertes et, à part les herbes échevelées que le vent torture, on n'y reconnaît aucun signe de vie. Pourtant, on croirait voir des visages tordus, des faces horribles aux bouches largement ouvertes sur le vide. Ce sont peut-être ces monstrueux gardiens de pierre qui protègent les secrets des rivages. Simon se met à hurler, le visage tendu vers la côte. Mais sa voix s'entend à peine, étouffée par le concert du vent et de la mer. Petit à petit, la nuit descend et les efforts de Simon restent vains. Il se met à grelotter, car ses vêtements mouillés le glacent. Le voilà isolé, sans secours, trempé, dans un coin perdu où personne ne pensera jamais à le chercher.
Quatrième de couverture
Extrait:
«Un jour, j'ai lu dans un livre que les vagues, c'était ta respiration. S'il n'y avait plus de vagues, alors... ça veut dire que tu ne pourrais plus respirer! Si je trouvais le moyen de t'arrêter de respirer... plus de vagues. Le plat. Alors, tu serais morte, m-o-r-t-e, MORTE! J'le sais qu'il y a une mer morte à quelque part, eh! bien, elle ne respire plus, c'est fini pour elle et tant mieux! Ça y est, c'est découvert: je passe. Et puis, tiens-toi tranquille, hein? Ça suffit comme ça! T'as assez éclaboussé pour ce matin. Tu les vois, eux les goélands? Eh bien, ils savent eux aussi, ils connaissent tous tes repaires, tous les trous et les recoins où tu as caché ce que tu as volé. IGNOBLE VOLEUSE! Hein, c'est vrai, les goélands?» -Kiou, Kiou, Kiou, Kiou. - Parce que eux, ils volent; alors, ils s'en fichent de la distance et de la marée. Puisqu'ils voient au travers de toi, tu entends! C'est foutu! Ils m'ont tout expliqué. «Tu vois, j'y suis arrivée jusqu'à ton refuge inaccessible que tu crois destiné à rester intouché pour des siècles et des siècles... Tu parles! Ça m'a pris du temps à le trouver, mais maintenant que j'y suis, je vais y arriver... «Ma pelle n'est pas grosse, mais avec de la patience... chaque jour j'enlève un petit peu de sable. Et tu essaies de me le recouvrir à chaque fois, hein? Sacrée salope! Canaille infecte! Mais tu vas voir que je vais le sortir, le trésor que tu caches. Toutes les pièces d'or, les bijoux, les pierres précieuses dans les coffrets, je vais te les enlever et puis, on distribuera les richesses à tout le monde à tous ceux des îles que tu as volés, vo-lés, MAUDITE VOLEUSE!» pages 39-40
Critique:
«Sur le plan dramatique, l'enchaînement des événements est rapide et captivant. Le récit fait appel à l'imagination et à l'émotion. Sur le plan littéraire, le style simple et direct nous mène sans ambages au coeur du récit. Les dialogues vivants et surtout les observations visuelles et sonores créent l'atmosphère nécessaire à l'épanouissement de l'intrigue.
Les personnages sont réels et sympathiques. L'adolescence en mutation et les relations entre garçons et filles sont finement abordées. Les aventures, les peines et les projets de Simon, Marjolaine et des autres sont conformes à leur âge et le jeune lecteur peut facilement s'y retrouver. Les adultes sont présents en fond de scène: ils supportent et guident les adolescents.
L'illustration participe à la création d'atmosphère et la présentation graphique est impeccable.
Voici une court roman aux qualités littéraires et dramatiques remarquables où le jeune lecteur trouvera aventures, émotions ainsi qu'un décor et des personnages sympathiques.
Pour les adolescents.»Gilbert Plaisance, Lurelu, Vol. 11 no 3, hiver 1989
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Oeuvres de Cécile Gagnon
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