Les fleurs du Catalpa
Poèmes, VLB éditeur, 1986.

Description :

Les fleurs du Catalpa est un recueil emmêlant poésie et prose poétique. On y traite d’Amérique, d’appartenance également, d’appartenance à une lignée de femmes, d’appartenance à une ascendance où les amérindiens ont une place importante. Madeleine Gagnon explore ici trois thèmes, celui, connu, annoncé, du féminin, du féminisme, celui du corps territoire, de l’américanité, celui de l’esprit de l’analyse. Elle nous les décrit comme autant de paysages, son regard admire, contemple, mais, empreint de respect, pourvoyeur de liberté, ne juge pas. Rapport hommes/femmes, écriture des femmes, société québécoise, êtres croisés, entendus, saisis, elle décrit, l’auteure, elle parle de, sans nous indiquer quoi penser de...

«La pudeur, c’est aussi de laisser les énoncés se dégager eux-mêmes, ne pas forcer les conclusions... la pudeur de la leçon était dans la finesse, dans sa métonymie; j’ai été prise par la main dans une économie qui ne connaissait ni blâme, ni exclusions.»

Caroline Bayard, Lettres Québécoises, no 44, hiver 1986-1987

De même sur la question de l’oppression des femmes que Madeleine Gagnon ne renonce pas à nommer, mais où elle parle de rapports de femmes et d’hommes qui peuvent se vivre dans l’amour sans que le pouvoir patriarcal ailleurs, cesse d’exister et d’être prégnant sur toute notre expérience de femme. Le féminisme dont elle parle est harmonie, renvoyant à une citation de Retailles : «Je veux un lieu qui soit à toutes, à tous» n’est et ne sera pas exclusion. Tout est possible entre hommes et femmes en dehors du pouvoir patriarcal. « Le nom-du-père pour moi ne fut jamais réductible à l’ordre-de-la-loi ou au pouvoir seulement (...) Le nom-du-père fut d’abord vécu (senti, pensé) dans l’amour» (page 97).

Une écriture de l’ouverture, de la liberté des êtres qui constitue aujourd’hui encore une lecture éclairante dans notre souvent complexe rapport à l’Autre.

Notice biographique de Madeleine Gagnon
Oeuvres de Madeleine Gagnon
Références sur Madeleine Gagnon