La Peau familière

Publié aux Éditions du remue-ménage, 1983
La diversité des approches correspondant aux sept parties du livre et l'engagement d'une femme qui, dans son écriture, décide de regarder le réel, sont remarquables. L'auteure jette un regard pénétrant sur la société qui l'entoure. Il y a aussi dans ce recueil, une vision renouvelée des rapports entre la mère et la fille et l'oeuvre est tout à fait moderne . L'écriture est d'une grande authenticité et d'une lucidité qui révèlent une rare qualité de perception du monde qui nous entoure.

"... j'avais rêvé un texte heureux je pensais des femmes fortes sous la dévastation, mais les mots serrent et puis le journal le téléjournal QUE DU DÉSESPOIR DE L'URGENCE je pensais des mères courage traversant les pays avec leurs filles sur le dos. je ne voyais pourtant que de petits moyens: du coeur à se donner et du coeur encore et des lettres que ça circule que ça serve la désobéissance."

"... j'épelle aînée singulièrement féminin ce mot rapport au nom défini dans l'envers des figures j'épelle ici ma place dans les complots le tacite je dis aînée celle qui la première a vu pleurer la mère."

"Et les parfums de cuisine, le rire, quand la main glisse vers l'audace, si mince, un paquet rouge argent, un vermouth sur glace. La raison ne court plus, rendre cet état de grâce, se dépose à côté et la tante me souvient de plaisirs endormis c'était c'était avant mes enfances la fête avant les enchères les violences la fête."

Retour à la notice biographique
Oeuvres de Louise Dupré