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Jean-Paul Dubreuil (1941-...)

Courriel : Jean-Paul Dubreuil

Notice biographique :

Jean-Paul Dubreuil est né sur une ferme, à Ascot Corner, près de Sherbrooke, en 1941. Dès son jeune âge, les « histoires de Ti-Jean » racontées par son père éveillent son imagination. Il fait ses études primaires à la petite école du rang, où une seule institutrice doit veiller à l'éducation des élèves de première jusqu'en neuvième année scolaire dans la même salle de classe.
Il est attiré par l'agriculture, mais à cause d'un petit problème à la colonne vertébrale, ses parents l'encouragent à prendre un métier moins dur physiquement.
Jean-Paul n'est pas un élève particulièrement studieux ; il préfère rêvasser que d'étudier. Sur les bancs d'école, il semble attentif, mais lui seul sait que, si ses yeux suivent le crayon de la maîtresse d'école sur le tableau noir, son esprit est occupé à inventer des histoires qui l'entraînent dans des pays connus de lui seul.

Il obtient un diplôme de technologiste médical en 1963. Lorsque la médecine nucléaire fait son apparition, en 1965, il n'hésite pas à se joindre à l'équipe du Dr Mongeau, alors médecin chef de ce service à l'Hôtel Dieu de Sherbrooke. Il devient un des premiers techniciens diplômés dans cette discipline au Québec. Par la suite, il participe à la formation de nouveaux techniciens.

En 1983, il quitte ce métier pour se consacrer à la culture de la framboise. Encore là, il innove. Il réussit à allier le plaisir d'écrire à celui de cultiver un produit haut de gamme. Les producteurs de petits fruits de l'Estrie se souviennent de ses chroniques dans La Feuille verte. En 1985 et 1986 il participe au concours de contes de Noël de La Terre de chez nous et il y remporte le deuxième et le premier prix.

Au moment où il quittait son emploi à l'Hôtel-Dieu, son épouse faisait connaissance avec l'église de Scientologie. Elle y entraîna Jean-Paul ainsi que leurs trois enfants. À l'été 1989, les scientologues convainquirent toute la famille de quitter Sherbrooke et de joindre le personnel cadre de la secte à Toronto. Jean-Paul se soumit à cette exigence pour ne pas perdre les siens; mais après six mois au coeur même de la secte, se sentant devenir un robot sans âme, il décida de fuir et de regagner Sherbrooke.

Jean-Paul sortit brisé de cette aventure, sans le sou et sans travail. Il se mit à l'écriture pour se permettre de retrouver un peu d'équilibre. En 1990, il remporta le deuxième prix du grand concours littéraire de La Tribune, avec une nouvelle fantastique ayant pour titre Vertige.

Il rédigea alors plusieurs autres nouvelles fantastiques qui feront l'objet d'une prochaine publication. C'est aussi à ce moment que naquit dans son esprit Jhisco, la Pieuvre. Il jette sur papier l'ébauche du roman qu'il peaufinera jusqu'en 1999.

En septembre 1991, Jean-Paul retourne aux études à temps plein. Il s'inscrit au programme de rédaction communications à l'Université de Sherbrooke. Il obtient son diplôme en 1993.

A travers les tentatives répétées et infructueuses pour se trouver un emploi dans sa nouvelle discipline, il rappaille ses souvenirs de scientologue et, en octobre 1994, il publie à compte d'auteur son témoignage intitulé L 'Eglise de scientologie, facile d 'v entrer difficile d'en sortir. Il est le premier canadien à oser publier un témoignage sur son aventure dans les dédales de cette secte.

Cette publication lui vaut la Une du journal estrien La Tribune, à la suite de quoi il est invité sur plusieurs émissions de radio et de télévision, dont Droit de parole avec Anne-Marie Dusseault, Claire Lamarche et Coup de coeur, avec Marguerite Blais. Depuis 1994, il est invité à rencontrer les élèves du secondaire V, dans le cadre de l'enseignement religieux et moral, afin de parler de son expérience dans une secte.

Pendant l'hiver 1996, il collabore au journal communautaire Entrée libre et il y signe quelques articles. Il collabore également à l'édification d'un site sur les nouveaux phénomènes religieux avec Jacques Noël, agent de pastorale au Collège Mont Notre-Dame. Une partie de son livre sur la scientologie y est publiée à titre de témoignage d'ex-membres.

En mai 1999, une troupe de théâtre formée de membres de la Coalition des 50 ans pour l'emploi jouait la pièce que Jean-Paul avait écrite en collaboration avec eux. La pièce, intitulée J'ai 45 ans... pis après ? fut jouée à quatre reprises. Les critiques l'ont qualifiée de petit chef-d'oeuvre ; elle met en évidence avec beaucoup d'humanisme les difficultés des gens de 45 ans à la recherche d'emploi.

Jhisco, La Pieuvre voit enfin le jour en août 1999, publié par les Éditions C. Rousseau. Selon des lecteurs de tout âge, ce roman est un véritable clin d'oeil à la société ; jamais ils n'auraient pensé que la science-fiction puisse être aussi humaine.

En avril 1999, Jean-Paul prend charge d'un projet de recherche pour le compte du Syndicat des producteurs de bois de l'Estrie, afin de faire enquête sur les difficultés de formation et de recrutement de la main-d'oeuvre forestière.

À l'automne 2000 son deuxième livre, un recueil de nouvelles fait son apparition. Ces récits nous parlent d'un grand désir d'être.

En janvier 2001, il participe au volet « L'auteur raconte » dans le cadre d'une activité organisée par le Centre Saint-Michel qui a pour titre « Samedi d'apprendre l'ordi ». À son tour, il raconte aux enfants les « histoires de Ti-Jean » .


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Oeuvres de Jean-Paul Dubreuil

Rédaction : Jean-Paul Dubreuil
Codification :Claire Fafard


CyberScol

Info

Mise à jour le 25 janvier 2001
Claire Fafard

@CyberScol