Quatre jours de liberté 

Roman jeunesse,
Illustrateur Normand Cousineau, collection Roman +
Éditions La Courte Échelle, Montréal 1989.

Description :

Paulette part en voyage à Toronto avec sa classe. Durant quatre jours, elle et sa bande se promènent à travers la ville. Pendant qu'ils visitent le zoo, les musées, le quartier chinois et le Centre des sciences, plusieurs événements imprévus surviennent.
Malheureusement, Jacques Grandmaison, dit Coco Petitcerveau, les suit pas à pas. Coco n'est pas le premier d'intelligence, comme son surnom l'indique, mais lui seul connaît le secret de certains blagues.
Heureusement, il y a aussi le plus beau des magnifiquement beaux gars. En plus, il a l'air plus vieux qu'eux. Et Paulette le trouve bien mystérieux.
En somme, pour tout ce beau monde, ce voyage à Toronto, c'est quatre jours de liberté.

Quatrième de couverture

Extraits :

(…) Donc. Je pars demain vers de lieux inconnus, découvrir un autre monde, une autre culture, je pars vers Toronto. Pas très exotique, je sais, mais c'est mieux que d'aller à Drummondville. Remarquez, je n'ai rien contre cette ville-là, mais rien pour non plus. Et puis, je n'ai pas jamais mis le pied à Toronto.
Je suis bien allée quelques fois avec ma mère et mon père sur une plage américaine, me geler les orteils. Sauf que cette fois-ci, ce sera différent, ce sera culturel, et j'y vais sans ma mère, sans mon père, mon père personnel que je vois les fins de semaine.
Il aimerait bien que je vienne rester chez lui une semaine sur deux, mais, moi, j'aime mieux ne pas trop bouger. Et puis, comme ma mère a une autre enfant à surveiller, Laurette que j'adore, elle me laisse tranquille. Alors que mon père n'arrête jamais de vouloir "communiquer" avec moi. Je déteste le mot communiquer.
Je vais à Toronto avec ma classe. Un voyage de collège. En train. Quatre jours.
(p.14-15)



(…) Donc, moi, je l'ai aimé, enfin c'est un hôtel, j'aurais aimé n'importe lequel de toute façon, du moment que je suis hors de chez moi. Ce n'est pas que je n'aime pas où je vis, mais j'aime être ailleurs, sans ma mère ou mon père, car même si je ne vais chez lui que les fins de semaine, c'est pareil. J'aime être seule.
Quand je dis seule, ce n'est pas exactement le cas ici. Car on nous a mis quatre par chambre. Dans la mienne, il y a Claudine, Isabelle - Frédéric est avec les garçons, cela va de soi, c'est un voyage décole, pas un voyage de noces - puis il y a moi, bien entendu, et une dinde, Marielle, la plus dinde de toutes.
Il va falloir surveiller ce qu'on dit parce que c'est le genre porte-panier qui va rapporter tout ce qu'elle entend et le rapporter tout croche parce qu'elle ne comprend pas la moitié de ce qu'on raconte. Je déteste les porte-paniers.
(p.49)

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