TRIBU

Publié aux Éditions Triptyque, 1990.

Description:

Deuxième ouvrage signé par Joël Des Rosiers, en cette année 1990, ce dernier parcourt ici la route de toutes les histoires d’amour qui sont des histoires de réparation. Ainsi, l’ouverture des lèvres avoue le déracinement, inaugure l’assomption dans le corps redoutable de l’autre, aux pieds de qui la poésie abandonne ses armes. L’auteur, fidèle à lui-même, publie un ouvrage d’une facture indéniable où l’émotion l’en imprègne (Hélène Rioux, Le Journal d’Outremont). Tribu nous emporte dans une vague à double fond, antillaise et québécoise, dont le ressac doucereux de la poésie laisse émerger le style langagier recherché et propre à Joël Des Rosiers (Haïti en Marche, 5 au 11 déc.90) . «...En fait, Des Rosiers poursuit la figure du féminin en jouant sur divers registres d’un lyrisme sensuel» (Jean Royer, Le Devoir).

Tribu se livre en trois parties: 1. La beauté sera moderne; 2. Lieux du désastre; 3. Désir de désert, subjuguant l’âme humaine et bouleversant la syntaxe (Lisa Carducci, Haïti en Marche). Deux entrevues paraîtront dans le Haïti-Observateur (5 au 12 déc. 90) et L’Actualité Médicale (9 janv.91), soulignant la remarquable mise en candidature pour les Prix littéraires du gouverneur général de M. Des Rosiers, cet homme pour qui «...écrire est une nécessité absolue» (Yvan Fortin, L’Artisan-Repentigny, aut.90). «Car on trouve, chez Joël Des Rosiers, par delà le hiératisme poseur, une telle passion d’écrire, un tel goût pour les subtilités de la langue...» (Paul Chanel Malenfant, Voix et images, hiv.91). Les écrits de cet auteur opèrent leurs charmes même dans de difficiles conditions «...ce recueil recèle une sorte de tendresse passéiste, une forme de questionnement sur l’existence qui, proche du lyrisme..., réussit malgré tout à séduire» (Hugues Corriveau, Lettres québécoises, no 61). Non moins remarqué, l’effet bénéfique de l’oeuvre de Joël Des Rosiers: «Elle s’inscrit tout naturellement dans le jeune «courant» des écritures migrantes et métisses qui contribuent à enrichir notre littérature de manière significative et incontournable depuis une vingtaine d’années» (Robert Berrouet-Oriol et Robert Fournier, Le Nouvelliste, 12 août 91). Qui plus est, Joël Des Rosiers est considéré «...initiateur /promoteur d’une nouvelle tendance /approche /école littéraire...plusieurs cultures...» (Gérard Etienne, Colloque-Création et réalité d’expression française à Fordham Univ., mars 92).

«PARIS / L’AMANTE INDIGÈNE

l’ombre de l’étrangère sur la ville
doucement se délite
me faire à l’entière absence de toi
ainsi de toute éclipse

par ton masque indigène
qui protège de l’énigme du même
la nuit promulgue l’averse
sur nos replis nos peaux»
p. 13

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Oeuvres de Joël Des Rosiers