THÉORIES CARAÏBES

Publié aux Éditions Triptyque, 1996.

Description:

Science du poème. Joël Des Rosiers part sur les traces des écrivains qui participent au processus périlleux et interminable de la décolonisation culturelle (Dany Laferrière, Neil Bissoondath, Edwidge Danticat). L’originalité de sa pensée est de traiter conjointement le thème de l’espace et de la langue de sorte que le lieu «perdu» devient caractéristique d’une esthétique plutôt que signe d’une domination. L’essayiste «...propose à travers un voyage littéraire, une intelligence de la rencontre des cultures francophones d’Amérique» (Isabelle Champagne, Bibliothèque mun., Repentigny, déc. 96). L’auteur s’exprime d’un ton allégeant l’âpreté trop souvent accordée aux essais: «...les idées sont ici portées par une langue explosive, féroce et jouissive» (Robert Saletti, Le Devoir, 7 déc. 96).
<< (...) Des Rosiers analyse dans cette autobiographie littéraire , le corpus des écrivains de la migration caraïbe. >> (Lettres québécoises, numéro 86, été 1997). Ce quatrième ouvrage contribue à l’oeuvre de M. Joël Des Rosiers et le fait reconnaître internationalement. Il fut le récipiendaire du prix 1997 de la société des écrivains canadiens ( section Montréal ), catégorie des essais pour cet ouvrage.

«J’appelle théories caraïbes les groupes d’hommes en larmes, nègres marron affolés d’amour qui, d’une rive à l’autre, jettent leur langue nationale dans l’eau salée, dans la bouche ouverte, sans fond, de l’abysse. «Voilà notre patrie», disent-ils, dans le patois des colonies. Parole d’eau salée, étrangère à la langue et comme incantatoire, qui ne cesse de la rendre plus profonde, à mi-chemin de l’origine et du monde. Et le poète ajouta: «Le drapeau va au paysage immonde et notre patois étouffe le tambour».
p. XVI

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Oeuvres de Joël Des Rosiers