Elle dira elle-même: "J'ai toujours voulu briser les mythes. Je parle de ménopause parce que c'est un phénomène humain qui nous tombe dessus et qui nous dérange. Et je veux que les gens qui l'ont subie en rient maintenant."
Extrait du monologue et de la chanson sur la ménopause:
"J'ai mené une enquête personnelle très poussée auprès de trois femmes que je connais, dont une de quatre-vingt-sept ans, à qui j'ai demandé comment elle avait vécu sa ménopause:"Sans hormone et sans problème. C'est une période naturelle, occupez-vous pas de ça, on passe au travers comme si de rien n'était. C'est normal..." p. 259
Je vis, je vis,
Je vis ma ménopause (bis)
C'est naturel, c'est normal
Et ça fait pas mal
Je vois , je vois
Je vois l'av'nir en rose
Et j'attends l'os, et j'attends l'os
J'attends l'ostéoporose
p. 260
Dans ce tome 2, on retrouve J'haï ça écrire qui avait déjà été publié en 1986 et préfacé par son ami Luc Plamondon qui mentionne: "Ce que j'admire
en toi, Clémence (en dehors de ton écriture, bien sûr!) c'est la façon dont tu as su organiser ta vie pour en profiter au maximum, c'est cette détermination
que tu as de ne pas laisser ton métier te dévorer le reste de ton temps. Tu n'es pas quelqu'un qui passe ses journées à s'angoisser, de peur de n'avoir
plus rien à dire. Tu commences par vivre, et ensuite tu sais que tu en tireras toujours quelque chose. Et si tu n'as rien à dire, tu pourras toujours
nous faire un dessin....
Tu as été la première à écrire dans un langage québécois parlé, structuré de façon cohérente et transposé sur un plan poétique. Tu as surtout écrit des monologues et des chansons, mais ton oeuvre, avec sa galerie de personnages bien à nous, est à mettre sur le même pied que l'oeuvre de nos meilleurs
romanciers et dramaturges, de Germaine Guèvremont à Michel Tremblay."
p. 125
Veux-tu j'vas t'le dire,
Oui tu peux m'le dire,
J'haï ça écrire.
M'asseoir pour écrire,
C'est un vrai martyre,
J'haï ça écrire.
p.155
La vieillesse et la mort, deux thèmes que nous retrouvons dans l'oeuvre de Clémence: elle en parle pour mieux les apprivoiser.
DEUX VIEILLES
L'été, quand il fait beau soleil,
Je vois souvent passer deux vieilles,
Qui marchent en se tenant le bras,
Elles s'arrêtent à tous les dix pas,
Quand j'entends leur éclat de rire,
J'ai un peu moins peur de vieillir.
p. 137

Retour à la notice biographique
Oeuvres de Clémence DesRochers