"Demain, j'irai au chalet. J'ai acheté des fleurs pour semer. Depuis que tu as mis fin à notre...enfin je ne sais pas quel mot employer. De toute façon, je m'occupe, je me garroche dans toutes sortes d'activités. Il faut tuer l'amour, il faut oublier. J'ai rencontré des gens aimables aujourd'hui Chez Eaton, la femme qui m'a vendu un tapis pour le chalet, et l'homme qui l'a porté dans l'auto. J'ai eu tout ce que je désirais, grâce à ces gens, une table, des chaises, le tapis. Demain nous déménagerons au chalet à huit heures. J'ai loué un camion. Je suis la femme active, tu vois et je charrie la pensée de toi avec moi." p. 66
"Toi qui venais jouer aux cartes avec elle. Maman est retounée à l'hôpital. Je n'ai plus le goût de te raconter. Je te fais mes adieux littéraires, cher ami. Huit mois maintenant. Je suis passée par tous les états d'âme, par toi, pour toi, malgré toi, grâce à toi, à cause de toi, etc. Quand on n'a plus rien à dire , on se tait. Maman est morte dimanche soir passé." p. 95
Et quelle présence!
Et plus loin:
"D'où venait donc ce besoin contemporain d'aller là, en pleine fiction, se faire voir et participer à l'action?"
"Le temps double s'est dissipé. Je suis redevenue ce que j'ai toujours été: seule".

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Oeuvres de Clémence DesRochers