LA PRISON DE VERRE
(présenté par des élèves de 6e de l'école Sainte-Marguerite de Magog)

Roman publié aux Éditions de La Courte Échelle,
Collection : Roman jeunesse, 87 p.
Montréal, 1998
Illustrations de Olivier Lasser




Descriptions :

À travers les arbres, Avril vit le long escalier menant au temple. Elle sursauta. Des branches avaient craqué. Une main se posa sur son épaule. Avril s'évanouit. À son réveil, elle se trouvait dans un endroit étrange, une grande pièce ronde qui lui rappelait les tentes des habitants du désert. - N'aie pas peur, dit une femme qui venait vers elle en lui tendant un bol de liquide fumant. Tu as pris froid.''
- Qui êtes-vous?
- Tu es en sécurité chez moi. Ne crains rien. Tu dois boire.
Avril but en fixant la femme, elle reconnaissait ses yeux.
- C'est vous sur les photos?

Quatrième de couverture


Avril était une jeune fille qui aimait beaucoup s'abandonner dans ses rêves. Pendant que ses parents étaient partis chez le professeur Maxwell, Avril décida d'aller prendre une petite marche dans les bois. Elle voulait s'abandonner une autre fois dans ses rêves.
Mais, quelques heures plus tard, elle se retrouva au fond de la forêt enchantée. Avril était très inquiète parce que c'était la première fois qu'elle était perdue et que ses parents ne le savaient pas. Elle décida de continuer en se disant qu'elle retrouverait sa maison plus loin mais, sans succès. Elle s'éloigna plus de la maison, mais Avril ne le pensait pas. Elle était plongée dans ses pensées les plus intimes.
À la tombée de la nuit, Avril se trouva un endroit pour se réfugier. Tout le monde parlait de ce mystérieux endroit. Tous disaient qu'il était hanté, que sous chaque banc se trouvait un mort. Mais Avril ne croyait pas cela, pensait que c'était des histoires de vieux et de fantômes. Elle finit par s'endormir. Pendant la nuit, une vieille dame vint chercher Avril qui dormait encore. Elle l'emmena chez elle pour la réchauffer.
Le soir même, la mère d'Avril , qui s'appelait Sara, est revenue chez elle avec son père. Ils ont découvert que leur fille n'était plus là et qu'elle était partie. Sara appela tout de suite le professeur Maxwell. Ils réunirent toutes les personnes de la ville de Roche Harbor, située dans l'état de Washington, à une grande réunion. Ils étaient tous au rendez-vous. Ils étaient tous d'accord pour partir à la recherche d'Avril.
La jeune fille, elle, était très bien chez la dame mais elle avait hâte que ses parents viennent la chercher parce qu'elle avait un petit peu peur de la femme. Avril n'arrêtait pas de lui poser des questions et la vieille dame ne répondait jamais. Elle disait toujours qu'Avril devait dormir, qu'elle avait besoin de sommeil.
À la fin du récit, les parents d'Avril l'ont retrouvée et ils étaient tous contents de se retrouver ensemble.

Stéphanie B.11 ans, école Sainte-Marguerite de Magog

Extrait :

Chapitre 1
Pour une orchidée sauvage

Le soleil glissa derrière la montagne, laissant sur son passage une grande tache orangée. Avril frissonna. Plongée dans l'ombre, la forêt de Roche Harbor dans l'État de Washington, retrouvait sa fraîcheur humide. Il était temps de rentrer. Elle cassa un long brin d'herbe et ficela les tiges des fleurs sauvages qu'elle avait cueillies. Puis elle retourna vers l'endroit où elle avait posé sa bouteille d'eau. Elle fouilla tous les recoins de sa cachette: pas de bouteille. Pourtant, c'était bien là qu'elle l'avait laissée! La place était facile à reconnaître: un gros cèdre, un petit érable et, entre les deux, un arbre mort. Avril examina les alentours et vit, un peu plus loin, un autre emplacement très semblable. Et encore un autre. Soudain, elle n'était plus sûre de rien. Ils semblaient tous affreusement pareils! Elle abandonna ses recherches et partit vers le sentier. Il devait se trouver à cinq minutes de marche, pas davantage. Quinze minutes plus tard, elle ne l'avait toujours pas atteint. Alors son cœur se mit à enfler, et sa gorge à rétrécir. Elle était perdue. Ses parents visitaient leur ami le professeur Maxwell, ils ne remarqueraient pas son absence avant plusieurs heures. L'après-midi, ils avaient prévu de sillonner l'archipel des San Juan à la recherche des orques et le soir, d'aller au restaurant. Avril n'avait pas eu envie de les accompagner. La veille, ils avaient navigué toute la journée sans apercevoir le moindre petit bout d'aileron. Aujourd'hui, elle voulait lire. Se balader dans les environs, flâner. Ne rien faire, en somme…
- D'accord, avaient concédé ses parents après une longue, très longue discussion. Si tu nous promets d'être sage!
Avril avait promis d'un haussement d'épaules. Elle avait onze ans, elle n'était plus une enfant! À présent, elle se sentait si petite. Si minuscule dans cette imposante forêt!
-Pas de panique! s'entendit-elle murmurer entre deux claquements de dents. Elle remonta le col de sa veste, beaucoup trop légère pour la saison.

Pages 11-13

Critique :

J'ai bien aimé ce livre mais il n'était pas de mon style. Je le trouve romantique. Je le conseille donc aux gens qui aiment le romantisme.

Jonathan B. 12 ans, école Sainte-Marguerite de Magog

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Oeuvres de Marie-Danielle Croteau