| Dans la même foulée que Le Chant du coq, le premier tome des Filles de Caleb, Le Cri de l'oie blanche fait pénétrer le lecteur dans le quotidien des décennies vingt et trente. Ceux et celles qui ont connu Émilie Bordeleau la retrouveront dans le deuxième tome, chevauchant la quarantaine et abordant la cinquantaine assez difficilement. Elle gardera toujours la même attitude face à la vie et à ses pièges... tout en changeant un peu, pour trouver une tranquillité que certains qualifieront de sagesse, voire de démission. C'est à sa fille, Blanche, que s'intéresse Arlette Cousture, l'auteur. D'abord confinée à l'ombre de sa mère jusqu'à ce qu'elle quitte sa Mauricie en 1929, Blanche se découvrira un attrait irrésistible pour le monde médical. Incapable d'étudier en médecine, elle prendra le chemin des infirmières. Mais sans cesse troublée par la pauvreté qu'elle a connue, se remémorant les difficultés de son enfance, elle quittera le milieu hospitalier pour faire d'abord de la pratique privée. | ![]() |
Lasse de la bourgeoisie montréalaise, de ses dames patronnesses et de ses millionnaires, insultée dans l'essence même de sa profession, elle quittera la ville en trombe pour rejoindre la majeure partie de sa famille, en Abitibi. Mais c'est loin de ses frères et soeurs qu'elle vivra, enfouie dans le bois, pratiquant une médecine de brousse dans ses cent milles carrés de territoire à couvrir. Tantôt en sulky, tantôt en traîneau tiré par des chiens, elle vivra trois années en pionnière, désolée de sa solitude, réjouie par la vie qu'elle aide à donner. Mais les éléments se déchaînent et, incapablede retrouver la flamme qui l'avait animée tout au long de sa riche aventure, Blanche décide enfin d'accepter un autre défi: le mariage. Elle prendra, ironiquement, le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, où elle voisinera ses anciennes patientes.
Le Cri de l'oie blanche est écrit dans le même style que Le Chant du coq. L'auteur y met encore l'accent sur le quotidien et sur les émotions de ses personnages. À travers Émilie puis Blanche, le lecteur retrouvera ceux qu'il avait rencontrés: Berthe, Henri, Joachim Crête, Ovide et Ovila... Il fera la connaissance de Napoléon Frigon, Marie-Louise Larouche, Clovis Lauzé... et les pionniers de Villebois. Il renouera avec cetains des enfants d'Émilie et Ovila, Marie-Agne, Clément, Émilien, Paul... Il saura, enfin, si Ovila et Émilie se retrouveront... si Blanche atteindra le bonheur et la sécurité qu'elle désirait.
Quatrième de couverture
Notice biographique d'Arlette Cousture
Oeuvres d'Arlette Cousture
Références sur Arlette Cousture