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«Et le délire, le sens de ces désordres de la pensée, tels, qu'on enferme parfois celui ou celle qui «pense» de travers, qui dit des choses qui n'ont pas de sens. Ou encore, les orientations, les guides ou codes de la route : oh, ces critiques! Mise au point de la pensée - retard du rêve éveillé - folie douce des mots justes, avant le sommeil - délire (délice) parfois sur la page (ou ailleurs), là étendu, rêvant que l'ironie vagabonde et les images et les paysages et les désirs désordonnés fassent quelque chose, en quelque sorte le compte de nos repos. Pour quelle raison désirez-vous?»Critique :
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Retour à la notice biographique de Hugues Corriveau
Les Chevaux de Malaparte
Éditions Les Herbes Rouges, Montréal, 1988
Autour des gares
Prix Adrienne-Choquette
Nomination au prix Québec-Paris 1992 et Alfred-DesRochers 1991
Éditions L'Instant même, Québec, 1995 (1991)
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«Sorti de l'enfance, j'ai eu un camarade fort curieux qui n'aimait rien tant que de découvrir ce qui se cachait dans les entrailles des wagons de marchandises. Combien de fois refusa-t-il des jeux d'équipe qu'on se proposait de commencer pour supplier qu'on aille voir, tous ensemble, s'il n'y aurait pas du nouveau en provenance du bout du monde. Le jeu, entre autres, consistait à y supposer mille trésors, à prendre surtout le risque de partir inopinément, prisonniers d'un wagon.»
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La Maison rouge du bord de mer
Éditions XYZ, coll. «Romanichels», Montréal, 1992
«Yachar la voit étendue, endormie juste au bord de la plage. Elle a douze ans et elle est nue. Yachar aime Ismïa au point que son trouble se voit à travers le pantalon de toile blanche et sous la grande blouse amarante qu'il porte depuis l'aube. Elle est assoupie, toute donnée à sa beauté d'enfance. Yachar découvre que son ventre palpite, que quelque chose de nouveau y agit. Il perçoit la sueur lourde de la nuit qui descend le long de son cou, l'esprit embrumé par des rêves insolites, encore fragile au bord de refaire le jour à sa mesure, au bord de dire oui à l'aube, au recommencement blanc du matin. Il se tourne vers la brillance exaltée du soleil, regarde le jaune ombreux, le ciel imprenable, et hume la mer. Il parvient à se réinventer, à se plonger au creux du réel qui recommence.»
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L'Enfance
Éditions Le Noroît, Montréal et Éditions Phi, Luxembourg, coll. «Résonance», 1994.
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Courants dangereux
Éditions L'Instant même, Québec, 1994.
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«Elle fixe cette femme qui de tout son ventre est enceinte, pleine de son enfant à naître. L'innocence de sa marche est une provocation. Elle s'approche et cherche. Elle examine la rondeur, éprouve de loin les coups marqués, les violences calmes du foetus. Et elle va le lui dire. Elle s'avance et prononce doucement : «Ne sortez pas. Ils vont vous voler votre ventre. Allons, ne sortez pas... ne sortez plus... ne sortez plus... ne sortez...»
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Attention, tu dors debout
Éditions L'Instant même, Québec, 1996
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«Ils décidèrent d'être amoureux fous l'un de l'autre. Ils s'aimèrent. Voilà, ils mirent leurs lèvres les unes contre les autres. C'était bien peu de chose contre l'ouragan de peur qui les terrorisait. Le mal, sous les bruits de la guerre, disparut, sauta comme une mine de plomb, un linceul d'ouate sur la mousse des fougères.»
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Oeuvres de Hugues Corriveau