Éditions de Mortagne, Boucherville, 1987
Description :
Marcelyne Claudais nous revient avec un autre titre accroche-coeur: "Des cerisiers en fleurs, c'est si joli!" L'Histoire se situe cette fois, dans un beau village du Québec, autour d'un théàtre d'été, où se rencontrent des personnages remplis de tendresse à la recherche du bonheur. Comme elle le dit si bien elle-même: c'est un livre pour collectionneurs de gens heureux.
Et comme gens heureux qui ont une belle histoire à nous raconter, on découvre tout d'abord les "deux petits vieux" amoureux et adorables, qui possèdent la paix et la sérénité du coeur et font tout pour en faire profiter les autres: ce cher Honoré et sa toute petite épouse, l'exquise Marie-Laure. (...) Viennent se joindre à ces personnages colorés, d'autre gens aux caractères bien définis par l'auteure, que l'on peut aisément imaginer et voir évoluer en pensée. Mathilde, notre narratrice nous entraine dans son beau jardin ou au printemps refleurissent les cerisiers. Et c'est si joli! Après les peines et les inquiétudes, les orages et le vent qui font si mal, la saison du renouveau fait faire des folies et comme le dit si bien Marie-Laure: ça fait tellement de bien au coeur de radoter un peu...
Rita Gagnon, Guide de l'Est, 31janvier 1989
Extrait :
(... ) Les cerisiers sont lourds de bourgeons; ils offriront très bientôt leurs fleurs écloses et le jardin s'embellira pour quelques jours... seulement pour quelques jours!
Marie-Laure goûte pleinement tous ces bonheurs éphémères qui lui rappellent que sa vie n'est qu'un passage. Née sous le signe du Verseau, au début du siècle, la vieille dame a vécu deux guerres, la crise, le "baby boom" et le virage technologique avec l'émerveillement du moment, sans peur aucune pour l'avenir, toujours prête à croire à l'étincelle d'espoir qui ravivera la flamme. Elle remercie Dieu chaque matin, pour les instants de joie qui lui sont accordés et profite de chacun d'eux, comme d'un cadeau d'une valeur infinie.
Mine de rien, Honoré la surveille de loin, prêt à s'élancer au premier appel. Il respecte ce besoin de solitude que sa femme éprouve quelquefois, et se retire à l'écart pour laisser à Marie-Laure l'occasion de se retrouver en tête-à-tête avec elle-même. (p.79)