Née à Shangai en 1961, Ying Chen y poursuit ses études
universitaires jusqu'à l'obtention de sa licence en lettres
françaises. Outre le dialecte de sa région et le mandarin, elle
a appris le russe, l'italien, l'anglais et le français. En 1989,
elle vient étudier au département de langue française de
l'Université McGill. Aujourd'hui, elle habite Magog, elle est mère de deux enfants.
Puis pour tromper la nostalgie de sa Chine
natale, elle se met à l'écriture jusqu'à y consacrer douze
heures par jour. Lorsqu'elle commence ses journées, elle se
laisse bercer par la musicalité des textes de Marcel Proust
qu'elle lit à haute voix. Son premier roman La mémoire de
l'eau relate l'histoire de la Chine contemporaine à travers
les yeux de femmes de plusieurs générations. Son second Lettres
chinoises a pour sujet la correspondance d'un jeune
immigrant à sa fiancée restée en Chine, et témoigne du choc
des cultures, du déracinement et de l'impossibilité de l'amour.
Son roman L'ingratitude
lui vaut le prix Québec-Paris décerné en février 1996 ainsi que le prix des lectrices de la revue Elle-Québec. Son tout dernier roman Immobile est à saveur d'un conte de fées. Le temps est le principal sujet de ce roman et il porte sur la mémoire.
Selon Élizabeth Benoit du journal La Presse : << Cette romancière est une ensorceleuse. >>