APERÇUS DE LA CRITIQUE SUR L'OEUVRE DE GAETAN BRULOTTE
L'Imaginaire et l'écriture: Ghelderode
(Thèse, Québec, U. Laval, 1972)
«Une véritable réussite critique. Ce livre est bien d'un écrivain, la description y est toujours inventive, surprenante, et l'intelligence ne s'y sépare pas, scripturalement, d'un bonheur. Analyses si réussies, si visiblement justes, telles qu'on aurait constamment voulu les avoir soi-même écrites.»
Jean-Pierre Richard, Université de Paris VIII, 1975.
«Étude fort sérieuse et qui se fonde sur des bases solides. Analyse subtile et tout en nuances. Une logique implacable. (...) Brulotte possède et maîtrise sa langue maternelle avec une rare dextérité. (...) C'est une thèse fascinante à lire.»
Monique Benoît, Université Laval, 1972.
«Excellente thèse. (...) Je trouve le travail de M. Brulotte vraiment très au-dessus de la moyenne. Analyse développée avec rigueur et un bon sens de l'organisation. (...) L'ouvrage fait preuve d'une très solide information et d'une recherche patiente et attentive.»
Denis St-Jacques, Université Laval, 1972.
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Le Colloque de Tanger
(Ouvrage collectif sur William Burroughs, Paris, 1976)
«Le Colloque de Tanger ne sacrifie pas, comme on pourrait le croire, à la mode actuelle des parlotes, séminaires, colloques dont nous sommes assommés. C'est le triomphe du lieu de l'écriture.»
Bruno LeDref, Paris, Le Magazine littéraire 123 (1977): 63.
"Dit des choses graves, donc capitales (...) Ce livre nous apprend que les casseurs de notre esclavage ne sont pas derrière, mais parmi nous."
Les Nouvelles littéraires 2964 (1976): 6.
"Connaître le monde de "Tanger", c'est toucher à la racine de ce qui, idéologiquement parlant, mit en branle le mouvement hippie, l'esthétique pop, l'expression totale du happening, la littérature et le cinéma underground."
Jérôme Deshusses, Genève, Construire 38 (17 sept. 1975): 12.
"Une fête autour de William Burroughs."
André Laude, Le Monde (3 oct. 1975): 19.
"L'un des écrivains parmi les plus grands de notre contemporanéité, Burroughs, a commencé enfin à devenir un texte vivant, un texte à lire, à faire travailler, à croiser avec ce qui en chacun de nous veut savoir."
Catherine Francblin, Paris, Art Press 21 (1975): 24.
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Aspects du texte érotique
(Thèse, Paris, EHSS, 1978)
"Votre livre impose une lecture et une saveur globales. (...) J'admire sincèrement en bloc. Il y a l'élégance de votre écriture. Il y a un goût et une inventivité du signifiant. Il y a une intelligence de la conception. Il y a un respect de l'objet livre justement, un sens de l'objet livre qui est bien fantasmé. (...) Toutes vos lectures sont racées. (...) L'organisation de votre travail, c'est une organisation à la fois rationnelle et subtile. (...) Ce qui est très bien, très original et très réussi, c'est le dosage de la liberté et de la rigueur. (...) C'est très beau."
Roland Barthes, École des Hautes Études en Sciences Sociales, 1978.
"J'ai été impressionnée par deux qualités de votre travail: les capacités d'écriture, l'élégance de l'écriture, la souplesse de l'écriture (...). Et un autre aspect extrêmement important et propre à votre façon de travailler, c'est votre sens du système, votre sens du catalogue (...) Vous êtes un grand classificateur."
Julia Kristeva, Université de Paris VII, 1978.
"J'ai été sensible à la perfection et à la clôture de ce travail qui permet une jouissance vraie. (...) C'est un merveilleux appareil panoptique ou plutôt polyoptique.(...) C'est une écriture de vertige. Et le vertigineux, je pense que c'était effectivement une des manières possibles, et peut-être une des manières nécessaires, voire la seule possible, de parler d'un discours ou d'un ensemble de textes qui joue perpétuellement de même avec le vertige. Et ce vertigineux, vous ne l'avez pas maîtrisé, parce qu'à ce moment-là vous l'auriez tué et c'eût été dommage, vous ne l'avez pas non plus subi, sinon votre discours tournerait à l'illisibilité, mais vous l'avez géré avec une habileté dont je vous remercie et dont je vous complimente."
Jean Bellemin-Noël, Université de Paris VIII, 1978.
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Écrivains de la Mauricie.
Dictionnaire biobibliographique, critique et
anthologique
(dictionnaire sous la direction de G. Brulotte. Trois-Rivières, 1981)
"Il s'agit d'un ouvrage original, de conception nouvelle, qui donne, pour chaque auteur, en plus des renseignements courants que donne ce genre de dictionnaire, des aperçus de la critique, un choix de citations marquantes tirées de l'oeuvre, et un texte, la plupart du temps, inédit."
André Gaudreault, Trois-Rivières, Le Nouvelliste (1er juin 1981): 15.
"L'entreprise est audacieuse et les responsables du projet ont manifestement produit là un ouvrage pratique, bien pensé et bien conçu. (...) Fruit d'un travail d'envergure. (...) Un dictionnaire qui comble une lacune."
Marie-Andrée Hamel, Le Livre d'ici (9 sept. 1981): 2
"L'enseignant pourra y trouver un instrument pédagogique précieux."
Gérald Gaudet, Le Nouvelliste (20 juin 1981): 26.
"On y apprend des détails biographiques, bibliographiques et surtout, ce me semble très important, on y prend contact avec des extraits d'oeuvres et des inédits des auteurs, ce qui donne à un dictionnaire un aspect actuel, une prise directe sur la créativité et ses manifestations. (...) Ces "écrivains de la Mauricie" sont donc à lire dans leurs contrastes, leurs paroles."
Claude Beausoleil, Montréal, Le Devoir (8 août 1981): 13.
"Le livre est original dans sa conception. Outre une autoprésentation et une biographie, on y retrouve une bibliographie assez exhaustive (des articles, spectacles, expositions, émissions de radio,...), un relevé des principales critiques et une partie anthologique composée des phrases marquantes choisies dans l'oeuvre et de quelques textes nouveaux, le plus souvent inédits. Tous les renseignements viennent prolonger les fictions et les situer dans un ensemble mobile, ce qui fait du "dictionnaire" autant un document pédagogique appréciable qu'un livre ouvert à tous les bonheurs d'une lecture amoureuse."
Gérald Gaudet, Montréal, Lettres québécoises 23 (1981): 87.
"Ouvrage de très grande qualité (...) Voilà un regroupement de forces intéressant non seulement pour la Mauricie, mais pour tout le Québec, et voilà bien un dictionnaire intéressant à parcourir."
Yves Beauchesnes, Montréal, L'Ecrilu 1.3 (nov. 1981): 5
"C'est un instrument de travail particulièrement intéressant et précieux qu'il serait souhaitable de posséder pour chacun des pays du monde francophone."
Robert Cornevin, Paris, Culture française 3-4 (1982 & 1983): 217.
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Dix contes et nouvelles fantastiques
(Recueil collectif, Montréal, 1983)
"M. Brulotte nous y présente ses Messagers de l'ascenseur, une histoire assez effrayante par sa teneur psychologique, tirée du cahier de bord d'un intellectuel. Ce fait divers d'une tranche de vie d'un locataire de maison de rapport nous met face à une note écrite par les locataires du 5e. Comme dans un roman policier, nous suivons l'auteur dans sa peur, sa curiosité et sa course effrénée pour savoir... Bel exemple de ce qu'une phobie alimentée par la curiosité peut entraîner de recherche, quand cette curiosité se loge à l'arrière-plan du connu. Qui sont ces gens? Pourquoi ont-ils écrit cette note et quel événement fêtent-ils? L'auteur nous captive de la première à la dernière ligne, et comme dans un film, nous le suivons et y croyons, sans être déçus par sa conclusion surprenante."
Doris Hamel, Trois-Rivières, Le Nouvelliste (5 nov. 1983): 24 A
"M. Brulotte a choisi d'éviter d'aller vers les monstres, les vampires ou autres personnages connus du monde fantastique. Les Messagers de l'ascenseur rejoint un monde imaginaire abstrait."
Doris Hamel, Trois-Rivières, Le Nouvelliste, 19 nov. 1983.
"On nous donne l'impression que quelqu'un a marché sur des oeufs, mais c'est à une éclosion de contes et nouvelles fantastiques que nous assistons. A lire sans faute, cet éventail de fantasmes et de cauchemars."
Le Livre d'ici, déc. 1983
"Les nouvelles de Gaétan Brulotte et de Michel Bélil appartiennent à ce que l'on pourrait appeler une variété du fantastique urbain.(...) Le texte de Gaétan Brulotte est plus troublant. Il dramatise les conséquences d'une distorsion de la perception. Le narrateur, homme de science, note un message dans l'ascenseur de son building: des locataires s'excusent à l'avance du bruit qu'ils feront ce soir-là. Plutôt que d'oublier ce fait banal, l'homme se prépare mentalement à cet événement qui ne le concerne nullement. Pour lui, la chose annoncée doit arriver. Le message, par la seule grâce de son signifiant, doit devenir réalité. Or, il ne se produit rien, du moins pour lui, mais ces quelques mots sans effets ont complètement perturbé cet homme. Gaétan Brulotte pousse jusque dans ses conséquences les plus absurdes le principe de l'influence de la réalité sur l'imagination. En lisant cette histoire, on songe à la célèbre émission où Orson Welles, diffusant à New York des extraits de La Guerre des mondes de H.G. Wells et laissant croire à de nombreux auditeurs que les Martiens envahissaient la Terre, provoqua une certaine panique dans la ville."
Michel Lord, Lettres québécoises 33 (1984): 48.
"Les plus intéressants (des Dix contes et nouvelles fantastiques) sont les textes inquiétants: ceux où, à la fois, l'on se reconnaît et l'on s'égare. (...) Quant à Gaétan Brulotte, un immeuble à appartements (on en connaît!) lui suffit pour soulever quelques alarmantes questions sur des bruits que font des locataires absents et qui dérangent les voisins."
François Hébert, Montréal, Le Devoir, 19 nov, 83.
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Plages
(Recueil collectif de nouvelles, Montréal, Québec/Amérique, 1986)
"De tous les lauréats du Prix Robert-Cliche, Gaétan Brulotte est sans doute celui qui aura le mieux accompli ses promesses d'hier, le seul finalement qui aura donné à son écriture la dimension d'une oeuvre littéraire avec tout ce que cela comporte à la fois de maîtrise de la langue, de rigueur et de risque dans les enjeux de sa démarche. Aussi ne faut-il pas s'étonner si le texte qu'il nous propose [...] apparaît comme la pièce de résistance de Plages."
Guy Cloutier, Le Soleil (17 janvier 1987): F-10.
"Par son habile construction, Plagiaire justifie à elle seule la lecture de Plages."
Claire Côté, Nuit Blanche, mai-juin 1987.
"Chez Brulotte, les niveaux de conscience des personnages de Plagiaire articulent leurs rapports au réel. Ils voient leur existence se dérouler hors d'eux et en eux. L'écriture fidèle et détaillée d'un journal -la correspondance passionnée et idéalisante, qui masque et révèle la dualité de la représentation du monde- constitue non seulement un effet de miroir de la vision intérieure des personnages, mais contribue essentiellement à établir une relation presque silencieuse avec l'extérieur, avec "les autres."
Chantal Gamache, Le Devoir, 4 avril 1987.
"Gaétan Brulotte s'y donne à coeur joie, construisant un scénario dans le scénario... Le style est alerte, incisif, dynamique. Tous les genres se bousculent pour entrer dans l'histoire [...]. Il nous en met plein la vue."
Micheline LaFrance, La Vie en rose, mars 1987.
"Ce recueil débute par la passionnante nouvelle de Gaétan Brulotte intitulée Plagiaire. Il s'agit du journal de bord d'un photographe en reportage au bord de la mer. Par l'intermédiaire de son appareil photographique, il nous fait découvrir une série de tranches de la vie de tous les jours, telle qu'elle se déroule sur cette plage tropicale. L'oeil nu -regard à distance- observe l'intimité des êtres. Grâce aux objectifs, c'est un regard macroscopique ou microscopique qui en vient à voir les choses sous plusieurs autres angles. Peu à peu ceci conduit le plagiaire à déformer le v(éc)u: il introduit dans ces vies un imaginaire (drames et désirs) et l'incorpore progressivement dans des lettres passionnantes expédiées à sa compagne, comédienne qui attend la fin d'un tournage pour le rejoindre. La multiplicité du regard de Brulotte est soulignée par une écriture d'une grande justesse. Des descriptions précises et simples (dans le sens camusien du terme) alternent avec des envolées lyriques surtout dans la correspondance [...]. Ainsi la phrase a souvent la force déferlante des vagues et le pétillant de l'écume."
Claude Fouillade, Bulletin de la Société des Professeurs
français en Amérique, New York, 1987.
L'EMPRISE, roman.
A. Extraits de la critique:
"... roman fascinant, oeuvre d'un romancier au fort talent. L'auteur, à son coup d'envoi, s'affirme comme un des écrivains importants de sa génération."
Louis-Guy Lemieux, Québec, Le Soleil, 12-05-79
"... un grand roman.
Georges-Hébert Germain, "Au fil des arts",
Radio-Canada, 26-05-79
"... une brillante entrée dans le monde littéraire (...) par la grande porte."
René Lord, Trois-Rivières,
Le Nouvelliste, 28-04-79
"... fait sensation...".
Jean Prasteau,Paris, Le Figaro, 07-05-79
"... du langage, (Brulotte) fait ce qu'il veut, avec cette distance qui lui évite à la fois la banalité et les naïvetés. (...) Tout cela est l'affaire d'un vrai écrivain."
Réginald Martel, Montréal, La Presse, 05-05-79
"Il y a là un romancier qui sait fort bien écrire et mener une histoire."
Paul-André Bourque, Book-Club, Radio FM,
Radio-Canada, 28-05-79
"Ce premier roman d'un nouvel écrivain se classe parmi les cinq ou six meilleurs romans de la production littéraire cette année."
Paul-André Bourque,"L'heure de pointe",
Télévision de Radio-Canada, 24-05-79
"Voilà l'"emprise" que décrit Gaétan Brulotte avec beaucoup de talent. Son roman est bien structuré et agréablement écrit. L'auteur a de bonnes lectures. Il faudra suivre son cheminement."
Aurélien Boivin, Québec français 35, octobre 79, p.10
"... excellente construction (...) oeuvre fort originale."
Claire Roy, Trois-Rivières, Le Nouvelliste, l6-07-79
"Ce roman est effectivement un livre dont la trame étrange et des mieux construites n'est pas sans nous éblouir."
Lise Delagrave, Bulletin du Cercle Gabriel-Marcel,
Trois-Rivières, septembre 79
"Si on dit qu'une oeuvre d'intellectuel, c'est une oeuvre réservée à une élite ou à des spécialistes comme des professeurs, des universitaires ou à des lecteurs habitués, L'Emprise n'est pas une oeuvre d'intellectuel, c'est un livre accessible et aussi très riche parce qu'autant le spécialiste que l'homme moyen peuvent y entrer, y trouver leur plaisir et des résonnances intimes."
Gérald Gaudet, professeur et critique,
entretien d'une heure avec M. Julien
autour de L'Emprise pour la radio CFCQ-MF,
Trois-Rivières, diffusé le 24-11-79
"L'Emprise: recommandation sans réserve".
Jean Sarrazin à la radio, Montréal-Express, Radio-Canada,
mai 79 et à la télévision, Première page, Radio-Canada, août 79
"Savamment écrit."
Madeleine Ouellette-Michalska, Montréal,
Châtelaine, septembre 79
"Vous exprimez la douleur parolière et sa joie aussi."
Marc Gariépy, "Lettre publique à G. B., auteur de L'Emprise",
Montréal, Krach 7, p.81
"Avec L'Emprise, Gaétan Brulotte se révèle un remarquable sourcier des profondeurs de l'âme humaine. (...). Il livre des observations essentielles sur les dynamismes, les obsessions, les régressions d'un double personnage. (...). Ce roman reste unique pour tenter de cerner les lois et les prolongements de tout narcissisme."
Dr Marcel Nadeau, "L'EMPRISE ou L'ENVERS D'UNE PSYCHIATRIE", Bulletin du Cercle Gabriel-Marcel, Trois-Rivières, novembre 79
"Un bon livre (...) fascinant, bien structuré, mené rondement, qui se lit tout d'un trait. (...) C'est à lire."
Télé Radio-Monde, Montréal, juin 79
"Un premier roman qui est bien plus qu'une promesse: une réussite."
Pierre L'Hérault, Livres et auteurs québécois 1979
(revue critique de l'année littéraire),
Québec, Presses de l'Université Laval, p. 36
"De ces deux livres, L'Emprise et Le Double suspect, on a pu dire avec enthousiasme qu'il s'agissait non seulement de réussites louables (...) mais aussi de romans qui comptaient chacun en leur année parmi les meilleurs de la production québécoise."
Gilles Pellerin, Lettres québécoises,
39, Automne 1985, p. 28.
B. REACTIONS DE LECTEURS
"Quelle belle folie! et tragique. Cette écriture, fidèle à la fois à la réalité et à l'imaginaire et qui vient respirer au plus intime de nous, m'a fasciné. (...) Le plaisir du signifiant, on le goûte dans ce livre."
Gatien Lapointe, poète et critique, Trois-Rivières, juin 79
"... excellent roman... sujet délicat (traité) avec une discrétion très suggestive, beaucoup mieux qu'avec la palette épaisse d'un certain réalisme. (...) Tout est dans le style. Et que c'est intéressant de lire un roman bien écrit'"
Jean Panneton, président de la Société
des Ecrivains de la Mauricie, mai 79
"... un livre plein de qualités (...). L'Emprise est, je crois, un livre de malaise ou le livre d'un malaise. Il le dit tout entier."
Philippe Mikriammos, auteur et traducteur, Paris, juillet 79
"J'ai lu L'Emprise avec un grand intérêt. D'abord c'est bien écrit. Une phrase élégante, aisée qui ne dérape jamais. (...). Ce n'est pas un roman comme les autres (...). Témoigne d'une observation peu commune. Bravo!"
Odoric Bouffard, Trois-Rivières, Le Nouvelliste, 24-10-79
"... le lecteur se trouve agréablement surpris, fasciné, emporté, gagné par les mots, la netteté et la force de l'écriture."
Luce Lymburner, Trois-Rivières, Le Nouvelliste, 11-09-79
"J'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de votre roman. Vous écrivez bien et l'histoire de ce double m'a personnellement beaucoup intéressé. Je vous félicite donc de ce premier livre."
Adrien Thério, directeur Lettres québécoises,
Montréal, 13-08-79
"Un roman fort."
Robert Cornevin, président Association
des Ecrivains de langue française, Paris, 10-08-79
"C'est bien écrit, bien construit, intelligent."
Pierre Chatillon, écrivain, professeur de littérature,
Université du Québec à Trois-Rivières, septembre 79
"Poème déployé de son théorème (...). Ce livre n'a pas de prix puisqu'il les a tous!"
Pierre Ouellette, professeur de psychanalyse
à l'Université du Québec à Montréal, septembre 79
"J'ai lu L'Emprise avec une très grande fascination..."
Judith Cowan, traductrice, professeur de littérature anglaise,
Université du Québec à Trois-Rivieres.
"Bravo et merci pour votre clarté d'écriture, une "fraîcheur" qui m'a enthousiasmé. Votre début de livre offre une prise directe à notre attention: dès les premières lignes, c'est le lecteur que vous mettez - justement sous l'emprise. Vos personnages ont un côté type qui ne laisse pas votre roman dans l'abstrait: il me semble reconnaître UNTEL ou un voisin. (...)."
Patrick Deret,Antibes, France, 17-09-79
"Ouvrir une page de Gaétan Brulotte, c'est éprouver toute l'épaisseur charnelle d'une écriture. (...). Dans L'Emprise, nous assistons à une rêverie de la pulsation et à une pulsation de la rêverie, le texte s'éprouvant comme corps."
Gérald Gaudet, critique littéraire
et professeur de littérature, Cegep de Trois-Rivières
"Je veux vous féliciter pour L'Emprise, roman que j'ai beaucoup aimé et qui mérite sûrement la distinction qu'il a reçue."
Andrée Paradis, Directrice,
revue Vie des Arts, Montréal
"Beau roman qui fait penser à Blanchot."
Georges Leroux, directeur du Département de philosophie
de l'Université du Québec à Montréal, août 79
"Roman incontestablement bien écrit et original."
Gérard Bessette, romancier, critique,
professeur de littérature, Kingston, Cannada, décembre 79
"Encore un "BRAVO" pour L'Emprise, à ajouter au chapelet de félicitations que vous avez dû recevoir."
Antoine Naaman, professeur de littérature,
critique littéraire, Université de Sherbrooke, octobre 79
"J'ai lu L'Emprise d'une seule traite et avec beaucoup de délectation. Il y a là une grande pureté d'écriture, une franchise de style qui sont faites pour plaire."
Gérard-Georges Lemaire, éditeur et critique, Paris, janvier 80
"Le roman est écrit en une langue particulièrement soignée et l'auteur fait preuve d'un don exceptionnel pour l'image éloquente."
Claude Daignault, directeur,
Institut québécois du cinéma, Montréal, mai 80
LE SURVEILLANT, NOUVELLES
A. EXTRAITS DE LA CRITIQUE
Gaétan Brulotte aime faire l'expérience de la nouveauté, de l'originalité et, dans le fond, de l'étrangeté. Comme les surréalistes, il trouve de l'insolite dans le quotidien le plus élémentaire. Il aime surprendre ses mystères, sa démesure et sa déviance [...] Derrière tout cela, il y a également un corps à corps rassurant/inquiétant avec l'interdit. Et chaque fois une fête du regard. Chaque fois une incursion dans les parties les plus obscures, mais aussi les plus riches de l'âme humaine. Et sûrement toute la densité charnelle d'une écriture exceptionnelle. "
Gérald Gaudet, Trois-rivières, L'échange, mai 1981.
"C'est un problème important que Gaétan Brulotte pose dans ce livre. [...] Gaétan Brulotte a réussi sur un mode humoristique l'un des grands contes philosophiques de notre époque, propre à nous faire réfléchir sur le sens de la vie, sur le travail."
Jean Sarrazin, La vie quotidienne, Radio Canada, le 8 décembre 1982.
"...un recueil de dix nouvelles d'une rare qualité. [...] une parfaite maîtrise du genre de la nouvelle. [...] Thématique universelle inspirée de petits faits quotidiens, mais non anodins; sens aigu de l'ironie qui feint de ne pas prendre partie pour ou contre mais s'installe au centre même du discours; habileté dans la construction du texte; intelligence de l'écriture d'une limpidité suspecte, tout fait de ce recueil de nouvelles une grande réussite. [...] LE SURVEILLANT est un livre à la fois drôle et grave, chargé de références et d'échos modernes, qui nous dévoile avec sobriété, à peine un frémissement, l'envers dramatique du monde contemporain. A lire pour gagner du temps."
Noël Audet, Le Devoir, Montréal, 18 Décembre 1982, 23
"Gaétan Brulotte est très habile et son habileté est à l'image de son écriture qui est très belle, qui est travaillée, qui est minutieuse. [...] C'est peut-être le thème de la liberté qui pourrait réunir les dix nouvelles du Surveillant. [...] J'ai l'impression qu'on ne peut pas trouver dans la littérature québécoise une filiation aux nouvelles de Gaétan Brulotte."
Michelle Roy, CKRL FM, Québec, le 26 janvier 1983
"Gaétan Brulotte m'a jamais considéré ni sa vie ni son métier à la légère. [...] Il a toujours choisi les chemins les plus difficiles, les plus exigeants."
Pierrette Roy, La Tribune,
Sherbrooke (Québec), le 15 janvier 1983, B-3
"Un livre drôle et grave à la fois [...] une maîtrise exceptionnelle."
André Gaudreault, Le Nouvelliste,
Trois-Rivières (Québec), le 5 février 1983, 14-A
"L'auteur du Surveillant est sorti de l'univers collectif québécois et s'est mis à la recherche d'une expérience universelle. Il incarne à merveille le nouvel état d'esprit québécois: s'ouvrir sur le monde."
Cheryl Demharter, The French Review (Etats-Unis)
"Je suis l'homme du désert" clame le peintre des espaces difficiles et des expériences arides, l'écrivain des états excessifs de l'écorce terrestre et de l'âme humaine. Cet homme du désert, c'est Gaétan Brulotte. [son] Surveillant est lui aussi un homme du désert."
Régis Tremblay, Le Soleil, Québec, le 29 janvier 1983, D-3
"La force tranquille de l'absurde. [...] On y reconnait [dans le Surveillant] la manière de l'auteur: une bonne maîtrise de ses moyens d'expression et l'adéquation optimale de l'écriture et du propos. [...] [M. Brulotte] est parvenu à donner à ses dix nouvelles, pourtant bien différentes, une unité d'inspiration qui chasse cette impression de morceaux choisis que laissent souvent les recueils de nouvelles. [...] Des nouvelles d'une belle qualité."
Réginald Martel, La Presse, Montréal, le 12 février 1983, D-3
"Une dizaine de nouvelles au charme un peu traître. Gaétan Brulotte est un ironiste. [...] Les appâts de ces petits pièges littéraires sont nombreux: de la finesse, une certaine drôlerie, une langue très correcte et même élégante, un texte cohérent, très lisible [...]. Mine de rien, poliment, Gaétan Brulotte procède à des démystifications en règle et fait éclater l'absurdité des situations et l'inconscience des individus."
Gilles Cossette, Lettres québécoises, 29, Printemps 1983.
"Bien écrit; une lucidité souvent amère"
Paul Mancel, Le Devoir, Montréal, le 4 décembre 1982.
"Une feuille de route impressionnante. Des marginaux qui ressemblent à tout le monde [...] On se retrouve dans des nouvelles comme le Surveillant, le Balayeur, l'Exalté. [...] Dans le Surveillant, on reconnait le style de l'auteur, son écriture recherchée, précise, originale, sa minutie à développer ses personnages..."
Louis-Marie Lapointe, Progrès-Dimanche,
Chicoutimi (Québec), le 26 décembre 1982.
"L'écriture est belle, élégante, sensuelle. En quelques mots les personnages prennent de la densité, se font réels. Ils sont à la fois vains et tragiques, ridicules et passionnés."
Christiane Laforge, Le Quotidien de Chicoutimi (Québec),
le 24 décembre 1982, 13
"Il n'y a pas de fioritures [...] Vous allez rire un bon coup, pas toujours mais souvent. Et ça se lit bien."
Jean Malo, "Tout sur tout", CHLT TV,
Sherbrooke (Québec), le 13 janvier 1983.
Recommandation sans réserve par Louise Fort, Télé-Service, Radio-Québec TV, le 10 janvier 1983.
"Gaétan Brulotte est un romancier qui laissera une trace durable dans notre littérature. Il pratique l'économie de mots quand le gaspillage est à la mode. Pas de scories ni de complaisance comme en accumulent parfois des débutants ou même des écrivains de métier. On préfère le raccourci à l'étalement bavard, la discrétion et la pudeur à la provocation. [...] à mesure que l'on progresse dans la lecture de ce livre, se dessine une sorte de libération par l'écriture et la poésie. [...] Cela se termine en beauté et en douceur. C'est aussi cela l'art de la nouvelle. Laisser un souvenir qui puisse à son tour se transformer en rêve. Construire un monde en peu de mots et le regarder vibrer, se transformer pendant quelques minutes, pendant quelques pages."
Madeleine Ouellette-Michalska Livres et auteurs québécois 1982
"Il n'y a pas que des personnages, il y a bien sûr des situations. On est en pleine littérature d'action. [...] Ce sont d'authentiques nouvelles. On n'a vraiment pas l'impression de lire de courts romans. Il y a cette condensation, et là j'insiste vraiment sur le mot, cette condensation qui fait d'une nouvelle en quinze pages une situation totale, un cosmos qui semblerait complet. [...] L'écriture de Gaétan Brulotte est minutieuse, [...] capable d'étalement sériel.[...] Ce ne sont pas les prochains livres de Gaétan Brulotte qu'il faut lire, c'est celui-là. "
Gilles Pellerin, Book Club, Radio Canada FM,
le 24 janvier 1983
"Le recueil de Brulotte est écrit dans une langue impeccable qui épouse souvent la situation décrite: phrases courtes, saccadées, style concis. Cette rare économie de moyens n'est-elle pas la qualité d'un bon écrivain? Brulotte a du talent. On attend la suite de son oeuvre bien amorcée avec le prix Robert-Cliche, car il a des choses à dire et sait bien les dire."
Aurélien Boivin, Québec francais, mars 1983, 3
"Ce recueil de nouvelles vaut sûrement la peine d'être lu. Il nous fait réfléchir, nous séduit, nous émeut et, cela, dans un style admirable. [...] Gaétan Brulotte est assurément un bon écrivain. Vraiment bon.[...] Il y a des talents qui ne trompent jamais."
Claude Wintgens, Image de la Mauricie 7.6, mars 1983, 29
"Je n'avais pas lu l'Emprise. J'ai donc le plaisir, un peu tardif, de saluer aujourd'hui un écrivain, un vrai, qui sait écrire et qui sait raconter, qui se promène avec une aisance remarquable dans toutes les espèces d'absurde qui composent notre monde. [...] On rit parfois en lisant Gaétan Brulotte. Ce n'est jamais d'un rire franc. Car les situations, même les plus fantaisistes, dans lesquelles il plonge ses personnages ressemblent par trop de traits à celles que nous vivons tous les jours pour que nous n'en éprouvions pas quelque malaise. Les choses pourraient vraiment se passer comme il les raconte. "
Gilles Marcotte, L'Actualité, avril 1983, 118.
"Il n'est pas facile de donner à un recueil de nouvelles un caractère d'homogénéité aussi bien au niveau de l'écriture qu'à celui du propos. Avec le Surveillant, Gaétan Brulotte y est parvenu. [...] Toutes ces figures, toutes ces situations parlent définitivement de la perte et du manque, bref, du désir. Ce que Brulotte semble mettre en jeu, par une sorte d'exacerbation de la loi et de ses corollaires, relève des préoccupations de la modernité. Tout cela se fait en douce, avec une économie de moyens qui rappelle Beckett et Kafka."
Marcel Labine, Spirale, Montréal, mars 1983, 3
"Certaines des nouvelles du recueil de Brulotte sont peut-être à compter parmi les meilleurs textes publiés au Québec en 1982, simples, sobres, pourvus d'une sorte d'intelligence de l'émotion originale et riche."
René Lapierre, Liberté, Montréal, avril 1983, 81-82.
"Une écriture différente raffinée, imagée, un tant soit peu fantastique et à la mise bien soignée. [...] Le tout sous le couvert de l'humour [...] un humour à la fois subtil et irrévérencieux. Une langue française habilement menée. [...] Un très beau petit livre."
Normand Desjardins, Nos livres, mars 1983, 15
"L 'écriture de l'auteur est sobre et sert bien l'absurde, l'angoisse et la solitude qu'incarnent les personnages. Jamais la lecture n'est ennuyante car l'auteur sait aller chercher l'insolite qui se cache Derrière les platitudes du quotidien."
Raymond Martin, Moebius 17, Printemps 1983, 92
"Un bon recueil de nouvelles. Petites proses courtes, doucement ironiques, cruellement vraies. Toujours eu peu en deça ou au delà de l'événement. [...] Les univers évoqués composent une sorte de kaléidoscope du monde contemporain. "
Réjean Beaudoin, Liberté, Montréal.
"Dix textes d'une remarquable concision. Dix courtes incursions dans un quotidien qui devient vite nôtre grâce à la précision et à la sobriété d'une écriture très efficace. "
Paul-André Bourque, Au masculin, août 1983, 31
"G. Brulotte est un redoutable observateur de toutes les formes d'aliénation, subtiles ou grossières. Ses nouvelles sont de courtes mais troublantes incursions au pays de l'absurde [...] G. Brulotte a su trouver le ton laconique ou ironique qui convient bien a ses récits. L'écriture est soignée, précise, parfaitement maîtrisée."
André Berthiaume, Livres et auteurs québécois
Presses de l'Université Laval, Québec, 1982, 36-37.
"Il y a le rythme, c'est écrit pour l'oreille. Il y a les couleurs, c'est écrit pour les yeux. Il y a l'observation incisive et l'humour inquiétant, c'est écrit pour l'esprit."
Raymonde L. Leclerc, L'hebdo de Trois-Rivières,
5 mars 1985, 3
"Although the collection ends on a note of hope, we must not underestimate the warning contained in the collection's title. Le Surveillant enfolds not only the obvious noun phrase but also a disquieting participial construction whose object is imprecise, and whose subject is absent. [...] The threat of the possibility of extinguishing the human desire for freedom, decency, and meaning is always with us; it must be countered by perpetual vigilance."
Ruth M. Mésavage. "Conceptual Rhetoric and Poetic Language in Le Surveillant by Gaétan Brulotte", Quebec Studies (A Publication of the American Council for Quebec Studies, Hanover, New Hampshire, USA), 3(1985): 201
"...belongs to the literature of the absurd, depicts a universal truth: hurnans engage in senseless activity most of the time and try to make it appear purposeful by finding justification in bending human will and intelligence to the omniscience of an order, for no other reason than it has been given." "Sparkling passages (...) together with nunerous penetrating insights, keep the reader's interest throughout. "
Thomas Brown, Québec Studies, Hanover, New Hampshire (USA), 3, 1985, p. 221-222.
"...parmi les meilleurs recueils parus depuis le début des années 80."
Jean-Francois Chassay, Spirale, mars 1986, 13.
"Gaétan Brulotte est sans nul doute l'un des meilleurs jeunes auteurs signalés par un prix" (...) Confrontés à l'insensé de l'Ordre, les personnages s'y investissent si intensément, avec une logique et une absurdité si absolues qu'ils finissent malgré eux par contourner la Loi ou du moins, à en bloquer les rouages. (...) C'est cette coïncidence de la très brève interrogation et d'une fatale abolition de l'être qui fait tout le pouvoir de ces textes. L'utilisation de la nouvelle permet à Brulotte de nous faire participer à une insoutenable légèreté plutôt qu'à une surenchère de profondeur.
Francine Bordeleau, Nuit Blanche 23, mai-juin 1986, 33
B. RÉACTIONS DE LECTEURS
"Il faut être un être profondément humain pour écrire ce genre de texte. Et votre langue écrite est très belle. [...] Dans vos textes, selon moi, il y a tout ça, il y a de la danse, il y a de la chorégraphie, il y a du côté acteur évidemment, du théâtre, c'est cinéma aussi, c'est télévision, c'est radiophonique. Chose assez rare! Après trente et un an de métier professionnel, je peux le dire maintenant: c'est très rare! Et ça c'est depuis la première fois que j'ai fait de vos textes."
Julien Bessette, comédien, Radio-Canada, mars 1981.
Grimoire, nov. 81, p. 20-21.
"Il y a un ton, du style et beaucoup d'intelligence et de sensibilité. La première nouvelle, surtout, est remarquable. Inoubliable."
François Hébert, directeur littéraire,
Éditions Quinze, mai 1982.
"Incontestablement, vos personnages prendraient facilement vie sur scène: ils ont, à travers leur humour désespéré, un poids de vécu et de senti qui les rendent attachants sinon pathétiques."
Gérard Poirier, comédien et metteur en scène,
le 16 octobre 1980.
"Les pages de l'Exalté sont si fortes et si prenantes. [...] Le rythme est là, et le poids, et l'ouverture. C'est le langage lui-même qui transgresse alors la loi courante et crée sa propre liberté."
Gatien Lapointe, poète. Lettre à l'auteur du 18 janvier 83.
"Cinq de ces contes m'ont frappé par ce qu'ils disent symboliquement de notre existence quotidienne, de la nullité de la vie: le Surveillant, Atelier 96, Figurez-vous, Cage ouverte, les Cadenas. J'ai souvent évoqué Kafka en lisant ces contes-là. L'humour est délicieux dans l'Indication. Deux autres sont presque des poèmes en prose: la Voix secrète et l'Exalté"
Wallace Fowlie, critique américain, sept. 1984
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CE QUI NOUS TIENT
(Nouvelles. Montréal, Leméac, 1988)
"Des nouvelles qui se tiennent [...]. Il se dégage de ce recueil une
étonnante unité. Cela tient peut-être au soin méticuleux avec lequel l'écrivain choisit ses nouvelles, tout autant qu'à la structure du recueil.[...] Ce qui nous tient autant pour sa construction que pour chacune de ses nouvelles est donc à lire absolument."
Alain Lessard, Nuit Blanche 33 (1988): 4
"Ce dernier recueil témoigne de ce souci de la qualité. Les nouvelles y sont regroupées selon trois mouvements: la résistance, l'insistance, la persistance. Les réactions de défense contre les pressions de notre environnement, ou d'entêtement, ou plus encore d'obstination que vivent les différents personnages sont racontées dans une langue d'une rare qualité et dans un style des plus vivants."
Diane Dontigny, Contact (printemps/été 1988): 42
"Élément nouveau dans un recueil de nouvelles, deux "narrateurs", Archibald et Ploc, présentent chacune d'elles aux lecteurs, donnent un résumé pour aider le lecteur à lire plus vite et comprendre rapidement le contenu d'une histoire."
Serge Drouin, Le Journal de Québec (23 avr. 1988): 2A.
"Les personnages des nouvelles que M. Gaétan Brulotte a joliment intitulées Ce qui nous tient sont des funambules et des victimes. Leur imagination les emporte et la vie les détruit, cette vie qui, inlassablement, se construit autour d'eux, contre eux. Insaisissable, aussi, cette vie! Le livre est conçu comme une fausse sonate, dont les trois mouvements seraient marqués: ostinato. C'est le principe de la continuité, de la répétition dans une sorte de vide qui pourrait n'avoir jamais de fin. Ajoutez-y la voix du ventriloque, autre thème récurrent du rêve. Un autre parle en vous. Vous êtes la voix de quelqu'un. Vous n'êtes que cela. La vie se déroule en-dehors de vous.[...] Les nouvelles de M. Gaétan Brulotte sèment la peur, non parce qu'elles racontent des choses horribles, mais par leur ingéniosité naturelle d'imagination. Ces tragédies peuvent arriver.[...] Les personnages de Ce qui nous tient ont-ils un âge? Chose certaine, ils ne sont pas jeunes, professeurs chevronnés, employés, braves bourgeois, victimes-nées précisément parce que le temps les a laminées. Ils meurent ou disparaissent. Avant d'être hommes ou femmes, ils sont infirmière auxiliaire, savant, conférencier, herméneute, coltineur, définis par l'action, prêts à bondir dans l'immensité du bizarre. [..] Quoi qu'on fasse on est cerné. La vie réelle nous poursuit comme cette harpie qui vole son appartement à son voisin. Le rêve est-il fiction ou est-ce la vie qui devient rêve? Ce qui nous tient amène le lecteur à se répéter toutes ces questions[...]. La portée humaine de Ce qui nous tient, avec ses prolongements dans les possibilités du rêve, m'a intéressé."
Jean Ethier-Blais, Le Devoir (28 mai 1988): D-8.
"Tout cela réuni conduit à des nouvelles, tantôt amusantes, tantôt étranges, mais où la routine n'a jamais sa place. La phrase soignée de Gaétan Brulotte ajoute aussi au plaisir de la lecture."
Anne-Marie Voisard, Le Soleil (23 avr. 1988): E-3
"Ce qui nous tient, brillante suite au Surveillant, tant par la qualité intrinsèque de chacun des récits que par les rapports que ce recueil entretient avec les publications précédentes de l'auteur. [...] L'incongruité et l'illogisme des comportements de certains personnages, qui avaient atteint un sommet avec quelques nouvelles du Surveillant, se manifestent encore ici avec autant de force. [...] Brulotte vient donc d'offrir un recueil égal à son talent et qui invite à la relecture de son oeuvre."
Claude Grégoire, Montréal, XYZ 17 (1989): 78-79.
"Gaétan Brulotte dépasse les limites qui définiraient les genres traditionnels. [...] Il s'agit donc d'un mélange savant de fiction, d'herméneutique et d'autobiographie, le tout avec une bonne dose d'ironie brulottienne. Comme dans son oeuvre antérieure, l'écrivain se distingue par l'élégance de son style, par un perfectionnisme du vocabulaire, qui se voit partout dans des jeux de mots et dans une prédilection pour des termes riches et rares. Qu'elles s'ancrent dans un certain quotidien, qu'elles frôlent le fantastique kafkaesque et inquiétant, qu'elles montrent les paroxysmes de la passion, ou encore qu'elles offrent la beauté simple mais féerique d'un conte pour enfants, ces nouvelles révèlent des personnages dont la plupart sont des démunis ou des marginaux face à un monde insolite, parfois ennemi, souvent d'une drôlerie extravagante. [...] Ces personnages participent aux jeux de hasard qu'est la vie, de telle sorte que, son intérêt constamment en éveil, le lecteur risque à tout moment de s'y reconnaître."
Stephen Smith, Bulletin de la Société des Professeurs
français et francophones d'Amérique [New York] (1988): 96-297.
"De la résistance à la persistance, nous découvrons une progression dans l'obstination, motif central du recueil. Les quatre premières nouvelles exposent le refus -légitimé par une juste cause- de se soumettre à des réglementations ou des situations oppressives ou absurdes. Mais l'insistance confine à la bêtise, à l'entêtement qui conduit à des dénouements pitoyables. Par contre, la persistance pousse les personnages à s'accomplir en se dépassant eux-mêmes. Brulotte passe au gril de l'absurde une brochette d'anti-héros dérisoires et exemplaires, singuliers et familiers. [..] A travers leurs bizarreries, mesquineries, maladresses, faiblesses, absurdités, nous nous cherchons et reconnaissons en eux. [...] Il s'agit donc d'un texte important et par sa qualité intrinsèque, et parce qu'il marque une volonté de l'auteur de créer une oeuvre une, dans laquelle chaque ouvrage fait partie d'une vaste composition."
Gérard Montbertrand, Revue francophone de Louisiane, 1990
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L'UNIVERS DE JEAN PAUL LEMIEUX
Essai
Avant-propos d'Anne Hébert
"L'auteur y a consacré, ce n'est pas rien, huit ans de sa vie. Le profane y voit l'ouvrage d'un fin connaisseur."
Anne-Marie Voisard, Le Soleil, 1er sept. 1996.
"En mettant en relation des personnages et des décors, des situations, des motifs, des formes, des mouvements, en étudiant la cadrage des personnages, en réfléchissant sur la représentation de l'espace et de la durée, Gaëtan Brulotte parvient à dégager de l'oeuvre de Lemieux les scènes constitutives d'une grande épopée subjective, les scènes d'un récit intime, personnel et familial perdu; il réussit, ce faisant, à nous convaincre de la profonde intériorité de ces tableaux..."
Robert Saletti, Le Devoir, 7 sept. 1996, D-8.
"C'est une étude sérieuse, captivante, sensible et accessible. Pour parfaire vos connaissances et pénétrer d'une manière nouvelle dans le monde la peinture."
Serge Bureau, Le Quai des livres, Radio-Canada, 27 sept. 1996.
"Ce que Brulotte a fait, qui est assez intéressant, moi ça m'a fasciné, c'est qu'il a fait une lecture des toiles de Lemieux."
Victor-Lévy beaulieu, "Sous la couverture",
Télévision de la Société Radio-Canada,
le 20 oct. 1996. Rediff. TV5 International, le 26 oct. 1996.