INSPIRATIONS


· Connaître un nouvel auteur
· Apprendre comment un auteur de roman trouve ses idées
· Développer le goût de la lecture
· Découvrir notre façon de trouver nos idées
· Apprendre à travailler sur ordinateur



· Préparation à la visite de l'auteur
· Visite de l'auteur
· Mme Bouchard à l'école
· Commentaires sur la visite de Marjolaine Bouchard
· Hypothèses et comparaisons
· Réflexion sur nos inspirations personnelles
· Conclusion



Lecture du livre La marquise de poussière

Pour préparer la venue de Marjolaine Bouchard, j'ai lu aux élèves une partie du livre La marquise de poussière. Par la suite, nous avons tenté d'imaginer ce qui a pu inspirer Mme Bouchard pour écrire ce livre. Pour nous aider dans notre réflexion, nous nous sommes amusés à dessiner nos hypothèses.





Certains élèves croient que Mme Bouchard s'inspire de ses rêves.






D'autres s'imaginent qu'elle a trouvé ses idées en lisant des livres, en écoutant des films ou tout simplement à partir d'une pensée géniale.






Peut-être a-t-elle puisé ses idées en regardant vivre ses enfants?





Des événements importants dans sa vie ont sûrement contribué à alimenter ses histoires.





Des événements comme sa fête par exemple…







Un souper en famille …






Ou tout simplement dans sa vie de tous les jours.









Pourquoi pas en observant la poussière ?




Que d'hypothèses, nous avions fait. Certaines s'avérèrent vraies et d'autres erronées, cependant nous étions fiers de nos découvertes.


Lors de la visite de Mme Bouchard à l'école, nous lui avons demandé d'expliquer ce qui l'a inspirée pour écrire son roman La marquise de poussière. Elle nous a raconté dans les moindres détails tous les faits qui l'ont amenée à écrire ce roman si intéressant. Nous lui avons montré nos jolis dessins, nous pouvions ainsi comparer nos hypothèses et ses idées ; parfois c'était semblable et souvent très différent. Elle nous a appris qu'elle avait écrit d'autres romans. Elle nous a résumé ses romans et nous a fait part de ses inspirations pour chacun.
Grâce à ses explications, nous avons compris qu'il est important de puiser nos informations dans notre vécu plutôt que dans les films ou les livres parce que nous risquons de copier les idées des autres. Ce ne serait pas très original.



Mme Bouchard nous a laissé un résumé des volumes et quelques anecdotes comme référence.

Nous avons terminé la lecture du livre La marquise de poussière et nous avons formulé des hypothèses en tenant compte de ce qu'elle nous avait raconté lors de sa visite et ensuite nous les avons comparées avec les éléments d'inspiration de son document.

Comme les autres livres semblaient trop difficiles pour des élèves de troisième année, nous nous sommes contentés de lire les résumés.


LA MARQUISE DE POUSSIÈRE

NOS HYPOTHÈSES

· Je crois qu'elle s'est inspirée de son entourage.

· Elle a observé la poussière.

· Elle s'est inspirée de ses enfants.

· Je pense qu'elle a pris ses idées dans un rêve.

· Elle a beaucoup d'imagination.

· Elle a observé les poupées de ses enfants.

· Elle s'est inspirée de son vécu.

· Elle a pris ses idées dans un rêve.


LES ANECDOTES DE MME BOUCHARD

LA MARQUISE DE POUSSIÈRE

Deux événements m'ont amenée à l'écriture de ce roman. D'abord, l'observation d'une fillette de mon entourage, plus distraite que maladroite, qui brisait tout ce qu'elle touchait. Pour ne pas être grondée et pour cultiver la paix, elle usait d'astuces pour cacher ses méfaits. Fabriquant des excuses et des faux-fuyants pour se disculper, elle finissait elle-même à croire à ses mensonges, s'y prenant comme dans une toile d'araignée.

L'autre phénomène est arrivé une nuit de Noël, alors que j'expliquais à mes enfants qu'un événement magique survenait toujours pendant cette nuit. Je leur ai raconté que si on observait sans sourciller l'Enfant Jésus de la crèche à l'église, il nous faisait un clin d'œil après un certain temps. Or, mon fils a parié le contraire en misant un dollar. Après la messe, il a voulu me donner l'argent en me disant qu'il avait dû cesser de regarder le personnage car il craignait voir sa dette augmenter à chaque clin d'œil. Il avait perdu sa gageure...

Dans le récit La marquise de poussière, j'ai voulu recréer ces croyances magiques, ces perceptions enfantines et merveilleuses d'un univers où règne le mystère et la superstition.

Quelques autres exemples :


ENTRE L'ARBRE ET LE ROC

NOS HYPOTHÈSES

LES ÉLÉMENTS D'INSPIRATION DE MME BOUCHARD

ENTRE L'ARBRE ET LE ROC

Au printemps 1994, pour stimuler l'imagination de mes enfants, je leur avais fait croire qu'une fée habitait la montagne derrière notre maison. Je leur avais promis qu'elle leur apparaîtrait le soir de la pleine lune de mai. Dans le but d'honorer cette promesse, j'avais fabriqué une fée artificielle, mais d'apparence peu convaincante. Cette poupée fétiche était attachée à un moulinet de pêche grâce auquel je pourrais la faire s'élever à travers les arbres. J'espérais que la pénombre du soir estomperait la supercherie. Le soir de la pleine lune, installés sur un affleurement rocheux à flanc de montagne, les enfants attendaient en chantant des formules magiques pour qu'enfin apparaisse la fée. Soudain, une étrange créature est venue voler au-dessus de nos têtes. J'y ai reconnu tout de suite une chauve-souris, mais les enfants, émerveillés, y ont vu leur fée.

Alors m'est venu l'idée d'écrire un conte qui redorerait la réputation des chauves-souris, les fées de nos forêts boréales.


LE PERSONNAGE DE CIRCÉE (LA TRILOGIE DES CHIMÈRES)

À la naissance de ma petite dernière, j'invitais les deux plus vieux à profiter du contact avec cette petite sœur « Ne vous gênez pas pour la prendre, la cajoler, la bercer. Un bébé, ça grandit tellement vite ! » Malgré mes invitations, le grand frère et la grande sœur s'approchaient du bébé, sans la toucher. Un jour, je demande à la plus vieille «Pourquoi t'empêches-tu de la prendre ? » Elle me répond: « On l'aime, mais on n'ose la toucher à cause d'une drôle de tache rouge sang qu'elle a dans le dos. On ne sait pas si c'est contagieux ou dangereux... Pourquoi elle a ça, notre petite sœur? » Je leur ai demandé, à son frère et à elle, de s'asseoir et leur ai raconté l'histoire surprenante que voici.

Après l'accouchement, à l'hôpital, le médecin et l'infirmière, avec un visage inquiet, m'ont ramené le bébé enveloppé dans une couverture chaude. Sans rien me dire, ils se sont retirés pour me laisser seule avec mon poupon. Comme toute bonne mère, j'étais anxieuse : mon nouveau-né avait-il tous ses morceaux? Alors, j'entreprends un examen général pour constater que l'enfant avait non seulement tous ses morceaux, mais qu'elle en avait un en trop: elle avait, dans le dos, une espèce d'aile membraneuse, encore toute humide, chiffonnée. Mes pensées s'emballent alors dans ma tête : je vois déjà tous les problèmes que cette erreur de la nature entraînera, les journalistes à la maison, les problèmes à l'école, etc. Refusant de vivre dans ce tumulte, j'ai pris l'initiative de sectionner l'attache de l'aile avec un petit scalpel. Je l'ai enveloppée dans du papier éponge et jetée à la poubelle. J'ai désinfecté minutieusement le point d'attache dans le dos, mais il est resté une cicatrice. Voilà, leur dis-je, l'origine de cette tache étrange.

Mon fils, les yeux ronds, s'exclame : « Notre petite sœur est donc une demi-fée. » Et même après lui avoir avoué que cette histoire était fausse, que Florence avait tout simplement une tache de naissance (un angiome) qui disparaîtrait avec le temps, le conte avait opéré dans son esprit : sa petite sœur, bien que souvent petit diable, est restée pour lui sa demi-fée.
Voilà d'où viennent les deux taches dans le dos de Circée. Dans Entre l'arbre et le roc, Thomas, son grand-père, lui racontera une histoire fantastique pour lui faire accepter cette anomalie; une histoire à laquelle Circée décide de croire.


DÉLIRE VIRTUEL ET CIRCÉE L'ENCHANTERESSE

NOS HYPOTHÈSES


MME BOUCHARD NOUS RACONTE…

DÉLIRE VIRTUEL

Un jour, j'ai perdu deux de mes enfants, par ma faute. Pendant un an, mes deux plus vieux m'ont tourmentée pour que je leur achète un appareil trop dispendieux pour mes moyens. Or, comme j'aimais mes enfants plus que tout au monde, j'ai économisé la somme nécessaire à l'achat de sorte qu'à Noël, le paquet les attendait sous l'arbre. Qu'elle ne fut pas leur surprise alors de découvrir l'objet de leur rêve ! Ils étaient si heureux, moi aussi... Malheureusement, une fois que cet appareil a été branché dans la maison, j'ai perdu ces deux enfants !

Je les appelais pour dîner, pas de réponse. J'avais beau les chercher dehors, près de la rivière, dans la montagne, dans la salle à dessin, plus personne. Depuis que le Nintendo 64 avait fait apparaître ses personnages dans le petit écran, mes enfants s'étaient enfuis avec eux dans la dimension virtuelle, oubliant que l'univers réel continuait d'exister. Les personnages de Zelda et compagnie m'avaient enlevé mes enfants...

Tous les jours, je côtoie des jeunes et observe leur évolution. Je sais que plusieurs sont passionnés de jeux vidéo. Les miens joueraient la journée entière s'il n'y avait pas de règlements limitatifs. Pour cette génération Nintendo, le monde électronique absorbe toute la vie, jusqu'à oublier les parents et à repousser les invitations aux jeux d'une petite sœur qui devient alors une engeance pour eux. Sans faire le procès des jeux vidéo, j'ai voulu créer un roman exagérant le phénomène, par un récit où les interactions avec le monde virtuel deviennent possibles, où l'une des sœurs disparaît littéralement.


L'INSPIRATION DE MME BOUCHARD

CIRCÉE L'ENCHANTERESSE

Circée l'enchanteresse est le troisième et dernier roman de la trilogie des Chimères (les romans Entre l'arbre et le roc et Délire virtuel étant les deux premiers volumes).

Pour expliquer la symbolique du dragon et de la boule de cristal dans les contes et la mythologie lors de ma tournée dans les écoles en 1999, j'apportais avec moi une statuette d'étain représentant la bête écailleuse tenant dans ses griffes trois boules de cristal. Or, à la dernière rencontre dans une polyvalente de Jonquière, un étudiant a « emprunté » la statuette à mon insu, sans jamais la rendre. Cette fascination des lecteurs pour l'objet fétiche a été l'élément déclencheur du récit, une aventure où le cristal devient source d'inspiration, d'imagination, d'intuition.

Simultanément à cet événement, plusieurs lettres postées par des lecteurs de Montréal, de Sherbrooke et de Jonquière m'incitaient à poursuivre la série car ils avaient hâte de lire la suite de Délire virtuel.

Et puis, j'ai lu, dans la revue L 'Actualité, un petit encart où on supposait des métiers d'avenir. L'un d'eux était « gardien de cochons » bichonner les porcs destinés à des besoins médicaux (greffe d'organes) pour leur assurer le calme et une vie agréable. Ce métier original m'a inspiré celui de Circée.


LE CHEVAL DU NORD

NOS HYPOTHÈSES

· Elle s'est inspirée d'une histoire vraie.

· Elle aimait parler des chevaux.

· Elle voulait raconter l'histoire d'Alexis à ses enfants.


MARJOLAINE BOUCHARD NOUS DIT…

LE CHEVAL DU NORD

Les Jeux du Québec, (finale - édition 1999) avivaient l'image d'Alexis le Trotteur à Alma au Lac-Saint-Jean. En effet, ce personnage en était la mascotte. M. Jean-Claude Larouche, des éditions JCL, m'a demandé d'écrire la biographie romancée de ce personnage légendaire sous forme de roman pour la jeunesse. Le lancement du livre Le Cheval du Nord a concordé avec l'événement des Jeux du Québec pour laisser aux jeunes athlètes une sorte de roman testamentaire. En effet, outre l'importance de l'exercice physique, la vie d'Alexis le Trotteur livre un témoignage sur la volonté de se dépasser, sur la soif de fierté et de liberté.

Les sources d'inspiration pour ce roman ont été puisées dans des témoignages récoltés par M. Jean-Claude Larouche, entre les années 1960-1964, auprès de gens qui avaient connu ou vu Alexis lors de ses exploits et visites. Des souvenirs de mon enfance à la ferme ont été aussi utiles pour recréer la vie de l'homme engagé sur les terres de la région.


Suite à ce travail, nous avons exploré nos propres moyens d'inspiration. Nous avons composé des poèmes pour apprendre à puiser nos inspirations à l'intérieur de nous à travers nos sentiments. Ce recueil de poèmes est présentement en exposition à la bibliothèque de l'école.
Maintenant, nous désirons écrire un petit livre en équipe. Nous sommes partis à la recherche d'inspiration possible. Nous avons construit un petit carnet pour les noter. Nous doutons parfois de nos sources d'inspiration et très souvent nous n'avons pas d'idées du tout.

Nous avons écrit à l'auteure pour vérifier si nos inspirations proviennent vraiment de nos observations ou bien de ce que nous avons déjà vu ou lu. Nous lui avons demandé de nous donner des moyens pour alimenter nos écrits. Nous ne savons pas toujours quoi et comment observer.
Elle s'est fait un plaisir de nous répondre et nous a fourni de précieux conseils que nous nous efforcerons de mettre en pratique.


Ce projet nous a permis de démystifier le monde imaginaire des écrivains. Souvent nous croyons qu'il est difficile d'avoir des idées originales. En étudiant les inspirations de Marjolaine Bouchard, nous avons constaté que l'originalité se retrouve souvent dans les personnes et les objets de notre entourage ainsi que dans les événements quotidiens. Il s'agit de prêter vie à ces personnages au gré de notre imagination. Nous avons appris un fait important : les sources d'inspirations sont très personnelles et sont toujours convenables en autant qu'elles ne proviennent pas des histoires que les autres on déjà écrites. Nous partons donc plus confiants et mieux outillés dans l'écriture de notre premier roman.

Classe de Céline Perron, 3e année de l'école Vanier de Chicoutimi

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Notice biographique de Marjolaine Bouchard

Codification : Claire Fafard
Page mise à jour : le 22 mai 2001
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