Les Vents de l'Aube

Publié aux Éditions VLB, 1997, 70 pages.

 

Description:

Dès les premières lueurs, un souffle s'élève à l'horizon. On ne sait trop s'il vient du ciel ou des enfers, mais toujours il annonce la couleur du temps. Puis il va, se multipliant dans la montée de la lumière jusqu'à l'éblouissement solaire qui s'étend sur la cité.

 

Les Vents de l'Aube forment une gerbe de proses poétiques où l'amour et la mort s'entrecroisent au fils de la plume.

Quatrième de couverture

La Société des Écrivains canadiens (section de Montréal) a attribué son 2e prix de poésie à ce recueil. On dit à son sujet:

Par son style et la délicatesse de ses pensées, elle sait émouvoir le lecteur qui entre dans son univers.

 

Extraits:


Voir

« Point de fuite à l'empreinte des sillons, les doigts sur le verre comme coupe de tronc, mes mains, devenues forêts, pour seul et unique horizon, la paroi de la vitre qui ploie sous ma pression. » (p. 14)


Imaginer

« Dans le ciel du Nord, au-delà des déserts, monte l'eau de feu venue des équateurs. Je relie le parcours d'une éclosion, serre intime lustrée de poussières d'or. Les vents et voix solitaires roulent les champs de l'aube à l'orée d'une culture en lierre. Et quand l'heure devient mauve, toujours l'horizon ploie. » (p. 15)




Se souvenir

« La vie se dénoue et déroule des gravures tracées par la force de l'érosion. Le fil de l'hypnose brouille la pensée acquise. L'énergie se déploie follement tel un oiseau pris de vertige. Hier, je suis allée réveiller les Morts. Les voici au sortir de leurs urnes sacrées où on les a tus. Rouge, l'Égypte d'Osiris irise sa lumière noire. L'attirance agite et des parfums étranges montent vers ceux qui damnent la vie. J'ai trouvé l'âme chez mes frères d'ombres. » (p. 33)


Être délivrée

« La vie reçoit ce dernier mot éclos après une seconde de mille ans. Ma voix se tait car l'idée du vert escalade chaque vertèbre sacrée jusqu'au bulbe rachidien, s'envole tout autour et danse avant de planer, colorée d'indigo et de jade, au-delà des neiges éternelles. Et je ris, réconciliée avec la démesure de l'existence ordinaire. » (p. 69)


Les trois photos sont de Normand Achim

 

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