Les Samourailles

Publié aux Éditions Hexagone, 1987, 210 pages.

 

Description:

Nous sommes en Occimol, en l'an 5 du Varsol. De multiples accidents nucléaires ont bouleversé les zones climatiques de la Terre. Et voilà douze ans qu'il neige.

Dany-Girl a vingt-cinq ans et chôme entre deux piges d'holocopiste. Un jour, elle rencontre Praxis Séphiroth, morning-man de fréquence modulée. À défaut de s'aimer, ils guerroient et s'affrontent dans un duel amoureux. Ils ont tous les deux l'humour samouraille et utilisent une arme subtile pour paralyser les coups de foudre. Ils se parent du bouclier de l'absurde. Mais la vie est difficile en cet an 5 et Occimol est une mégalopole où on ne fait pas de quartier. Dany-Girl souffre de plus en plus d'urbanité aiguë. On lui propose des voies de sortie. Elle en choisira une qui l'amènera ailleurs, vers l'inconnu. Séphiroth la suivra-t-il? Les samourailles ont le coeur bionique et le verbe tranchant. C'est bien connu.

Quatrième de couverture

Extraits:

Dany-girl alias Hortense Soir, holocopiste à la pige

« Hortense est née sur les hauts plateaux de la Moravie ultérieure. (...) Oui. Hortense a passé une enfance négrillarde à parcourir les sentiers battus sous les bourrasques éléventesques d'une taïga crépue. C'était une curieuse enfante qui préférait s 'empoussiérer dans l'esprit des livres plutôt qui de s'adonner aux jeux riants de la marelle. Ce qu'elle aimait par-dessus tout, c'était d'errer d'une église à l'autre. Elle y passait tous ses dimanches. Hortense écoutait les grandes orgues, les yeux fondus dans les vitraux carmélites. Ces lieux, un tant soi peu pieux, lui inspiraient une béatitude sanctifiante, insupportable au commun de ses frères et soeurs. Les églises lui étaient de véritables havresacres. Et Hortense, Soir de son nom, était la septième infante de la file, ne l'oublions pas. » (p. 16)

Praxis Séphiroth, morning-man de fréquence modulée

« Quelque part en ville, Praxis Séphiroth se félicite d'avoir encore passé une nuit sans histoire. Il n'a pas d'amoureuse: l'amour lui fait la gueule de bois. Continuellement plaqué et contre-plaqué, il fait maintenant la planche sur le lit de ses affections. Mais il y a des soirs où il broie de la sciure. » (p. 57)

Samedi soir en Occimol

« Sous une entrée de bistrot maure se meurt une faune fardée par le port de tricots loués d'occase. Ils s'habillent de noms griffus et s'échangent les paillettes. Ils amalgament le génie intuitif à l'ignare mentalité marchande. (...) Dany se lève. Pour l'instant, elle n'a que ça à faire. Elle veut tuer le temps qui passe. Elle danse au milieu de la piste parmi les autres statues mobiles, blafardée par les décibels. » (p. 52-53)

Oeuvres de France Boisvert
Retour à la notice biographique de France Boisvert
Références sur France Boisvert