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Hélène Boissé (1953-...)



Notice biographique:

Hélène Boissé est née en Estrie. Pour aller droit à l'essentiel, en 1999, elle obtenait une maîtrise en Littérature, à l'Université de Sherbrooke, mais elle dit souvent une maîtrise en «écriture», parce que «écrire, c'est lire, et / ou avoir lu», autant dans la vie que dans les livres. Ses principales activités professionnelles (et en général dans la vie) concernent vraisemblablement l'acte d'écriture: elle écrit pour honorer à travers son histoire l'histoire du monde entier. Le reste du temps, elle anime avec passion (trois sessions par année, l'automne, le printemps et l'hiver), des ateliers d'écriture dans les cafés de sa ville (Sherbrooke). De même, elle parraine des personnes pour qui «vivre, c'est aussi écrire». Des personnes qui veulent trouver et décoder leur imaginaire, celui qui leur tient à coeur et à corps, l'élever jusqu'à l'expression et jusqu'à pousser ce rejeton unique dans le vaste monde.

Jusqu'à ce jour, elle a publié quatre recueils de poésie, après s'être mérité le Premier prix de poésie Alphonse-Piché 1989, réservé à la relève en poésie québécoise, pour une suite de poèmes intitulée Octobre le lendemain, qui a été publiée dans le no 27 de la revue des Forges. Ses quatre recueils sont, dans l'ordre, Je n'écris plus (Écrits des Forges, 1990), pour lequel elle s'est mérité, au Salon du livre de Québec, une mention au prix Octave-Crémazie de la même année; Et autres infidélités (Triptyque, 1990), recueil qui a gagné, sur manuscrit, le prix Gaston-Gouin, offert par l'Association des auteures et des auteurs des Cantons de l'Est, en collaboration avec les Éditions Triptyque pour la publication, de même que, l'automne suivant (1991), le Grand Prix littéraire de la Ville de Sherbrooke. De l'étreinte (Triptyque, 1995) , est paru, recueil qui va seul son chemin. Finalement, Silence à bout portant (Triptyque, 1999) a gagné, sur manuscrit, le prix Gaston-Gouin 1999. Elle vient de publier un premier recueil de récits Tirer la langue à sa mère fictions et réalités (Triptyque, 2000), et elle prépare un cinquième recueil de poésie, des «Encres sur papier».

De manière irrégulière, elle publie des textes dans des revues de littérature québécoise (Estuaire, Arcade, Moebius).

L'écriture de Boissé dégage une lente méditation sur l'hérédité, et aussi sur la mémoire. Ces deux-là sont à la fois originelles et sans origines, intimes et collectives, mais elles ne sont, surtout, jamais définitives. «Une voix pour toutes», cela n'existe pas.

Peut-être naissons-nous déjà inscrits par d'autres mains. Cependant, pour Boissé, ce fait banal n'est pas raison pour refuser d'exister par soi-même. Tout est sans cesse à réécrire par soi, à réévaluer. Elle écrit, bien sûr, pour trouver sa propre définition du monde, mais aussi dans le but de proposer une voix différente, mouvante et changeante. Pour ajouter du sens à ce qui existe déjà, ou, du moins, pour nuancer les absolus de tout un chacun. Pour que d'autres enfin élèvent leur voix, afin qu'ils deviennent eux aussi des auteurs de «fictions et d'autres réalités».

Dans les Sentiers Poétiques de Saint-Venant-de-Paquette, une stèle est aménagée en son honneur.

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Oeuvres de Hélène Boissé
Références sur Hélène Boissé

Recherche: Hélène Boissé
Codification :
Claire Fafard


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Info

Mise à jour le 6 novembre 2000
Claire Fafard

@CyberScol