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YVES BEAUCHEMIN (1941-.......)

 

Notice biographique:

Il est né à Noranda en Abitibi. Alors qu'il est âgé de 5 ans, il déménage avec sa famille qui acccompagne son père, à l'emploi de la Canadian International Paper Company, à Clova qui est à l'époque un petit village de 30 familles. Dans son journal, publié sous le titre Du sommet d'un arbre, il mentionne: "Quand je ne jouais pas, je lisais...Ma mère m'avait inoculé le virus de la lecture L'Ile mystérieuse, Michel Strogoff, Les bijoux de la princesse, Sir Jerry et l'affreux Léonard, Les Naufragés du Sirius, je dévorais tout avec un appétit de requin, à mille milles des savanes et des forêts de sapins, des dédales de lacs et de rivières, des parties de base-ball sur la grand-rue recouverte d'un sable poudreux. C'est ce qui me permettait d'obtenir de bonnes notes pour mes compositions françaises...J'étais sourd à tout ce qui n'était pas cette voix intérieure qui faisait apparaître dans mon esprit des images si intenses et si vives que j'en oubliais l'heure des repas et du coucher..."

Après ses études primaires à Clova, c'est à Joliette qu'il poursuit ses études au séminaire. La première année il fut pensionnaire; la deuxième année, sa famille déménage à Joliette où il poursuit ses études avec son frère en tant que demi-pensionnaire. C'est à l'Université de Montréal, en 1962, qu'il poursuit ses études pour l'obtention d'une licence ès lettres. Dès son arrivée à Montréal, Beauchemin aime la ville. "La ville, ce gros livre aux pages salies et déchirées, que je n'aurai jamais fini d'apprendre, toujours en train de se modifier, hideux et admirable, rempli de contradictions comme la vie elle-même... Poésie étrange de la ville, cette antichambre de l'enfer, cette manufacture de plaisirs, le meilleur et le pire endroit qu'ait pu s'aménager l'homme sur terre, mon amour et ma passion." page 43 et 46 Du sommet d'un arbre.

Après l'obtention de sa licence ès lettres suivent quelques années d'enseignement universitaire à Québec et à Montréal, puis un travail chez H.R.W., éditeur de manuels scolaires. Il devient recherchiste à Radio-Québec en 1969. "Il n'a jamais cessé de lire: Balzac, Dickens, Flaubert, Stendhal, Colette, Joseph Conrad, Marcel Proust, Jules Romains. Il apprécie l'humour de Molière et d'Alphonse Allais. Parmi les Québécois, il cite Réjean Ducharme, Jacques Benoît et Jacques Poulin. Chez les géants russes , il a fréquenté Dostoïevski, Gogol, Tchekhov, Tolstoï...Son amour de la lecture l'a conduit vers l'écriture. Il fait son apprentissage de l'art d'écrire à travers le roman inachevé de ses 12 ans et les nouvelles inédites de son adolescence. Quelques années plus tard, le libraire Henri Tranquille, de Montréal, l'encourage à soumettre des nouvelles à la revue Sept-jours. Il y tiendra une chronique humoristique ente 1966-1969. Commence alors la grande aventure du roman". Grimoire, avril 1983, p. 8

Il s'intéresse à la musique classique, à l'humour, à la politique, à la recherche médicale et, bien sûr, à la littérature. Membre de l'Union des écrivains québécois, il fait également partie du Regroupement pour les droits politiques du Québec.

En 1974, il fait une entrée remarquée sur la scène littéraire avec la publication de l'Enfirouapé, qui lui vaut le Prix France-Québec 1975. En 1981, Le Matou apporte le succès à Yves Beauchemin. Ce roman a battu le record de tous les temps; il fut vendu à plus d'un million d'exemplaires, et il a été traduit en dix-sept langues. De plus, ce dernier fut porté à l'écran par Jean Beaudin en 1985; le film est un triomphe et obtient le prix du jury pour le film le plus populaire du festival et le grand prix du Festival International du Film-Québec 85. En 1987, on peut visionner la série télévisée "Le Matou". Avec ce roman, il reçoit le Grand prix de la Ville de Montréal, en 1981. La même année, il est le récipiendaire du Grand prix littéraire du Journal de Montréal. À Cannes, en 1982 pour son roman Le Matou, il reçoit le Prix du livre de l'été. En 1985, il est lauréat du prix du public au Salon du livre de Montréal et du Grand prix littéraire des lycéens d'Île-de-France en 1992.

En 1983, il prend une année sans solde pour préparer son troisième roman Juliette Pormerleau. Il habite alors à Longueuil une maison ancestrale qu'il a entièrement rénovée, avec sa femme et ses deux enfants. Il s'est loué un appartement pour écrire. "Pendant deux ans et demi, j'aurai eu la chance inouïe de pouvoir me consacrer jour après jour à mon livre, penché au-dessus de ma machine à écrire, la tête dans un autre monde ou renversé sur ma chaise en train de consulter, perplexe, le Petit Robert." Du sommet d'un arbre, page 132. Son roman Juliette Pomerleau lui mérite le Prix du public au salon du livre de Montréal en 1989, le Prix des arts Maximilien-Boucher en 1990, le Prix Jean-Giono 1990 ainsi que le prix des lectrices de la revue Elle 1990.

En 1996, paraît Le second violon, l'auteur dira que c'est "celui dont il se condidère le plus satisfait, indiquant au passage qu'il s'est penché pour la première fois sur les misères masculines et qu'il a créé des personnages d'adolescents crédibles justement parce qu'il a vécu l'adolescence de ses deux fils." La Tribune, 27 avril 1996. Avec ce roman, il obtient le 4e grand prix des lectrices de Elle-Québec en 1996.

Il écrit également pour les jeunes. En 1991 paraît Une histoire à faire japper qui sera suivi en 1992 par Antoine et Alfred, en 1996 Alfred sauve Antoine et en 1997 d'Alfred et la lune cassée. Dans ces romans pour les jeunes, l'auteur mentionne: "je raconte une histoire au premier degré en accordant une grande part à la fantaisie, le but étant de distraire, de créer du plaisir chez le lecteur." Échos Vedettes janvier 1997. En 1993 et en 1996 , il est finaliste pour le Prix du Gouverneur général catégorie 8-11 ans.

En septembre 1993, Yves Beauchemin faisait son entrée à l'Académie des lettres du Québec.

En 1999, l'auteur nous livre son dernier roman et non le moindre: Les Émois d'un marchand de café.

 

 

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Oeuvres de Yves Beauchemin
Références sur Yves Beauchemin

Présentation et codification: Danielle Gilbert Centre Saint-Michel, Sherbrooke,Qc


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Info

Mise à jour le 16 novembre 1999
Claire Fafard
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