DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA TOUTOUNE QUÉBÉCOISE
Publié aux Éditions Stanké, 1991.

 

 

Description:

Cet essai tente de dédramatiser les situations les plus loufoques qui touchent les toutounes et les toutounets dans une société fabriquée pour les personnes minces. On y lira des portraits de toutounes et on se moquera de ces « petits cotons secs qui gèlent à rien et de ces insatiables grouillons» qui se font mourir à grimper les montagnes et à courir sur les pistes cyclables.

 

 

Extrait:

« Attention! La toutoune est capable d'apprécier le galbe d'un mollet puissant, la musculature solide d'un biceps, l'agilité d'une bonne raquette. Sans toutefois les envier, elle les admire. Elle, qui ne monte pas un escalier sans gémir de douleur, fondra littéralement d'admiration devant les gracieuses envolées d'une Navratilova ou d'un Ben Johnson même abondamment fertilisé! Mais, les applaudissant d'un oeil, notre toutoune terminera lentement sa limonade rose sous un parasol en se disant qu'ils sont bien fous ceux qui se font suer pour être photographiés debout sur une boîte de bois avec, au cou, une vilaine médaille à l'effigie de Pierre de Coubertin ou encore de Monsieur Wimbledon! Comme s'ils avaient besoin qu'on les encourage! » (pages 58-59)

 

Critiques:

« Écrit par une spécialiste profondément éprise par son sujet (on voit que l'auteure manie l'humour fin) Défense et illustration de la toutoune québécoise cherche à redonner ses lettres de noblesse à un personnage que la culture a popularisé sous le vocable emphatique et péjoratif de grosse toutoune. » Robert Saletti, Le Devoir 16 novembre 1991.

« Défense et illustration de la toutoune québécoise est l'une des dix lectures préférées de toute ma vie. » Gilles Dallaire, La Tribune le 8 novembre 1994.

 
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